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vendredi 2 novembre 2007

The Doors - Riders On The Storm (1971)


Le chant du cygne pour Jim Morrison et les Doors. Cloturant le sublime (et là, je pèse mes mots) album "L.A. Woman", "Riders On The Storms" est une chanson grise, étrange, se déroulant sous la pluie avec un air bluesy. Plantons le décor. Nous sommes en 1971, Jim Morrison n'a plus rien à voir avec le beau Dyonysos sexy qu'il était quatre ans auparavant. A présent, Jim est barbu, est gras du bide, à la voix rauque et est devenu un alcoolique de compet'. C'est un homme fatigué, usé, déprimé. Fatigué par la vie infernale qu'il mène entre les tribunaux, les bars miteux, la scène, la pression des fans et de la maison de disques. Je trouve qu'on le ressent aisément en écoutant ce disque où Jim chante enfin ce qu'il aime : le blues. Les Doors honorent ici leur dernier disque sous contrat avec Elektra, qui après deux disques moyens, le comportement blasé et imprévisible de Jim, est soulagé d'arriver en bout de piste avec le quatuor. Et pourtant, L.A. Woman, quasi auto-produit par un groupe sur une pente glissante, sera un succès colossal. Devenu avec les années un classic-album chez tous les amateurs de rock. Malheureusement, Jim ne chantera jamais ces compositions sur scène car il mourra quelques mois après la sortie du disque, quelque part dans un appartement Parisien... Riders On The Storm sera le nom de scène que choisira Ray Manzarek et Robbie Krieger quand ils reformeront les Doors ... 30 ans plus tard.

Regardez Riders On The Storm ici

samedi 27 octobre 2007

The Who - Baba O'Riley (1971)


Hé mais c'est la chanson des experts Manhatan ! Tout à fait. Mais savez-vous d'ou provient cette chanson ? Je savais que vous étiez incollables. C'est marqué en grand dans le titre de cette chronique. Baba O'Riley est la plage d'ouverture de l'album "Who's Next", sortit en 1971 par les anglais des Who. Enregistrée à Londres la même année, cette chanson, écrite par le guitariste Pete Townshend, fût au départ prévu pour son projet solo : un opéra rock qui devait suivre la sortie de Tommy, leur précédent disque. Le nom de la chanson "Baba O'Riley" est un hommage au guru indien Meher Baba et Terry Riley, un compositeur américain très apprécié par Pete. La structure du morceau est assez éclectique : elle débute sur une plage de synthétiseur pour ensuite être appuyée par trois notes de piano. Elle lie ensuite une guitare bien rock, le chant de Roger, un solo guitare pour finir sur une envolée de violon. Personnellement, je trouve cette intro d'album grandiose. La partie synthé est tellement complexe que lors de son interprétation sur scène, le groupe optera pour une bande pré-enregistrée. Il faut dire la piste du synthé est quasi omniprésente tout le long du boquet. C'est également l'une des première fois que l'on entend un groupe de rock inclure un instrument électronique dans ses compositions. "Baba O'Riley" a encore aujourd'hui une énorme influence sur la culture musicale. Le groupe Pearl Jam, dont Eddy Wedder est un grand fan des Who, reprends tous les soirs "Baba O'Riley" pour cloturer ses shows. Le trio Nirvana fera de même lors de sa carrière ainsi que U2, Queen Of The Stone Age, Grateful Dead, Mr Big et j'en passe… Il est amusant de savoir que la phrase "Baba O'Riley" n'est jamais prononcée dans le texte. C'est ainsi qu'au début de sa diffusion sur les radios, bon nombre de personnes ont pensé que cette chanson se nommait "Teenage Wasteland" qui est chanté dans le refrain. Comme cité au début de cette chronique, la chanson fût reprise dans le générique de la série des Experts Manhatan, mais aussi pour la bande annonce du film American Beauty avec Kevin Spacey sortit en 2000.



