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jeudi 25 octobre 2007

The Cure - Just Like Heaven (1987)


Neuvième piste de l'album "Kiss Me Kiss Me Kiss Me", "Just Like Heaven" était au départ une chanson instrumentale. Elle fût composée par Robert Smith pour servir de générique à l'émission française "Les enfants du rock" qui passait sur France 2. On y retrouvait Philippe Manoeuvre (aujourd'hui le rédacteur en chef du magazine Rock'n'Folk), Antoine De Caunes ou encore un certain Alain Chabat. Smith, qui avait été contacté par l'équipe de télévision française, leur envoya ce morceau alors en pleine écriture : "C'était et c'est encore aujourd'hui mon morceau préféré de notre répertoire. En leur donnant la chanson insrtumentée, j'allais la mettre dans la tête de millions de personnes avant même qu'elle ne sorte sur notre disque en version définitive. Pas mal comme coup de marketing non ?" Coté inspiration, Robert a écrit ce boquet en souvenir d'une journée passée avec sa petite amie (et future femme) Mary Pool au bord de la mer, à Beachy Head, quelque part dans le sud de l'Angleterre. C'est également ce qui l'inspira lors de la réalisation de la vidéo. Robert a tout simplement décidé de coucher sur pellicule cette journée passée dans la ville cotière. On y retrouve la Mary Poole en question, jouant le rôle d'une femme dansant avec Robert. "Mary fait une apparition dans le clip car c'est d'elle que je parle dans la chanson. Il est normal qu'on la retrouve sur le film." Petite anecdote, Robert a toujours déclaré que le clip fût tourné sur les lieux même de cette ballade en amoureux avant d'avouer quelques années plus tard qu'elle fût enregistrée dans un studio. "Just Like Heaven" est assez rythmée, le clavier est mis très avant ainsi que la basse, signature évidente des Cures. Elle fût d'ailleurs le premier single du groupe à atteindre la première place des charts américains.


Regardez Just Like Heaven ici

jeudi 18 octobre 2007

Dire Straits - Private Investigation (1982)


Commençant sur un piano, accompagné d'arpèges de guitare acoustique, "Private Investigation" pose une grande mélancolie d'entrée de jeu. Le thème abordé est dans le titre : investigation personnelle, privée. Mark Knopfler y conte la vie nocturne et discrète d'un détective privé. "It's a mystery to me. The game commences. For the usual fee. Plus expanses. Confidential information. It's in a diary. This is my investigation. It's not a public inquiry" ("C'est un mystère pour moi, le jeu commence. Pour la paye habituelle. Plus les extras. Informations confidentielles, c'est dans l'agenda. C'est mon investigation. Pas un enquête publique.") Après les bruits de pas résonnant sur un carrelage ou encore un fusil qui se charge, on sent que le personnage vit dangereusement sous son chapeau et derrière son impair. C'est à ce moment que la deuxième partie du boquet prends son envol. Purement instrumentale, la guitare acoustique prépare le terrain avant de s'éclipser pour un bon riff comme ce cher Mark sait si bien les faires. La fin de la chanson n'a pas besoin de paroles ni d'explications. Avec son coté sombre, pesant, intriguant, on sent bien que le dénouement est tragique. Sortit sur l'album "Love Over Gold" en 1982, Mark Knopfler déclara avoir été inspiré par l'écrivain Michael Crichton pour écrire ce morceau. (Crichton est l'auteur du roman "Jurassic Park", adapté au cinoche en 1993 pour vous-savez-qui.) C'est avec "Private Investigation" que le groupe atteindra pour la première fois le top 5 britannique. Il est amusant de savoir que la chanson "Private Dancer" écrite par Knopfler, était initialement prévue pour figurer sur ce disque. Mais Mark trouvant le boquet plus sympa avec une voix féminine, il l'a céda à Tina Turner qui en fera un tube en 1985.

Regardez Private Investigation ici (attention, ces clips vieillissent assez mal...)

lundi 15 octobre 2007

Joan Jett - I Love Rock'n'Roll (1982)


