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dimanche 7 octobre 2007

Stereophonics - Handbags & Gladrags (2001)

Venant de Cwmaman, un bled paumé au fin fond du Pays de Galles, les Stereophonics sévissent depuis 1997 et rencontrent de grands succès de l'autre coté de la manche. Le groupe tire son nom de la marque du gramophone de la grand-mère du batteur, Stuart Cable. Pour les ignorants, le gramophone est l'ancêtre de la platine vinyle, crée en 1889 par l'allemand Emile Berliner. Vous voyez, le tourne-disque avec le gros cornet ? Ben, c'est ça. La chanson proposée ici est une reprise. "Handbags and gladrags", qu'on pourrait traduire par "Sacs à main et costards", fût écrite en 1967 par Mike d'Abo, le leader du groupe Manfred Mann. Bien qu'il l'aie écrite, Mike d'Abo ne l'a jamais chantée. La version la plus célèbre est sans doute celle de Rod Stewart, enregistrée en 1970 pour son album "An old raincoat won't ever let you down". Le choix de cette reprise n'est pas innocent car Kelly Jones, le chanteur du groupe, a une voix très proche de Rod Stewart. (voir même identique) Lors de ma première écoute, je me suis même demandé si l'écossais n'était pas venu en personne accompagner les gallois. La version des Stereophonics est très réussie, voir même meilleure que celle de Sir Stewart. (enfin, je trouve) Pour ceux que cela interesse, cette reprise se trouve sur le troisième disque du groupe : "Just Enough Education To Perform". La vidéo qui accompagne ce boquet est filmée en noir et blanc, avec un filtre ne laissant passer que la couleur rouge et bleue. C'est assez sympa. Je reviendrai un jour sur cette chouette formation et notamment leur premier disque culte, "Words Get Around", sortit il y a 10 ans. Un vrai petit bijou brit-pop...

Regardez Handbags & Gladrags ici (version des Stereophonics)

Regardez Handbags & Gladrags ici (version de Rod Stewart sur Mtv Unplugged)

lundi 1 octobre 2007

Aaron - U-Turn (lili) (2007)


AaRON est un projet de deux musiciens français, Simon Buret et Olivier Coursier. Leur duo est assez jeune, puisque la création d'Aaron remonte à 2004. (L'un est guitariste du groupe Mass Hystéria et l'autre comédien) Je ne vais pas tourner autour du pot longtemps, cette chanson est l'une des plus belles surprises de cette année. D'une simplicité insolente (elle tourne sur 3 accords à tout casser), "U-Turn (lili)" est mélodiquement parlant, parfaite. Un piano clair, une voix légèrement brisée, une batterie aux pinceaux et quelques petites nappes de clavier nous donne un morceau qu'on se repasserait bien encore et encore. Je dirais que c'est une sorte de mélange Coldplay-Archive à la sauce française. L'origine du nom "Aaron" vient de la bible. Aaron était le frère de Moïse. (vous savez, le monsieur barbu avec ses commandements et la mer qui s'ouvre en deux…) "U-Turn (lili)" doit son succès à deux facteurs : tout d'abord, il fût repris comme thème principal pour le film de Philippe Lioret "Je vais bien, ne t'en fais pas" avec Melanie Laurent et Kad Merad. (vous savez, le Kad de Kad & Olivier ? Ben c'est lui. Il a d'ailleurs reçu le césar du meilleur second rôle pour sa prestation) Le film raconte l'histoire d'une fille qui part à la recherche de son frère qui a quitté la foyer famillial, suite à une dispute des parents. Le réalisateur a -parait-il- tellement apprécié le boquet qu'il a même décidé de renommer son héroine "Lili". La seconde cause de ce succès, c'est internet et ses pages Myspace et Youtube qui reçurent plus de 100.000 visites des internautes en 50 jours ! Début de cette année donc, le duo sort son premier album "Artificial Animals Riding On Neverland", déjà double disque d'or. Une très belle découverte pour ceux qui ne connaissent pas.

ps : Hey Bina et Cath ! Merci pour cette merveilleuse découverte. Cette chanson est pour vous ;-)

mercredi 26 septembre 2007

Blur - Out Of Time (2003)