Regardez Baba O'Riley ici (live, mais 30 ans plus tard)

lundi 22 octobre 2007

John Lennon - Instant Karma ! (1970)


Troisième single de John Lennon, on peut dire que Instant Karma est une "chanson-express". Je m'explique : elle fût écrite et enregistrée aux studios Abbey Road le même jour (le 27 janvier 1970), puis sortie 10 jours plus tard (le 10 février). Nous sommes au début de l'année 1970 et les Beatles arrivent en bout de piste. Paul et John en particulier, ne s'entendent absolument plus. Alors que les dernières sessions des Fab Fours sont en boite pour leur dernier disque "Let It Be", John enregistre "Instant Karma" avec George Harrison qui tient la guitare. John est quand à lui au piano, Alan White à la batterie (futur batteur du groupe Yes), Klaus Voormann à la basse et Yoko Ono aux choeurs. Klaus Voormann, vieil ami des Beatles, deviendra par la suite le bassiste attitré de John Lennon, mais collaborera également avec Ringo, George et Paul dans leurs carrières solos respectives. Lors de sa sortie sous le label Apple (le label des Beatles), le single était frappé de la phrase "Play it loud !" ("jouez fort !") tandis que la face B était marquée de la mention "Play soft" ("jouez doucement") Personnellement, c'est l'une de mes chansons préférée du chanteur à lunettes. (avec "Jealous Guy") Très belle, elle porte véritable espoir et optimisme à ceux qui l'écoutent. Le véritable titre de la chanson est "Instant Karma ! We All Shine On", ce qu'on peut traduire par 'nous brillerons tous'. Ce titre inspirera Stephen King pour son roman "Shining", le maître de l'horreur ayant bien évidemment tourné la chose dans l'autre sens... Récemment, "Instant Karma" fût magnifiquement repris par U2 pour la compilation d'Amnesty International sortie en vue d'aider la population du Darfour. Ce n'est pas la première fois qu'Amnesty International utilise cette chanson pour des campagnes humanitaires : Duran Duran a également enregistré sa version l'année passée. (et même les horribles Tokio Hotel, ben oui, que voulez-vous...) Avec les boquets "Imagine" et "Give Peace A Chance", "Instant Karma" est la troisième chanson de John Lennon à figurer au très célèbre Rock'n'Roll Hall Of Fame.


Regardez Instant Karma ici (version originale)

dimanche 21 octobre 2007

Yes - I've Seen All Good People (1971)


Bien que la plupart des humains connaissent Yes via leur tube pop "Owner Of A Lonely Heart", sortit en 1983, la formation anglaise est surtout célèbre pour être un pillier fondamental du rock progressif. Remontons en 1971. Après avoir sortit deux albums dans l'indifférence générale, Yes abbat sa dernière carte en sortant son troisième effort discographique, "The Yes Album". Ce disque marque un changement dans la musique du groupe. En effet, c'est avec cette galette que Stewe Howe, jeune guitariste prodige, vient s'incruster dans la formation, pousse Peter Banks vers la sortie et donne un sérieux coup de barre au navire. (Si vous avez l'occasion, écoutez "Clap", la deuxième piste, c'est simplement un solo de Steve Howe et franchement, c'est à tomber par terre) La musique devient plus complexe, plus recherchée, plus compliquée et plus longue. Dorénavant, Yes jouera du progressif ! "I've Seen All Good People" est le premier 45 tours issu de cet album, c'est également l'une des chansons les plus connues mais aussi l'une des plus accessible. Car pour écouter du Yes, il faut s'accrocher à ses espadrilles ! Il faut déjà avoir une oreille bien entrainée pour se lancer dans ce genre d'aventure. Démarrant sur un superbe chant en choeur à capella avant de lier guitare acoustique, flute et orgue, "I've Seen All Good People" est un monologue qui compare la vie à un jeu d'échecs. D'après les membres du groupe, c'est également une oeuvre contre la guerre au Vietnam, qui faisait rage à l'époque. Plus récemment, cette chanson fût reprise dans le film de Tim Burton, "Big Fish", sortit en 2003. Le petit détail superflu pour finir : votre oeil acéré aura sans doute remarqué qu'un des membres du groupe à un pied plâtré sur la pochette du disque. Il s'agit du claviériste, Tony Kaye, qui s'était planté en voiture quelques jours avant la session photo.