Un titre simple et direct, un bon riff de guitare disto, "I Love Rock'n'Roll" est un classique incontournable qui passe dans les bonnes soirée retro-années 80. Et pourtant, ce boquet remonte à 1975. Et oui, contrairement à ce que la plupart des mortels pensent, ce n'est pas Joan Jett qui l'a écrite. Reprise par de nombreux artistes, le grand public a surtout retenu la version de Joan Jett. Elle fût composée par le groupe anglais The Arrows. Alors que Joan était en tournée avec son groupe les Runaways (qui faisait les premières parties de Van Halen), elle tomba un soir par hasard sur les Arrows jouant à la télévision. Tombant sous le charme du morceau, elle enregistre une première version en 1979 avec le guitariste Steve Jones et le batteur Paul Cook, tous deux membres des Sex Pistols. Mais l'histoire ne retiendra pas cette collaboration. En 1982, elle retente un nouvel essai en l'enregistrant avec son groupe du moment, les Blackhearts. Bingo ! "I Love Rock'n'Roll" se place à la première place des charts américains pendant sept semaines d'affilées. (et Joan Jett se fait un nom par la même occase) Elle peut dire aussi merci à Mtv qui passa régulièrement la vidéo sur ses ondes… Durant les années suivantes, elle joua en compagnie de Queen, Police et Aerosmith, ce qui n'est pas mal me direz-vous ! Petite anecdote, Joan est gauchère mais joue sur une guitare pour droitier ! En 2002, "I Love Rock'n'Roll" fût malheureusement reprise par ma grande copine Britney Spears. Grâce à Dieu, elle ne connaîtra pas autant de succès que son aînée. Loué soit Saint Elvis...

samedi 6 octobre 2007

Harnold Faltermeyer - Axel F (1984)


Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de musique de film. Voici un autre grand classique des années 80, le thème principal du film "Le flic de Beverly Hills" avec Eddie Murphy dans le rôle principal (je suis sûr que tout le monde l'a vu au moins une fois dans sa vie) Si le film connu un succès respectable (il a quand même permis de lancer la carrière de ce bon vieux Eddie, a été nominé aux Golden Globes et a été la seconde meilleure prouesse financière de 1984, c'est quand même pas rien !), la bande originale quand à elle, est devenue un morceau culte des années 80. Elle remporta même un Grammy Award en 1986 dans la section meilleure musique de film. Harnold Faltermeyer est un claviériste et producteur allemand. C'est avec ce titre qu'il grava son nom à jamais dans l'histoire de la musique. Il est également l'auteur du thème du film "Top Gun", sortit en 1986 avec Tom Cruise. Il a également travaillé avec Barbra Streisand, les Pet-Shop Boys, Amada Lear (oui, oui), Donna Summer et Blondie. Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre astronomique de remix sortit depuis 23 ans. Le dernier en date étant l'horrible reprise pourrie de "Crazy Frog" en 2005, vous vous souvenez ? C'est également sans compter les apparitions dans des épisodes de séries tv, dont la plus connue reste celle où Ross la joue sur son clavier dans un épisode de "Friends". Le titre du boquet, "Axel F", n'est pas très difficile à comprendre puisque le héro du film se nomme tout simplement Axel Foley. C'est également un clin d'oeil à la composition du morceau car il tourne autour des notes Fa majeur et Fa mineur. Pour l'enregistrer, Harnold n'utilisa que des synthétiseurs. (trois pour être précis : deux Roland et un Yamaha) Petite anecdote autour du film : c'est Sylvester Stallone qui était au départ présentit pour tenir le rôle d'Axel Foley. Mais celui-ci voulait tellement de scènes d'actions spectaculaires que le budget de l'équipe ne pouvait pas suivre. Je ne sais pas vous, mais quand j'écoute cet instrumental, cela m'évoque toujours de bon vieux souvenirs des eighties. Je me rappelle avoir emprunté le 45 tours à mon cousin Tony et l'avoir écouté en boucle pendant des heures dans ma chambre. Oui, vous vous en cognez complètement, je sais...

jeudi 27 septembre 2007

Enya - Orinoco Flow (1988)


Après The Chieftains présentés sur ce blog (ici), voici un autre grand nom d'Irlande : Enya. De son vrai nom Eithne Patricia Brennan, Enya est l'une des références majeures de la musique New-Age. La New-Age, c'est un peu la musique de l'espace, une sorte de mélange de musique tradionnelle, de musique classique et de musique de médiation. Ecouter la voix de cette femme, c'est plonger dans un océan de tranquilité, de fraicheur et de paix. C'est une véritable évasion musicale. Chantant en gaëlique, en latin, en espagnol, et même en langue elfique (lors de sa collaboration pour le film "The Lord Of The Ring"), Enya est une artiste complète. Avec ses huit millions de copies vendues, "Orinoco Flow" est sans conteste le plus grand succès de la chanteuse. Le titre fait référence au studio londonien où le disque fût enregistré, mais aussi à un fleuve du Venezuela, l'Orénoque. (en anglais "Orinoco") La chanson fût ensuite rebaptisée "Sail Away" par les fans, suite au refrain chanté par Enya. "Sail Away, Sail Away, Sail Away" (et pas "C'est noël, c'est noël, c'est noël", comme on m'a déjà voulu le faire croire !) Le thème abordé par les paroles invite tout simplement au voyage. Tout le long du boquet, Enya cite différents endroits de la planète. En voici quelques un, dans l'ordre de citation : "Orinoco River" (Venezuela), "Tripoli" (Libye), "Yellow Sea" (Chine), "Bissau" (Guinée-Bissau), "Palau" (Philippines), "Avalon", "Fiji", "Tiree" (Ecosse), "Isles Of Ebony" (Ecosse), "Peru", "Cebu" (Philippines), "Babylon" (Irak), "Bali" (Indonésie), "Cali" (Colombie), "Coral Sea" (Australie), "Ebudae" (Ecosse), "Khartoum" (Soudan), etc...