L'année 2003 marque un changement dans la discographie de Blur. Le groupe se voit amputé de son célèbre guitariste/compositeur à lunettes, Graham Coxon. (qui est vachement bien doué, à mon humble avis) Sachant le chanteur Damon Albarn seul maître à bord, j'ai attendu impatiemment ce disque en ce beau mois de mai 2003 pour entendre ce que notre ami anglais allait bien pouvoir pondre sans son fidèle lieutenant. Et comme prévu, le navire Blur vire de bord. "Out Of Time", premier single issu de ce disque, nous démontre clairement le nouveau son du groupe. Et bien que j'adorais l'ancien Blur, j'aime également beaucoups celui-ci. Tout d'abord, il n'y a quasi plus de guitare, mais une imposante basse qui guide le morceau. L'ambiance passe de la brit-pop délirante à une sorte d'électro plus adulte. Enregistré entre l'Angleterre et le Maroc, on y entend également des instruments traditionnels arabes : une darbouka (percussion), du violon, du kanoun (une sorte de cithare arabe) et du violoncelle. C'est tout un orchestre de Marrakech qui a accompagné le groupe sur ce boquet. Un très beau solo a lieu aux alentours de la deuxième minute. Le résultat donne une chanson très planante et hors du temps (pour emprunter son nom). Le clip vidéo, réalisé par John Hardwick (qui a réalisé plusieures vidéos du groupe et bossé avec Travis ou encore les Arctics Monkeys) nous montre la vie à bord d'un porte-avion américain. Sans que le groupe n'y fasse une seule apparition, cette vidéo est clairement opposée à la guerre et en particulier à l'invasion américaine en Irak qui avait lieu à cette époque. Blur ne sera d'ailleurs pas le seul groupe à protester contre cette invasion. Radiohead, qui sortira également une nouvelle galette la même année, intitulera son disque "Hail To The Thief" (salut au voleur) qui bien évidemment, vise le président américain, Georges W. Bush. Pour la petite info, la pochette du disque "Think Tank" présenté aujourd'hui, a étée réalisée par l'artiste anglais Banksy. C'est très moche vous dites vous ? Et bien sachez que le dessin original s'est vendu cette année pour … 75.000 livres ! (quelques 110.000 euros)

Regardez Out Of Time ici



vendredi 21 septembre 2007

Travis - Re Offender (2003)


Chanson présente sur le sombre et étrange "12 Memories", "Re-Offender" est le premier single issu de ce quatrième album des écossais. Nous sommes en 2003 et Travis revient d'une longue traversée du désert. Le groupe revient d'un album au succès retentissant, "The Invisible Band", avec son single "Sing" qui est passé en heavy-rotation sur toutes les chaines musicales. Fran Healy et ses potes se sentent dépassés par ce succès inattendu. La tournée est longue et fait sold-out à chaque étape, le disque perce chez les ricains et Travis est cité partout. Le malheur frappe un jour d'été 2002 alors que les écossais font une pause en France. Le batteur Neil Primose plonge dans une piscine peu profonde et se brise le cou. Le musicien a une commotion cérébrale grave et risque de rester paralysé. Ce tragique évenement va toucher les autres membres de la formation et par conséquent, influencer leurs compositions pour leur futur opus. Fran déclarera plus tard à la presse : "Nous ne nous attendions pas à une telle ferveur du public. Nous étions dépassés. Nous n'étions plus ce petit groupe écossais sympathique qui tournait dans les clubs. L'accident de Neil nous a fait redescendre sur terre et nous a rapproché. Si il ne s'en était pas sortit, je crois que le groupe n'existerait plus aujourd'hui." Heureusement, Neil s'en sort et met une année à se rétablir complètement. Fin 2003, "12 Memories" sort et le groupe accouche logiquement d'une musique plus adulte et plus sombre. La chanson du jour à présent : "Re-Offender" parle des violences conjuguales qui surviennent dans certains couples. Le groupe lie l'image au son puisque la vidéo nous montre un groupe de banlieue où règne une tension extrême, qui se termine la plupart du temps aux poings. Les musiciens se tirent la gueule, se mettent des marrons à chaque altercation et se voient malgré tout obligés d'honorer leurs contrats et de jouer en public. Les 4 écossais jouent leur role à merveille, sous la houlette d'Anton Corbijn, le célèbre photographe-réalisateur hollandais. (qui à d'ailleur signé le design du disque)

Regardez Re-Offender ici

jeudi 20 septembre 2007

Muse - New Born (2001)