vendredi 19 octobre 2007

Eric Clapton - Layla (1970)

Quelle histoire que celle de ce boquet ! "Layla" est incontestablement la chanson la plus connue du répertoire de Clapton. En 1966, George Harrison (le guitariste des Beatles) épouse Pattie Boyd, une jeune mannequin anglaise agée de 22 ans. Clapton, ami de George, contribue au morceau "While My Guitar Gently Weeps" des Beatles tandis que George viendra gratter un peu sur "Badge" du groupe Cream, ou officiait Clapton. A cette époque, on ne peut pas dire que notre ami Eric était au top de sa forme. En plus d'avoir des soucis dans son groupe Cream, notre guitariste était assez accro à l'héroine. Cerise sur le gateau, c'est à cette époque qu'il tombe éperdument amoureux de Pattie, la femme de son ami ! Inspiré d'un conte persan, "Layla" est en fait une déclaration d'amour bien cachée qu'a écrite Eric pour la belle Pattie. Pour la petite histoire, il finira par la lui piquer. En effet, Pattie divorce en 1977 et se remarie en 1979 avec Clapton. "Mais il lui a au moins cassé la gueule, le George ??" me direz-vous ? Que neni ! Que du contraire même ! Harrison ne fût point offusqué de cette union et fût même invité au (re)mariage de son ex-femme. Moi je me dis qu'il y a quand même eu des choses pas très catholique dans le dos du pauvre George qui apparemment, s'en foutait complètement. Heu bon Sato, si tu cessait de faire ton "Paris Match" et si tu nous parlais un peu du boquet proprement dit ?? "Layla" fût enregistrée pour la première avec le groupe Derek & The Dominos. C'est au départ une chanson assez longue, électrique et très énergique. A sa sortie en 45 tours en 1971, elle fût écourtée à 3 minutes. Elle fût ensuite ré-enregistrée à plusieurs reprises : en 1972 pour le best-of de Clapton, en 1982 en simple single, et enfin en 1992 pour l'émission "Mtv Unplugged" où toute une jeune génération la découvre. Cette dernière version acoustique reste assez mémorable puisqu'elle a obtenu la même année un Grammy Award, devant "Smell Like Teen Spirits" de Nirvana s'il-vous-plait ! Totalement épurée, on ressent encore mieux le sentiment que Clapton a voulu faire passer dans sa mélodie. Mais laissons le guitariste aux doigts d'or cloturer cette chronique sur une citation que j'ai repris ici : "Layla est une chanson difficile à jouer (dans sa version originale), je dois être accompagné de tout un orchestre sur je veux vraiment avoir tous les ingrédients pour la jouer live ! J'en suis très fier et j'aime beaucoups l'écouter. Par moments, j'ai l'impression que c'est la chanson d'un autre homme, d'un autre groupe. Je ne suis plus moi-même, c'est une autre personne qui écoute. C'est l'une des rares chansons qui me fait cet effet."



Regardez Layla ici (version acoustique)

mercredi 10 octobre 2007

Black Sabbath - Paranoid (1970)