samedi 22 septembre 2007

The Cure - Lullaby (1989)


"Lullaby" fait partie des classiques du groupe anglais, "The Cure". Présent sur leur huitième album, "Disintegration", sortit en 1989, "Lullaby" est une chanson sombre, envoutante, ténébreuse et froide. Je ne me mouille pas beaucoups en disant que ce disque est un sommet, un trésor de mélancolie et par la même occasion, un incontournable des années 80. D'autres boquets de cet opus suivront sur ce blog, c'est une certitude. C'est la nappe de clavier jouée par Roger O'Donnell qui me subjugue à chaque fois que je suis à l'écoute de cette chanson. Nous sommes en 1989, les eighties s'achèvent, et les Cures achèvent également une période un peu kitsch entonnée sur les albums "Kiss Me Kiss Me Kiss Me" et "The Head On The Door". Avec "Disintegration", les anglais reviennent à ce qu'ils font de mieux : de la musique froide, glauque, funéraire mais terriblement mélancolique. En effet, selon Robert Smith lui-même, ce disque fait partie d'une trilogie amorcée avec "Pornography", réputé pour son son glacial, sortit en 1982 et qui s'achève avec l'album "Bloodflowers" sortit en 2000. Le groupe jouera intégralement, et dans l'ordre des chansons svp, ces trois albums sur scène lors d'une tournée mémorable en 2003. "Spiderman is having me for dinner tonight". Le clip, tout aussi bizarre, met en scène Robert Smith, toujours maquillé, prisonnier dans un lit emplit de toiles d'arraignées. Lors de l'enregistrement de ce disque, le batteur Laurence "Lol" Tolhurst fût éjecté du groupe pour son alcoolisme récurrent. Robert Smith devenait à ce moment l'unique membre original de la formation. D'après de nombreux observateurs, les Cures avaient là leur meilleure formation sur leurs longues métamorphoses au cours de leur carrière. (Pas moins de 8 claviéristes, batteur et bassistes joueront à la chaise musicale)

Pour ceux qui s'en rappellent, ce titre avait été parodié par "Les Inconnus", qui s'étaient inspirés du clip des "Cioures" et qui avaient également introduit les paroles de Vincent Lagaf', "La Zoubida", une oeuvre inestimable de la chanson française.


mercredi 19 septembre 2007

A-Ha - Take On Me (1985)


Si il y a bien un titre des eighties qui m'a marqué à l''époque, c'est bien celui-là ! Composé du chanteur Morten Harket (souvent comparé à James Dean ou Elvis pour son look), du guitariste Pal Waaktaar-Savoy et du claviériste Magne Furuholmen (celui qui me répète 10 fois ces noms sans les estropier gagne une bière), A-ha est le groupe Norvégien le plus populaire au monde. "Take On Me", leur tout premier single (et même leur premier morceau écrit, parait-il), fait un carton immédiat : un million cinq cents milles singles vendu en une semaine ! (Je vais l'écrire en chiffres, pour mieux le réaliser : 1.500.000 ! ) Aujourd'hui, on compte entre sept et huit millions de copies vendues, ce qui permet à A-ha de figurer au célèbre Guinness Book, le livre des records. Le groupe se forme en 1982 et se baptise "A-Ha", qui est tout simplement une expression positive internationale de conscentement, d'approbation. Très en vogue, le clavier-synthé est bien mixé en avant sur cette chanson 100% pop. Bien entendu, le large succès de ce boquet est également du à son clip vidéo révolutionnaire (du moins à l'époque). Réalisée par Steve Barron, elle met en scène une jeune fille (incarnée par l'actrice Bunty Bailey) lisant un comics dans un café, qui s'amourache d'un motard remportant une course, incarné par Morten Harket. Celui-ci l'invite à la rejoindre dans son monde fictif via une main tendue à travers les pages. Toute heureuse de se retrouver aux cotés de beau héro, les choses se gatent lorsque les autres participants de la course viennent prendre leur revanche musclée sur Morten. (Le méchant ressemble d'ailleurs étrangement à Juan-Manuel Fangio, l'ancien champion du monde de F1 argentin) Pour le petit potin, Bunty deviendra véritablement la petite amie de Morten. Alternant un univers de papier et le monde réel, cette vidéo-animation fût saluée et récompensée à de maintes reprises. "Take On Me" est devenue avec les années un véritable classique des années 80 et pour certain, une source d'inspiration. Le chanteur de Coldplay, Chris Martin, avouera à plusieurs reprises avoir été largement inspiré par les Norvégiens. Le groupe est également salué par des artistes comme Adam Clayton, Oasis, Keane, les Pet Shop Boys, ou encore Leonard Cohen. Une note fashion pour finir : on raconte que A-Ha est à l'origine de la mode des jeans déchirés. Lors d'un concert en 85, Morten a accidentellement déchiré son jeans sur scène en passant trop près d'un ampli...