"New Born" est le second single issu du second album de Muse : "Origin Of Symetry". Matthew Bellamy, guitariste, pianiste et chanteur de la formation anglaise, ouvre cette chanson par une belle intro au piano. Il s'ensuit alors une chanson bien lourde et bien rythmée. Musicien talentueux, Matthew n'a jamais caché sa passion pour la musique classique et en particulier pour des compositeurs comme Frédéric Chopin (1810-1849), Sergeï Rachmaninov (1873-1943) et Jean-Sébastien Bach (1685-1750). On retrouve aisément ces influences classiques dans les parties piano du groupe, voir même dans la construction des morceaux, les thèmes, les arpèges, etc… A cela, le trio lie un rock rageur et de électro bien saturée. Telle est la recette de Muse, qui fait toujours un grand succès aujourd'hui. D'après les membres du groupe, "New Born" évoque la frayeur de l'avenir. Les paroles nous projetent dans un futur où la technologie a dépassé l'homme. L'être humain n'est plus maître de ses actes. Son corps n'a plus d'importance, il devient secondaire; et le seul moyen de vivre, c'est se connecter au réseau qui gère le monde. Les premieres paroles sont : "Link it to the world" ("Connecte-le au monde", en parlant du corps) C'est ainsi qu'a chaque connection, c'est une "nouvelle naissance" ("New Born"). D'après le bassiste Christopher Wolstenholme, c'est l'un de leurs boquets favori. Il est amusant de savoir que ce disque n'est sortit aux Etats-Unis que … 4 ans plus tard ! Le distributeur américain avait demandé au groupe de supprimer toutes les parties où la voix de Bellamy est trop aigue, jugeant cet aspect comme non-accrocheur et donc, non-vendeur. Le groupe s'y refusa catégoriquement, soucieux de préserver son intégrité artistique. C'est ainsi que "Origin Of Symetry" n'apparaîtra dans les bacs américains qu'en septembre 2005…


lundi 17 septembre 2007

Idlewild - American English (2002)


Une Ford noire file à toute allure dans une froide soirée de novembre 2002 en direction de Bruxelles. A son bord, votre honorable serviteur et sa succulente compagne. Les alentours de Forest National pullulent de voitures, le couple s'énerve, arpente ces longues colonnes de caisses mal garées pour pouvoir enfin pénétrer dans l'arène Bruxelloise. Mais rien n'y fait, c'est seulement au bout de 20 minutes qu'ils parviendront à garer leur bolide. Résultat : ils loupent la première partie, les Ecossais d'Idlewild ! Bien décidé à rattraper son retard, votre rédacteur favori se rend chez son disquaire le lundi suivant. Il dégotte le dernier disque en date, "The Remote Part", le quatrième effort discographique du groupe. Il interpelle le vendeur barbu et demande une petite écoute sur le bord du comptoir. C'est en posant le casque entre ses portugaises ensablées que les remords lui montent à la gorge. C'est rare pour être signalé, mais le coup de foudre musical, cela arrive ! Bon, et si tu nous parlait de ce groupe Sato ? OK. Idlewild, c'est cinq écossais d'Edimbourg qui sévissent depuis 1995. C'est ce qu'on appeller un vrai groupe "underground" car ils ont toujours vécu dans l'ombre des grands. Ils font les premières parties de Placebo, Pearl Jam, Coldplay ou encore les Rolling Stones ! Les trois premiers disques nous proposent une musique très punk-rock. Avec ce très beau "The Remote Part", le groupe adoucit un peu sa musique. Bien que certains passages sont aussi décapant que du Desktop, les chansons sont très mélodiques. La preuve avec ce magnifique "American English", le deuxième single de cet album. (il grimpera à la 15ème place des charts U.K.) Pour la petite histoire, le groupe fût choisi pour la musique du jeu vidéo FIFA 2003. Je reviendrai avec un autre boquet un jour, ce groupe vaut la peine d'être connu...

Regardez American English ici

jeudi 6 septembre 2007

Keane - Bedshaped (2004)