Essayez d'oublier le Ozzy Osbourne qui déambulait en pantoufles tel un caniche anesthésié sur Mtv avec ses mioches merdeux et sa femme vampire, essayez franchement. Même si c'est très dur. Les critiques musicales, les observateurs et les mélomanes que je suis seront tous unanimes : Ozzy Osbourne, qu'on le déteste ou non, a fait partie d'un des plus grands groupes de metal de la planète : Black Sabbath. Formé en 1968, le groupe attire les spots et les yeux du monde avec ce deuxième disque, "Paranoid". Aujourd'hui considéré comme leur meilleure vente et leur meilleur album, "Paranoid" est devenu un classique des classiques chez tous les petits métalleux de tous poils de la planète. Plage titulaire du même nom, la chanson était à l'origine basée sur un solo du guitariste Tony Iommi et durait plus de 15 minutes. La maison de disque ayant revu les minutes à la baisse (moins de 3 minutes), "Paranoid" sort en 45 tours 17 juillet 1970, soit deux mois avant la sortie de l'album. Avec les années, "Paranoid" est devenue la chanson de référence de Black Sabbath, bien qu'elle ne représente pas trop à leur style (courte et simple). Beaucoups de groupes de metal des années 80 et 90 se disent très inspirés de cette chanson. Hommages et reprises sont légion. Les plus connues sont celles de Pantera, Megadeth, Metallica, Queen Of The Stone Age et Type O Negative qui n'ont jamais caché leur admiration pour les anglais. Ozzy lui même continuera à interpreter ce boquet sur scène lors de sa carrière solo. "Paranoid" fût classée numéro 1 des 500 meilleures chansons de métal de tous les temps par un vote de 18.000 personnes il y a quelques années. Il est amusant de savoir que l'album devait s'appeller "War Pigs" (la guerre des cochons). Mais la maison de disque, encore elle, craignant le retour de flamme des partisans à la guerre au Vietnam, demanda au groupe de changer le titre. Le groupe opta pour "Paranoid" se moquant indirectement de leur employeur en les traitant de paranoïaques. "War Pigs" n'est donc pas le titre de la gallette, mais la chanson qui l'ouvre. Egalement un énorme classique de la formation de Birmingham, elle sera chroniquée un jour, promis.


lundi 8 octobre 2007

Supertramp - The Logical Song (1979)

Enorme succès des Supertramp au printemps 1979, "The Logical Song" se placera à la 6ème place dans les charts. C'est la meilleure progression parmis les quatres 45 tours issus de ce disque, "Breakfast In America". L'histoire des Supertramp (du moins le début), c'est un petit conte de fées. Savez-vous que à leurs débuts, les musiciens étaient sponsorisés par un millionnaire hollandais ? Fou de leur musique, Stanley Miesegaes injecte des fonds et pousse le groupe à sortir un disque. (qui sera un échec commercial, soit dit en passant) Après avoir fait du progressif pendant presque 6 ans, perdu la confiance de son label et de son mécène batave, Supertamp se tourne définitivement vers la pop (et -enfin- le succès) avec cette galette. La pochette est assez particulière, on y voit la ville de New-York composée uniquement d'ustensiles de cuisine. (tasses de cafés, fourchettes, couteaux, salière, assièttes et j'en passe) Vous aurez évidemment remarqué la présence des tours du World Trade Center. (Cliquez ici pour voir la pochette en grand format.) La femme ronde représentée avec son plateau et son jus de fruit symbolise la statue de la liberté. (d'après l'analyse du groupe) D'après Rick Davies, le claviériste-chanteur, "The Logical Song" dépeint l'état d'un jeune homme passant à l'âge adulte et perdant l'innocence de son enfance. C'est une chanson a double sens car elle évoque aussi les troubles mentaux. Fort de ses 18 millions de copies vendues dans le monde, "Breakfast In America" (qui est un petit best-of à lui seul) sera le plus grand succès de la formation londienne. Je reviendrai probablement un jour sur les autres chansons majeures de ce disque comme "Goodbye Stranger", "Breakfast In America" ou encore "Take The Long Way Home". Plus proche de nous, ce boquet fût repris dans le film "Magnolia" en 1999 avec Tom Cruise. Petite anecdote pour finir : Rick Davies n'était pas convaincu que sur la qualité artistique de son album. Bob Siebenberg, le batteur, lui paria 100 dollars du contraire. L'histoire donnera raison à Bob et le soir du 31 mai 1980 sur la scène du Madison Square Garden à New-York, Davies remet symboliquement un billet de 100 dollars sous verre à son collègue avec un petit mot : "You'd better not spend it ! You rat !" ("Tu ferais bien de ne pas le dépenser ! Salopard !")

mardi 2 octobre 2007

Frank Sinatra - New York New York (1979)