vendredi 7 septembre 2007

Europe - The Final Countdown (1986)


Sans être méchant, ni ingrat envers les années 80 que je trouve aussi riche musicalement, que ses petites et grandes soeurs, le titre "The Final Countdown" représente le kitsh absolu de toute une génération. Tout y est : les coiffures permanantes de toutes les couleurs à faire pâlir un perroquet, les moules-bites en cuirs, les grosses baskets blanches, les paillettes, le strass, le son synthé Jokari, ... la totale. Et pourtant, sachez chers amis moqueurs, que le single d'Europe fût vendu à plus de huit millions d'exemplaires et fût numéro 1 dans 26 pays ! Ce morceau a été écrit au début des eighties par Joey Tempest, le principal compositeur du groupe. Joey raconta un jour à un journaliste que ses paroles lui furent inspirées après avoir etendu "Space Oddity" de David Bowie. Au départ, cette chanson ne devait pas sortir en single, la formation lui ayant préféré le morceau "Rock The Night". Mais la maison de disque Epic Records, qui avait le nez fin, a su convaincre les Suédois de miser sur "The Final Countdown". Très populaire en Suède (on s'en doute), "The Final Countdown" a été choisie pour célébrer le nouveau millénaire. Elle fût interprétée (et de façon mémorable paraît-il) à Stockholm, le 31 décembre 1999 à minuit. Bien entendu, ce titre à été mixé et remixé de maintes fois par les DJ de la planète. Certains artistes comme Queen & Paul Rodgers l'ont repris sur scène, l'armée de l'air Brésilienne s'en est servit pour sa compagne de recrutement (moi personnellement, ca me ferair peur), l'équipe de basket NBA Detrot Pistons introduit ses joueurs sur ce titre, enfin d'autres plus moqueurs, en ont profité pour en détourner les paroles. Je pense notamment à une compagnie Chilienne de préservatifs qui a fait sa promotion avec un sample de "The Final Countdown" tourné en "The Final Comdom". Je vous laisse avec la bonne vieille vidéo d'époque...

Regardez The Final Countdown ici

mercredi 5 septembre 2007

Metallica - One (1988)


"One" est sans aucun doute un des grands classiques de Metallica et du métal en général. Sortit en 1988 sur l'album "And justice for all", "One" est l'un des premiers single que Metallica sortira dans le commerce. Ce sera également avec cette chanson que le groupe tournera son premier clip vidéo. Chose étonnante, nous sommes en 1988 et le groupe n'est plus à présenter à cette époque. Les américains sortent leur quatrième album, tournent intensivement depuis plus de 5 ans et l'album précédent, "Master Of Puppets", s'est vendu comme des petits pains. Le tout, sans le moindre single ou promotion ! "And Justice For All" ouvre donc une nouvelle ère. Une ère sans le bassiste Cliff Burton, décédé deux ans auparavant sur une route suèdoise et remplacé par Jason Newsted. La chanson à présent. "One" évoque clairement les horreurs de la guerre. L'introduction commence par des bombardements et des cris de soldats montant au front. Les instruments entrent en scène par de magnifiques arpèges et démarrent en douceur avant de passer sur des riffs beaucoups plus lourds, rapides et tranchants. La vidéo de "One" est articulée autour du film "Johnny s'en va en guerre", sortit en 1971. Ce film raconte l'histoire d'un jeune américain enthousiaste qui décide de s'engager pour aller combattre sur le front. Au cours d'une mission de reconaissance, il perd l'usage ses quatre membres ainsi que la parole, la vue, l'ouïe et l'odorat. Allongé sur son lit d'hôpital, il se remémore son passé et essaie de deviner le monde qui l'entoure à l'aide de la seule possibilité qui lui reste : la sensibilité de la peau de son torse. En plus d'évoquer les terribles conséquences de la guerre, ce film nous parle de la souffrance mentale que vit le personnage. Enfin, l'euthanasie est également invoquée, puisque le héro demande qu'on le tue. (Pas tres joyeux tout ca vous allez me dire !)