Je n'ai jamais trop apprécié Keane, considérant leurs oeuvres musicales un peu trop cul-cul la praline dégoulinant de confiture à la fraise. Mais ma compagne cosmique Florence, a su me convaincre du contraire. Keane nous vient du Sussex, en Angleterre. Le nom de la formation est un hommage au joueur de football irlandais, Roy Keane, qui a passé un bonne partie de sa carrière sur la pelouse du club anglais, Manchester United. Ils sont ce qu'on peut appeller un "piano-rock band". Ben oui, car pour une fois, il n'y a point de guitares dans une formation de rock ! Juste une basse, un piano, une batterie et un chant. En fait si, il y avait bien une guitare au départ. Dominic Scott était le gratteur attitré pour le groupe. Mais le peu de succès rencontré pour le premier single, le décida à quitter ses petits copains pour poursuivre ses études. Il abandonne le navire en pleine promotion pour leurs premiers efforts discographiques. Sympa. C'est à ce moment que Tom Chaplin, le chanteur, opte pour une solution originale : tout mettre sur le piano. Et ca marche ! "Hope And Fears" se classe numéro un à sa sortie et devient la seconde meilleure vente de l'année. La chanson "Bedshaped" est le troisième single tiré de ce premier album. Enregistré en France, le morceau parle du sentiment ressentit lorsque nous sommes trahi par un ami proche ou un amour déchu. Il est également porteur d'espoir pour une éventuelle réconcilliation avec l'être aimé. C'est du moins dans cet esprit que Tim Rice-Oxley, le pianiste du groupe, a écrit ce morceau. La vidéo me plait assez bien. L'animation semble évoquer la vie horrible des sans abris. Pour la petite histoire, le groupe composa un morceau pour le film "Love Actually", sortit en 2003 avec Hugh Grant et Liam Neeson. Mais le titre ne fût pas retenu.

mardi 4 septembre 2007

Coldplay - Don't Panic (2000)


Essayons d'oublier le Coldplay d'aujourd'hui, son coté "commercial-Mtv" pénible, les potins avec Gwyneth Paltrow, le succès colossal, les affinités avec U2, les causes humanitaires, leurs 30 millions de disques vendus et j'en passe. Essayons de remonter quelques années en arrière. Essayons de nous remémorer l'époque où Coldplay nous surprenait, tel un vent frais qui s'engouffre dans votre cou. C'est un peu de cette manière que j'ai découvert la formation Londienne, sans réserve d'abord, avec sympathie ensuite. Comme la plupart des personnes, c'est avec le simple "Yellow" que je croise les Anglais. Dès leurs débuts, le groupe fût déjà solicité par diverses entreprises comme Gatorade ou Gap (une marque de vêtements) pour coucher leurs compositions sur des publicités. Le quartet, qui voulait rester maître de ses oeuvres, refusa plusieurs contrats, dont certains très juteux parait-il. Enregistré à Londres, les compos de Coldplay sont rapidement comparées à Radiohead et en particulier à leur album "OK Computer". "Don't Panic" est le quatrième et dernier single tiré de ce premier album "Parachutes". Elle fût reprise pour le film "Garden State", sortit en 2004, avec Nathalie Portman. C'est une chanson qui a pour thème l'écologie. Sur le refrain "we live in a beautiful world", je trouve le chant de Chris Martin rassurant et angoissant à la fois. C'est appaisant à l'entendre avec ce piano derrière lui, mais on sent qu'il y a beaucoups d'ironie dans cette phrase, ce qui donne un coté mystique à la chanson. Le pochette de l'album est une photo prise par le groupe avec un appareil jetable. Le globe accompagne d'ailleurs toujours le groupe sur scène, tel un porte-bonheur. Toujours dans les potins, il est amusant de savoir que Parachutes fut interdit en Chine. Le gouvernement Chinois ayant pris trop au sérieux les paroles de la chanson "Spies" ("espions").

Regardez Don't Panic ici

jeudi 30 août 2007

Travis - Selfish Jean (2007)