Contrairement à ce que beaucoups de personnes pensent, Frank Sinatra n'a jamais écrit "New York, New York", il l'a simplement popularisé. Ecrite par John Kander et Fred Ebb, on l'a retrouve pour la première fois sur la bande orignale de la comédie musicale du même nom, réalisé par Martin Scorsese en 1977. Liza Minnelli qui chante cette chanson, partage l'affiche avec Robert De Niro, qui revient d'un film à succès, toujours avec Scorsese : "Taxi Driver". Cette chanson était pourtant relativement méconnue jusqu'a ce que Frank Sinatra l'interprete dans l'un de ses concerts, un soir d'octobre 1978. Appréciant ce morceau, Frank la ré-enregistra à sa sauce en 1979 pour son futur album "Trilogy" qui sortait l'année suivante. Il modifia également les paroles, ce qui ne plut guère aux compositeurs originaux. Sans le savoir, Frank signait là l'un de ses derniers grands classiques. En effet, dès sa sortie, le public collera directement l'étiquette Sinatra à ce boquet qui lui allait comme un gand, oubliant dans la foulée la version de Minnelli. Vous vous en doutez bien, "New York, New York" est LA chanson de la cité qui ne dort jamais. On la retrouve partout : elle est jouée sur Time Square tous les 1er janvier, elle jouée dans le stadium des Yankees, l'équipe de base-ball, au Madison Square garden et même dans l'aéroport. Anecdote amusante : La direction des Yankees avait pour habitude de passer la version de Sinatra lorsque l'équipe new-yorkaise gagnait et celle de Minnelli lorsqu'elle perdait. Cela n'a évidemment pas plus à la dame qui a aussitôt réclamé que sa version soit également jouée en cas de victoire ou pas du tout. Les Yankees choisiront la deuxième option et depuis, seule celle de Sinatra est diffusée, qu'elle que soit l'issue du match. Le 7 février 1985, elle devient l'hymne officiel de New-York. En 1986, le groupe Queen, dont Freddie Mercury était fan de Liza Minnelli, a également repris "New-York New-York" pour la b.o. du film Highlander. Visez un peu les noms repris dans cette chronique : De Niro, Sinatra, Scorsese, Minnelli et sans oublier votre serviteur :-) Sont partout ces italiens ! Tiens, n'y a-t-il pas aussi un célèbre quartier italien à New-York nommé "Little Italy" ? Et puis qui a vraiment découvert tout ca ? Amerigo Vespucci ! Ils sont partout j'vous dis... ;-)

Regardez New-York New-York ici

mardi 25 septembre 2007

Free - All Right Now (1970)

Formé autour de Paul Rodgers, Paul Kossoff, Andy Fraser et Simon Kirke, "Free" fût considéré au début des seventies comme un groupe culte aux cotés de formations comme Led Zeppelin ou encore Cream. Et pourquoi une telle reconaissance ? Tout simplement parce que le groupe charme le grand public avec son single le plus célèbre : "All Right Now". Les quatres musiciens devront cependant attendre la sortie de leur troisième disque "Fire and Water" pour atteindre le sommet. Se hissant à la seconde place chez les rosbifs et à la 17ème chez les burgers, "Fire And Water" ne doit son succès que grâce à la chanson présentée aujourd'hui. Cela leur ouvrira l'accès au festival de l'île de Wight qui eu lieu entre le 26 et le 31 aout 1970. 600.000 personnes verront Free defendre leur disque, ce qui est une publicité énorme pour l'époque ! (pas d'internet, de myspace ou de clip vidéo, ne l'oublions pas) En plus de faire face à une foule immense, les anglais croiseront Jimi Hendrix, les Who, les Doors, Bob Dylan et j'en passe. Bref, ce fût une opportunité que tout groupe rêverait d'obtenir. Depuis cette fameuse date, le morceau a bien fait du chemin : en 1990, une étude très sérieuse avait démontré que "All Right Now" fût jouée au moins une fois tous les jours dans le monde depuis sa sortie. Une autre étude affirmait que le boquet était passé plus de deux millions de fois à la radio anglaise en 20 ans. Musicalement, c'est une chanson archi-simple mais très accrocheuse. Elle tourne sur trois accords et une petite ligne solo de basse. Comme vous vous en doutez, Free ne connaîtra jamais un deuxième succès comme celui-ci et à leur grand dam, le public les identifiera toujours à cette chanson. Le groupe se sépare 3 ans plus tard après des différents irrémédiables entre Rodgers et Kossoff. Paul Rodgers, qui chante aujourd'hui avec les membres survivants de Queen, interprete encore des chansons de son ancienne formation.