En concert, c'est l'une des chansons les plus attendue par les fans car le groupe reproduit les bombardements sur scène avec des effets pyrotechniques qui décoiffent ! La salle se plonge dans le noir et d'énormes pétards nous aveuglent les yeux et assourdissent nos oreilles par leurs impressionnantes explosions. Il est amusant de savoir que "One" fût la première chanson de Metal à être nominée aux célèbres Grammy Awards. Metallica ne remportera pas la palme cette année-là. Mais qu'a cela ne tienne, les "fours horsemens" en récolteront cinq la décénie suivante... "One" est un passage obligé pour tout amateur de métal ou de hard-rock, un classique incontournable.

Regardez One ici (version originale)

Regarder One ici (version courte)

lundi 3 septembre 2007

The Stranglers - Golden Brown (1981)


Les Stranglers (en français, "les étrangleurs") sortent leur cinquième disque "La Folie" en 1981. Avec leur deuxième single, "Golden Brown", que je suis sur que vous avez déjà entendu une fois dans votre vie, le groupe déniche enfin le succès derrière lequel il courait depuis sa création, en 1977. Comme votre oeil d'aigle l'a déjà remarqué, le titre de l'album est en français. En effet, le bassiste-chanteur Jean-Jacques Burnel est franco-britannique. La dernière plage de cette galette (qui s'appelle "La Folie" aussi) est d'ailleurs intégralement chantée dans la langue de Moliere. (avec un accent bien "british - shocking - cup of tea, my dear ?", ce qui fait évidemment sourire les francophones que nous sommes) La particularité des Stranglers est de mettre une basse bien ronflante en avant, ainsi qu'un clavier bien saturé. C'est tout le temps le cas, sauf ici ! Sur "Golden Brown", c'est le clavecin électrique qui donne la mesure. Pour les gros nazes, le clavecin est un instrument qui se rapproche du piano, très populaire au XVIIè et XVIIIè siècle et fréquemment utilisé en musique classique. Contrairement à ce que le commun des mortels croit : ce n'est pas l'ancêtre du piano. Le piano étant un instrument à cordes frappées, tandis que le clavecin est un instrument à cordes pincées. Fin de la parenthèse. A l'écouter, on a l'impression d'avoir un valse moderne. (A croire qu'ils aiment les valses, voir une première chronique ici) En langage argotique, "Golden Brown" signifie "héroïne". Très populaire en angleterre à la fin des seventies avec leur mouvance punk, ce titre leur permettra de garder la tête hors de l'eau lors de la vague new-wave des eighties. (classé 2ème)

mercredi 29 août 2007

Midnight Oil - Beds Are Burning (1987)


"Beds Are Burning" fait partie des 500 chansons du Rock and Roll Hall Of Fame. C'est une chanson qui dénonce la situation critique des aborigènes d'Australie, chassés de leurs terres par la civilisation grandissante. Les Aborigènes sont les descendants des premiers hommes venus s'installer sur le continent australien, il y a plus de 40.000 ans. Fort de leur million d'habitants avant l'arrivée des premiers colons britanniques en 1788, ils furent décimés, chassés et enfermés dans des réserves. (exactement comme leurs cousins d'amérique du nord) Ils représentent 2% de la population australienne aujourd'hui. Peter Garrett, le grand chanteur surnommé "le géant vert" (ow ! ow ! ow !*) pour sa taille et ses engagements pour l'environnement, déclare avoir été inspiré par le bruit émit par les tracteurs et les machines dévastant les forets pour écrire la rythmique de "Beds Are Burning". C'est après avoir fait une partie de leur tournée précédente en compagnie d'un groupe issu de la communauté des Papunya, que le groupe prends conscience de la médiocre qualité de vie de leurs voisins. Garrett, déjà présent sur les listes électorales en 1984 et fervant activiste du désarmement nucléaire, n'en demandait pas tant pour à nouveau lier politique et musique. Le reste de l'album "Diesel And Dust" est également un long plaidoyer pour l'écologie et la défense des aborigènes. Il est considéré comme l'un des meilleurs disques Australien jamais sortit. "Beds Are Burning" sera l'unique succès international de la formation. Elle se dissout en décembre 2002 pour laisser à Peter Garrett le soin de suivre une carrière politique. Un grand classique des eighties !