Mon groupe ecossais préféré est de retour en cette année 2007 pour leur 5ème album, "The Boy With No Name". Comme à l'accoutumée, Travis ne me décoit pas, que du contraire, au fil de leur carrière que je suis avec avidité, ils se calent dans leurs fauteuils au panthéon de mes artistes favoris. Vous l'aurez compris, j'adore ce groupe. (ainsi que ma compagne cosmique Flo, d'ailleurs) Deuxième single issu de ce disque, "Selfish Jean" respire la bonne humeur et l'énergie positive. A l'écoute de l'intro, je suis sur que vous vous direz : "Mais, mais, mais ! ... je connais ca ! Il n'aurait pas piqué le pattern de batterie à Iggy Pop, par hasard ?" Je savais qu'on ne pouvait pas vous berner. En effet, l'intro de batterie au début du boquet n'est autre qu'un sample du morceau "Lust For Life" d'Iggy Pop, sortit en 1977. (que l'on peut également entendre sur le film "Trainspotting" avec Ewan McGregor, sortit en 1996) Fran Healy, le chanteur, a écrit et enregistré ce morceau dans son appartement New-Yorkais. Il a simplement pris un sample de cette mesure et l'a laissée tourner en boucle. Les critiques se sont évidemment amusées à pointer le groupe du doigt en ajoutant que le morceau "Selfish Jean" a également piqué l'énergie de "Lust For Life". Ils semblent oublier que monsieur Pop a fait de même avec son morceau en piquant le rythme aux Supremes et leur morceau "You Can't Hurry Love", sortit en 1966. Ecoutez bien cette chanson, vous verrez qu'elle également basée sur la même rythmique. "Selfish Jean" fait référence au bouquin "The Selfish Gene" ("Le gène égoïste", en français), sortit en 1976 par Richard Dawkins. Ce livre fît scandale car il évoque une théorie de sélection naturelle des gènes ADN chez l'être humain, pour perfectionner son espèce. Vous êtes déprimé ? La journée a étée longue et pénible ? Madame ne vous laisse pas en paix avec votre chope ? Ecoutez "Selfish Jean" et croyez-moi, vous aller faire le plein d'electrons positifs ! Ah oui ! J'allais oublier : le clip est extraordinaire. Pas pour ses effets spéciaux, mais juste pour son originalité. Je vous laisse la surprise...


lundi 27 août 2007

The Thrills - Santa Cruz (You're Not That Far) (2003)


Ma douce compagne cosmique Flo, toujours à l'affût du moindre petit groupe qui pourrait s'attirer mes faveurs, me propose un soir d'été d'aller voir les irlandais The Thrills au Botanique, à Bruxelles. Un peu à contre coeur, car je suis un grognon de competition, j'accepte son offre et monte à la capitale Belge. Une fois de plus, elle a eu le nez fin. Les Thrills, alors méconnu cette année là, nous livrent une prestation des plus sympathiques. "The Thrills", qui signifie "Les Fées" ou encore "Les Enchanteurs", c'est quatre jeunes dublinois qui nous proposent un rock sucré et doux, à la croisée entre Neil Young, les Byrds et les Beachs Boys. Ce ne sont pas des chansons extraordinaires ou révolutionnaires, non, non. Ce sont juste des boquets pop tout mimi qui passent bien lorsqu'on savoure le peu de soleil qui nous reste en fin de journée, alongés dans l'herbe fraîche, à siroter un petit vin rouge sur sa couverture à carreaux. Cela ne sonne pas américain et encore moins anglais. Cela sonne folk-rock-irlandais, où nos potes sont numéro un dès leur première sortie ! La réputation des Thrills ne tardera pas à arriver chez son grand frère dinosaure, j'ai nommé U2, pour que celui-ci les prennent sous sa grosse patte. Les heureux veinards feront la première partie de Bono et compagnie lors leur tournée "Vertigo Tour", en 2006. Et vous savez quoi ? The Thrills dans un stade, c'est naze. Cela s'écoute en intimité, entre amis ou entre amoureux.

mercredi 15 août 2007

Starsailor - Silence Is Easy (2003)


"Starsailor", l'étoile marine, est un véritable vent de fraicheur. Ecouter "Silence Is Easy", c'est comme manger un gros chewing-gum mentholé. C'est se mettre au large et apprécier le vent frais qui vous caresse les joues. C'est plonger dans la piscine sans être passé à la douche avant. C'est en tous cas la sensation qui m'a parcouru l'échine à la première écoute de ce morceau. Les Starsailor sont anglais, de Chorley plus précisément, une petite ville du Lancashire. Le nom du groupe est inspiré d'un album sortit en 1970 par Tim Buckley, le papa de Jeff Buckley. La plupart d'entre vous ont surement déjà entendu parler de cette formation via leur single "Four To The Floor", remixé par Thin White Duke, un type qui s'amuse a remixer un tas de reprises. (c'était passé en boucle sur Mtv et consort) "Silence Is Easy", issu de l'album du même nom, sort en 2003. C'est le deuxième disque du groupe. La chanson présentée aujourd'hui fût produite par Phil Spector, le célèbrissisme ingénieur du son qui a bossé sur les disques des Beatles. (pour ne citer qu'eux) Charmé par leur single "Lullaby" du précédent disque, Mr Spector rencontre le groupe et accepte de produire leur second opus. Mais Phil quittera le navire après avoir travaillé seulement sur deux chansons, jugeant la section rythmique trop mauvaise ! (sympa pour le batteur et le bassiste me direz-vous) Toujours est-il que "Silence Is Easy" sera le single le plus vendu du groupe. Cette chanson est une bonne introduction pour ce chouette groupe. Un petit potin pour finir. Lors de l'été 2002, Noël Gallagher, le sulfureux guitariste d'Oasis s'est amusé à déclarer à la presse que James Walsh, le chanteur de Starsailor, était une "petite bite". Lorsque l'interessé a rencontré Noël pour règler ses comptes, celui-ci lui a répondu : "Je ne me souviens pas avoir dit ça. Mais si je l'ai dit, ça doit être surement vrai." Il faudra que je parle un jour de leur premier disque "Love Is Here" qui est tout simplement fabuleux. Ca viendra, promis.