(* pour ceux qui s'en rappellent, Géant Vert est la mascotte d'une compagnie agro-alimentaire. Il faisait "Ow ! Ow ! Ow !" dans la pub des petits pois à la télé... bon, d'accord, je sors...)

vendredi 10 août 2007

OMD - Enola Gay (1980)


Le groupe OMD (pour "Orchestral Manoeuvres in the Dark") se forme à l'aube de l'année 1980 et cartonne assez rapidement avec ce morceau, très à la mode à l'époque. (une musique électro, joué principalement aux claviers). Cette chanson est d'ailleurs restée depuis, comme un classique des années 80. Qui n'a jamais dansé sur ce titre lors d'une soirée etudiant-new-wave-rétro-nostalgique ? Pour ceux qui l'ignorent, "Enola Gay" est le nom du bombardier américain qui a largué la bombe atomique sur Hiroshima, le 6 aout 1945, à 08h15 heure locale. Le pilote de l'avion, le colonel Paul Tibbets, avait baptisé cet avion en hommage à sa maman, Mme Enola Gay Hazard Tibbets. Les paroles de la chanson évoquent bien évidement ce détail. "Enola Gay, is mother proud of little boy today." ("Enola Gay, est une maman fière de son petit garçon aujourd'hui"). "Little Boy" a un double sens puisqu'il s'agit du surnom donné au colonel par sa mère, mais c'est également le surnom donné à la bombe qui tua près de 140.000 personnes. Comme beaucoups de leur collègues d'époque disparus, OMD s'est reformé il y a quelques mois...

Regardez Enola Gay ici (attention, cela à tres mal vieilli)

mardi 7 août 2007

The Korgis - Everybody's Got To Learn Sometime (1980)


Sur toute la décénnie 80, "Everybody's Got To Learn Sometime" est l'une de mes chansons préférée. De part sa beauté, sa mélancolie, sa musique, mais aussi et surtout, pour les souvenirs qu'elle évoque chez moi, c'est à dire mon enfance. Cela ne vous arrive jamais de vous remémorer le passé, jusqu'a en même ressentir des odeurs ? (l'effet "Madeleine de Proust" pour ceux qui connaissent). Chaque fois que la composition des Korgis sonne dans mon casque, je me retrouve téléporté à l'aube des eighties, empli d'une étrange nostalgie. Groupe formé en 1979, les Korgis atteignent le pic de leur carrière en sortant ce single qui aura un grand succès des deux cotés de l'Atlantique. (numéro 4 aux USA, numéro 11 en Angleterre) Ce sera malheureusement leur seul véritable hit. Les Korgis sont ce qu'on peut appeller un groupe "One Shot". Cependant, le groupe existe toujours puisqu'il s'est reformé en 2006. L'effet "Everybody's Got To Learn Sometime" perdure toujours également car elle fût reprise par de nombreux artistes. (dont Beck, Zucchero ou encore Vanessa Carlton) Mais aucun de vaut l'original, croyez-moi ! La légende raconte que le nom du groupe est un hommage aux claviers japonais "Korg", sur lesquels ils jouaient. "Korg" fût racheté par Yamaha en 1989.

jeudi 2 août 2007

Level 42 - Love Games (1981)


En tant que bassiste, je ne pouvais passer sous silence ce morceau culte pour les "slappeurs" que nous sommes tous. Découvert grâce à mon célèbre cousin bassiste liègeois "Toto de Kinkempois", "Love Games" est le premier single des anglais de Level 42. Leur chanteur/bassiste Mark King met son instrument bien en avant avec son "slap" si percutant et funky. Le morceau proposé ici est un excellent exemple musical pour découvrir cette technique si particulière de ce magnifique instrument. Pour ceux qui l'ignorent, le "slap" consiste à taper les cordes avec son pouce, et de les tirer avec son index. Cela donne un son percutant, telle une batterie. Formé en 1980, le groupe sort son premier disque, "Level 42", en 1981. L'origne du nom "Level 42" à eu diverses explications : Certains racontent qu'il a été inspiré du "Tower 42", le plus grand building de Londres, d'autres racontent qu'il s'agit du dernier étage du plus grand parking automobile du Japon, ou encore qu'il sagit de l'étage dans lequel réside le personnage Jonathan Pryce dans le film Brazil. (ce qui est faux, puisque le film est sortit bien après la création du groupe). Les membres du groupe raconteront qu'au départ, la formation devait s'appeller "88", en hommage au bus qu'il prenaient pour aller studio. Le nom changera ensuite en "Level 42", en s'inspirant du roman de Douglas Adams, "Le guide du voyageur galactique". Le groupe atteindra son apogée en 1986 en sortant le single "Lessons in love", mais çà, c'est une autre histoire...