Regardez Silence Is Easy ici

dimanche 12 août 2007

Sweek - Thanks For Sundays (Nothing To Do) (2006)


Voila bien un titre que j'évoque tous les dimanches matin après ma grasse matinée, lorsque je m'extirpe du pieu aux alentours de midi. (comme aujourd'hui) Trèves de plaisanteries, le groupe présenté ici est belge (de Namur pour être précis) Leur style ? Du rock instrumental avec du violon bien en avant-plan. Voila bien deux ingrédients qui me font saliver lorsque je lis un menu. Le morceau proposé ici est assez long (16 minutes) mais croyez-moi, on ne les voit pas passer ! Le violon est tout simplement envoutant, les montées et les descentes sont abruptes et me donnent à chaque fois la chair de poule. Bien évidemment, c'est un boquet qui ne s'écoute pas d'une oreille distraite. Il faut "plonger" dedans pour en ressentir les effets bénéfiques. Si vous aimez Pink Floyd, Mogwai, Explosions In The Sky et consort, Sweek ne devrait pas rencontrer trop de difficultés à s'inviter à votre table.

samedi 4 août 2007

The Dandy Warhols - Bohemian Like You (2000)


Terrible morceau que celui-ci ! Pour ceux qui regardaient un peu la télévision à l'aube des années 2000, "Bohemian Like You" fût reprise pour la publicité Vodaphone, l'opérateur téléphonique. C'est ce que je peux appeller du good feeling à plein tube, un moment bien peps, un rayonnement de bonne humeur et surtout, un bon morceau rock ! Troisième disque du groupe, "Thirtheen Tales From Urban Bohemia" sort en 2000, et "Bohemian Like You" en est le grand single. Les Dandy Warhols, c'est trois mecs et une nana qui nous viennent tout droit de Portland, dans l'Oregon. Jeans déchirés, coiffures en pétard, piercing dans le nez, santiags, chapeaux à la buffalo-Bill, ce sont de vrais rockeur-cool. La vidéo est pas mal non plus. Beaucoups y retrouverons un fantasme caché en la visionnant. Je n'en dit pas plus. Pour ceux qui ont passé ces sept dernières années sur une île déserte, foncez écouter ce boquet, et préparez-vous à chanter les "Hou ! Hou ! Hou !" du refrain sous la douche...

dimanche 29 juillet 2007

The Killers - Somebody Told Me (2004)


Un beau soir d'hiver dans mon studio Liègeois, alors que je suis vautré devant feu l'émission "Traffic Musique", présentée par Guillaume Durand, je fais la découverte d'un groupe bien sympathique. "The Killers". Les quatres américains, tout droit issus de la ville de Las Vegas, nous interprettent leur single de leur premier album, "Hot Fuss". Une bonne basse bien en avant comme il me plait tant, un son rétro-new wave survitaminée par de bonnes guitares et un chant bien clair... mais, mais, mais ca m'a l'air intéressant tout cela ! Bien rock, avec une pointe d'électro, le son eighties à la "Duran Duran" des Killers me tape à l'oeil. "Somebody Told Me" raconte l'histoire d'une moquerie (ou d'un fantasme) d'un homme envers une femme. "Somebody told me, you had a boy-friend, who looked like a girl-friend, that I had in february of last year". Pour la petite histoire, le groupe tire son nom d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, "The Killers", sortie en 1927. Après avoir dégusté tout leur disque jusqu'a à la moelle, je pensais tenir là mon groupe fétiche des années 2000. Ben non. J'ai détesté leur disque suivant, "Sam's Town", sortit en 2006. Comme quoi...

jeudi 26 juillet 2007

Sigur Ros - Song 4 (2002)