Regardez Love Games ici (en live au Reading)

mercredi 25 juillet 2007

Dire Straits - Brothers In Arms (1985)


"Brothers In Arms" est issu de l'album qui porte le même nom, sortit en mai 1985. A cette époque, Dire Straits est au sommet de sa carrière. Mark Knopfler, le leader, pointe le bout de sa guitare un peu partout. Il joue avec Sting, Eric Clapton, Bryan Ferry, Steely Dan, écrit "Private Dancer" pour Tina Turner (qui relancera sa carrière avec ce boquet), bref, il est difficile de passer à coté de Dire Straits entre 1984 et 1986. "Brothers In Arms" est une chanson d'une élégance presque insolante. Très calme, très simple, très apaisante, la guitare de Knopfler est mise très en avant, accompagnée d'une basse, d'un fond de clavier et d'une batterie discrète. Le thème évoqué ici n'est autre que la guerre. Mark l'aurait écrite en l'honneur de son père qui était soldat dans l'armée israélienne. Si vous avez l'occasion, allez lire les paroles, c'est à donner des frissons tant c'est parlant. Plage titulaire de cet album, cette chanson deviendra rapidement l'un des tous grands classiques du groupe anglais. La tournée qui défendra ce disque sera gigantesque : Plus de 200 concerts, une centaine de villes visitées (dont Bruxelles, bien entendu), le tout en une seule année ! Le groupe a même joué une vingtaine de soirs d'affilée dans la seule ville de Sydney ! Un record. A nouveau, il est difficile de ne pas entendre parler de Dire Straits à cette période. Il est amusant de savoir que l'album "Brothers In Arms" sera le disque de promotion pour le lancement officiel du compact disc par Phillips. Ben oui, il fallait bien commencer un jour où l'autre... On raconte même qu'il était offert à l'achat d'un lecteur.

Regardez Brothers In Arms ici (version live)

mardi 24 juillet 2007

INXS - Mystify (1987)


Pour moi, INXS est à classer à la même enseigne que Bonjovi : groupe à minettes qui flashaient sur le beau mâââle qu'est le chanteur, j'ai nommé le regretté Michaël Hutchence, décédé il y a 10 ans déjà. Mais ormis le fait d'attirer facilement la gente féminine, le sextet australien avait l'art de sortir des chansons vachement bien foutues. Et pour preuve, ce sixième album, "Kick", fût un succès énormissime. Fort de ses trois singles que personne n'a oublié, "Need You Tonight", "New Sensation" et "Never Tears Us Appart", le groupe australien est LA sensation de cette année 1987, si pas de la fin des eighties tout court. Avec un son très "Rolling-Stone" (la voix féline de Hutchence fait parfois penser à celle de Jagger), des passages funky, pop ou encore dance, il est impossible de ne pas taper du pied en écoutant INXS. (prononcez "In-Excess"). Aujourd'hui, je vous propose "Mystify", un autre morceau de ce disque, un peu moins connu certes, mais terriblement aguicheur. Une voix perçant les ténèbres accompagnée d'un piano jazzy, avant de laisser la part belle aux guitares bien distortionnées, "Mystify" vous fera dandiner dans votre salon pendant que vous passerez l'aspirateur. Produit par Chris Thomas qui a collaboré avec des gros bras comme les Beatles ou encore les Pretenders, ce disque avait tout pour devnir un classique. Mais curieusement, il n'apparait pas souvent dans les 100 meilleurs albums de tous les temps. Injustice ? Il faut dire quand même que leur look (et leur horrible pochette) fait assez "boys-band". Mais ne vous fiez point à cela. Regardez le clip, c'est pas trop mal...


jeudi 19 juillet 2007

Guns'n'Roses - Welcome To The Jungle (1987)