Etrange groupe que celui-ci. Etrange mais magnifique. Sigur Ros est une formation qui nous vient de Reykjavik en Islande. Le nom du groupe est inspiré du prénom de la petite soeur du guitariste/chanteur Jon Por Birgisson. ("Sigur Ros" pouvant être traduit en français par "Victoire Rose") Le groupe signe ce troisième album avec une pochette étrange, baptisée "( )", sans livret, sans titres de chanson, chantant avec une voix déroutante (oui, oui, c'est bien un homme qui se trouve derrière le micro), bref, cette formation est quasi inclassable. Et pourtant, écouter du Sigur Ros, c'est se retrouver dans une autre galaxie, une dimension relaxante... La chanson proposée ici (nous l'appellerons "Song 4"), est un véritable petit voyage sur les plaines glacées d'Islande, une foret du grand nord, recouverte de son immense manteau blanc. Et ne me demandez pas de vous traduire ce qu'on y raconte, mon islandais est enrhumé ces temps-ci... De toutes façons, le chant n'est pas prioritaire sur les compos de nos copains eskimaux. C'est surtout l'atmosphère qui est superbe. La légende raconte que Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead, aurait balancé toutes ses compositions en cours, après avoir entendu Sigur Ros. Ils les invitera expressément à venir jouer la première partie du groupe anglais lors de leur tournée européene, en 2000. Leur compatriote Bjork, ne sera pas avare de compliments non plus, puisqu'elle déclarera "chialer à chaque fois qu'elle les entends à la radio." A découvrir absolument donc. A noter enfin que cette compo se retrouve dans le film "Vanilla Sky" avec Tom Cruise. C'est donc avec ce groupe que j'inaugure un nouveau chapitre de ce blog : "Instrumental/Post-Rock". Suivront bientot des noms comme "Godspeed You Black Emperor", "Explosions In The Sky" ou encore "Red Sparowes", qui j'espère, comblera tous les amoureux des fils de Pink Floyd, de la musique planante, instrumentale et complexe qu'est le post-rock.

Regardez Sigur Ros ici (au Live Late Show)

lundi 23 juillet 2007

Interpol - Untitled (2002)


Lors d'un beau jour en cette année de grâce 2002, je décide d'aller me ballader dans les rayons de la fnac de Bruxelles, histoire d'écouter les dernières nouveautés. Arrivé au niveau des disques en écoute, mon oeil cible aussitôt une pochette intriguante. Du rouge, du noir, un design très sobre... Qu'est-ce donc que cela ? Je décroche le casque et le pose sur mes portugaises ensablées. Le disque déverse la musique... Une guitare en delay, suivie d'un vombrissement de basse bien planant pour finir avec une voix traînante et terriblement froide. Premier morceau de ce premier album, j'ai été conquis d'entrée de jeu. Parlons un peu du groupe. Interpol, c'est une formation New-Yorkaise de East-Village. Ils jouent ce qu'on appelle de la "cold-wave". (la vague froide) La musique jouée est très âpre, nous sommes rapidement envahit par une atmosphère glaciale, voire funèbre. Le groupe ressucite un style que l'on croyait enterré avec Joy Division ou encore le The Cure du début des eighties. L'ensemble n'en reste pas moins très mélodique et la voix de Paul Banks, exceptionelle. Je ne suis pourtant pas grand amateur de voix caverneuse et grave (ormis Dave Gahan, le chanteur de Depeche Mode) mais force est de constater que celle-ci m'a séduit. Ce n'est ni dansant, ni vraiment rock. C'est un peu une sorte de musique mentale qui agit comme un sucre lent. Pour les avoir entre-aperçu à Werchter entre deux bières, je peux dire que cela déménage sur scène. Ouvrez grandes vos oreilles et mettez votre écharpe, vous avez en face de vous un morceau extraordinaire.

dimanche 22 juillet 2007

Bruce Springsteen - Pay Me My Money Down (2006)