Je ne pouvais pas passer sous silence un des mes groupes de jeunesse, les "Guns" ! Sans doute l'un de mes premiers amours du rock, les disques des Guns'n'Roses qui trainaient dans ma chambre n'étaient jamais bien vus par mes parents, qui se demandaient bien ce que je pouvais trouver d'attrayant dans ce groupe de drogués, tatoués et vulgaires. Aah, ce bon vieux Axl et sa voix pincée de Canard-WC, le crade Slash avec son éternel chapeau vissé sur sa tignasse bouclée et le bassiste junkie Duff McKagan qui me faisait un peu penser à Sid Vicious, c'était le bon vieux temps ! L'aventure commence lorsque Axl Rose rencontre Izzy Stradlin en 1982. Aux deux amis (ayant un casier judiciaire long comme le bras) s'associe le ténébreux Saul Hudson, alias "Slash" et le noyau dur du groupe prends forme. Appetite For Destruction, le premier véritable album, sera le disque qui lancera les rockeurs de Los Angeles, grâce notamment à ce titre (Welcome To The Jungle) ainsi que le célèbre "Sweet Child O'Mine". Vendu à des millions d'exemplaires et passant en boucle rotative sur Mtv, Guns'n'Roses devient rapidement un des groupes les plus connus au monde entre 1987 et 1992. Musicalement, il n'y a pas photo, c'est du bon hard-rock ocillant entre un Led Zeppelin surboosté, une bonne louche de guitares bien distortionnées à la Sex Pistols et une pincée de punk. Pour la petite histoire, la pochette originale du disque représentait une fille violée par un robot. Bien évidemment, elle créa une terrible polémique et fût finalement relayée en page centrale du livret. Z'étaient quand même très rock'n'roll ces poilus... Et dire que tout cela sera balayé d'un revers de la main par Nirvana quelques années plus tard...

jeudi 28 juin 2007

The Stranglers - Waltzin Black (1981)


Vous connaissez tous la valse ? Celle qu’on danse dans les beaux chateaux autrichiens avec des lustres en diamants, un bel uniforme napoléonien et une ambiance digne des plus beaux films de Sissi ? Les Stranglers vous proposent ici la valse noire. Celle des morts. Celle qui se danse dans un manoir sombre, sur le coup de minuit, avec pour seuls invités, une belle brochette de monstres, de vampires, de fantômes et j’en passe… Ca vous fait rire ? Ecoutez attentivement ce morceau car les monstres rigolent aussi. Au fur et à mesure que la valse déverse ses notes maccabres, ils entrent en scène les uns après les autres… Une belle curiosité composée par le groupe anglais. Pour la petite histoire, on raconte que « les rires » sont l’œuvre des membres du groupe français Telephone, présent dans le studio ce jour la…


mercredi 27 juin 2007

Sting - Englishman In New-York (1987)


Après avoir démembré son groupe The Police en pleine gloire, Sting se lance dans une brillante carrière solo où il peut sans complexe, laisser parler son amour pour le jazz et les causes humanitaires. L’album Nothing like the sun fourmille d'ailleurs de chansons engagées sur l'amérique du sud. (L'Amazonie, la politique Chilienne, ...) Sur "Englishman in New-York", on retrouve clairement les influences jazzy du chanteur-bassiste. Un saxophone, un petit solo de basse à faire pâlir la pluparts des jeunes bassistes (dont moi), tous les ingrédients y sont ! A l'écouter, on ressent toute l'élégance et la virtuosité de l'ancien enseignant. (Il y a même une pointe de reggae je trouve) Nothing like the sun sera sans surprise un des plus grands succès de Sting. A propos, saviez-vous que Manu Katché joue sur ce disque ? Vous savez, l’un des quatres juges de l’horrible émission “La Nouvelle Star” ? Et bien, la batterie, c’est lui. Sting s’entoure d’ailleurs d’un tas de musiciens de renom pour cet album : Clapton, Knopfler ou encore de son ancien collègue Andy Summers.

Le vidéo-clip

lundi 25 juin 2007

Metallica - Fade To Black (1984)


En 1984, Metallica commence à se forger une réputation qui fera du groupe le fer de lance d’un nouveau style : le speed-metal. Après un 1er album qui annoncait clairement les distortions et compositions sauvages, les 4 horsemens (leur surnom donné par leurs fans) sortent leur 2ème disque, Ride the Lightning. Et là, scandale ! Profanation ! Sacrilège ! Metallica a osé enregistrer une ballade ! En effet, « Fade To Black », qui loin d’être une boucherie comme ses confrères, aborde un thème sérieux : le suicide. « I have lost the will to live. Simply nothing more to give. There’s nothing more me. Need the end to set me free » « J’ai perdu la volonté de vivre. Je n’ai tout simplement plus rien à donner. Il n’y a rien pour moi ici. J’ai besoin d’une fin pour me libérer. » (1:50) La chanson s’ouvre sur de magnifiques arpèges à la guitare acoustique suivit de nombreux solis. Bien entendu, ce n’est pas tiré à l’eau de rose non plus ! Cela reste du Metallica ! Les guitares sont encore lourdement présentes, mais le morceau sonne si bien que l’on ressent aisément le désespoir et la rage de quelqu’un qui n’a plus rien à perdre. Le morceau va en crescendo, ce qui lui donne son coté si poignant. Par la suite, le groupe sera attaqué en justice à plusieures reprises par des familles de jeunes fans s’étant donné la mort après avoir entendu une dernière fois « Fade To Black ».