En 2006, Bruce Springsteen s'attaque au répertoire folk traditionnel des Etats-Unis. Attention, nous avons là d'authentiques chansons traditionelles américaines et même d'époque pré-coloniale, la plus ancienne datant du XVIè siècle ! Celles-ci se transmettaient uniquement de père en fils. Mais rassurez-vous, ce ne sont pas de vieilles chansons plaintives d'un vieux cow-boy ayant perdu sa dulcinée, que nenni ! Sortez vos santiags, mettez vos chapeaux, et préparez vous à danser sur ce rythme endiablé, dicté par un violon très "old-country", tout au long de la nuit... Bruce nous présente ici son amérique, la vraie. Pas celle de Bush. Celle qu'elle a toujours été : irlandaise, écossaise, italienne, noire, espagnole... Une amérique faite de métissages, d'hommes, de souffrance, de travail et de peine. Un bel hommage pour ses oeuvres qui sont souvent engluées et oubliées dans les poussières du passé. "Pay Me My Money Down" est une chanson de révolte que chantaient les dockers noir de Georgie envers les capitaines peu scrupuleux de navires marchands, qui ne les payaient pas pour leurs dur labeur. Entouré d'une quinzaine de musiciens, notre copain du New-Jersey modernise donc ses petites perles d'antant, tout en gardant l'esprit tradionnel des instruments. (Violon, Banjo, Accordéon, Trompette, Contre-Basse...) Un bien bel hommage aux racines...

mardi 17 juillet 2007

Archive - Again (2002)


Un beau soir d'hiver 2002, quai des Carmes, direction Huy-Liège. Je suis installé dans le siège passager de la voiture de mon ami Manu, qui nous conduit vers une nouvelle soirée dans les cafés embrumés du carré Liègeois. Soudain, Manu tends sa main vers le bouton de volume et le pousse dans le rouge. "Voila mon coup de coeur du moment." me dit-il avec un grand sourire, sans quitter les yeux de la route. La chanson "Again" du groupe Archive envahi alors l'habitacle de sa musique planante et pure. Avec une voix très aérienne, une basse bien en avant, un piano et une guitare légèrement saturée, "Again" atteint directement sa cible : le coeur. Dès les premières notes, je sens que je suis en passe de laisser entrer cette chanson dans mon panthéon privé de compositions favorites. (et Dieu sait si les places sont disputées) Manu est un grand amateur de Pink Floyd; et je ne suis guère étonné de le voir tapoter sur son volant en hochant la tête sur le rythme des basses. En écoutant ce boquet, on y entrevoit sans problème le fantôme du Floyd plâner tout autour... "Again" est sans aucun doute le morceau le plus connu des Anglais et le single incontournable de ce disque. C'est le genre de morceau qui peut vous emmener loin... très loin d'ici.

Regardez la video d'Again ici

lundi 16 juillet 2007

Death In Vegas - Scorpio Rising (2003)


J’avoue, je ne connaissais pas l’existence du duo Death In Vegas jusqu'à ce que je tombe sur un de leurs clips vidéo bien étrange. Au millieu de samourais farfelus se battant dans un japon médiéval, voila-t-il pas que j’entends la voix si typique de Liam Gallagher (Oasis) sur un morceau à l’ambiance très électro. Quelques recherches plus tard, je constate malheureusement qu’il ne s’agit que d’une collaboration exceptionnelle. Liam n’ayant couché sa voix que sur une seule piste. Attention, cela ne ressemble en rien à Oasis, mais la fusion entre Death In Vegas et le sulfureux chanteur britannique donne un résultat très planant. Les deux musiciens deviendront par la suite producteurs du 6ème album d’Oasis « Don’t believe the truth ». Enfin, pas pour longtemps. Ils seront remerciés après quelques semaines pour incompatibilité d’humeur avec … Liam Gallagher !

Regardez Scorpio Rising ici

dimanche 15 juillet 2007

Jet - Are You Gonna Be My Girl ? (2003)


Tout comme leurs compatriotes australiens de Wolfmother, les quatres lascars de Jet nous la jouent rock’n’roll avec un son bien seventies. Cheveux gras et longs, barbichette au menton, santiags, pantalons en cuirs moulés : tout est là pour obtenir “le groupe qui tue”. Premier single issu de ce premier album, « Are you gonna be my girl », avec sa magnifique intro basse, nous fait taper du pied quasi instinctivement. Coté thème abordé, nous restons dans l’instinctif également. Pas de sujet compliqué ou qui fâche. Juste un bon morceau qui sent bon le rock, les festivals, l’herbe fraîche et la bière. Le groupe de Melbourne sera rapidement reperé et invité par les papys du rock, j’ai nommé les Rolling Stones, pour assurer leurs premières parties lors de la tournée "Forty Licks". Tiens, c’est marant ca, un groupe australien qui fait du rock avec deux frères, (dans ce cas-ci, c'est le batteur et le guitariste) a l’époque, c’étaient les frères Young. Ca ne vous dit rien ? Pour tous ceux qui croyaient les années 70 s'étaient éteintes en 1979, je vous conseille d'y jeter une oreille nostalgique...