Regardez All Right Now ici (en live a l'Ile de Wight)



dimanche 23 septembre 2007

Neil Young - The Needle And The Damage Done (1972)


Tiré du magnifique album Harvest sortit en 1972, The Needle and the damage done (en français "Les dégats causés par l'aiguille.") parle évidemment des effets néfastes de la drogue et en particulier de l'héroine. Il y a une histoire derrière cette chanson : durant sa tournée de 1972, Neil se voit obligé de congédier son guitariste et ami Danny Whitten, celui-ci étant constamment défoncé qu'il ne peut plus assurer sur scène. (et même dans la vie de tous les jours.) Alors que Danny se fait conduire à son avion, Neil lui glisse un billet de 50 dollars en poche en lui sommant de les dépenser dans une cure à son retour. Malheureusement, dès son retour à Los Angeles, le doux billet finira dans les mains d'un dealer, histoire de s'envoyer une dernière petite dose pour la route. Mais ce sera la route du paradis qu'empruntera Danny Whitten, car le soir même de son arrivée à L.A., il décède d'une overdose. Pauvre Neil, il devait quand même se sentir un peu mal après cela... Toujours est-il que le Canadien a de nombreuses fois ouvert ses concerts avec cette chanson, passant cet avertissement à son public. "I caught you knockin' at my cellar door. I love you, baby, can I have some more. Ooh, ooh, the damage done." ("Je t'ai surpris à frapper à ma porte de cellule. Je t'aime bébé, puis-je en avoir encore ? Oh les dégats (sont déjà) causés.") "I sing the song because I love the man. I know that some of you don't understand. Milk-blood to keep from running out. " ("Je chante cette chanson parce que j'aime l'homme. Je sais que certains d'entre vous ne comprennent pas. Le sang couleur lait, c'est fait pour t'empêcher de t'échapper.") Ce que Neil appelle ici le sang couleur-lait, c'est le mélange de la poudre d'héroine et du sang que le junkie doit faire pour faciliter l'injection dans ses veines. "Harvest" sera (et est toujours) l'album le plus célèbre de Neil Young. Même le maître Dylan en personne jalousera le succès de ce disque, qu'il considère comme étant l'album qu'il aurait dû sortir...

mardi 18 septembre 2007

Marvin Gaye - What's Going On (1971)


C'est dans une période très difficile de sa vie que Marvin enregistra ce grand classique de la soul. Co-écrit avec Al Cleveland et Renaldo Benson, un des chanteurs du groupe "The Four Tops", Marvin Gaye chante ici son indignation, son incompréhension sur le monde qui l'entoure. "What's Going On ?" (en français "Que se passe-t-il ?") fût enregistrée le 10 juin 1970 à Hitsville, près de Détroit. La chanson, très engagée politiquement, est aussi un appel au calme. A l'époque où sort ce disque, les Etats-Unis sont en guerre au Vietnam depuis 7 ans. Cette oeuvre est un témoignage de plus à l'immense ferveur anti-guerre qui règne au pays de l'oncle Sam. Marvin pense également aux assassinats de Malcom X en 1965 et bien évidemment celui de Martin Luther King, en 1968, qui s'est battu contre la ségrégation raciale toute sa vie. Même dans sa vie privée cela ne vas pas très fort. Marvin est dépressif, il est orphelin de son amie chanteuse Tammi Terrell, emportée par un cancer à l'âge de 24 ans seulement. Un décès qui ne lui donne plus l'envie de faire de la musique. (Il a même pensé faire carrière dans le football par la suite !) Débutant sur son saxophone, "What's Going On" est très agréable à écouter. C'est un véritable appel au calme et à la détente. A noter que ce boquet fût repris par de nombreux artistes dans les décénies qui ont suivit. Cindy Lauper et également U2, qui l'a jouée tout au long de leur tournée Vertigo en 2005. L'album "What's Going On" a été classé en 8ème position des 500 meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stones. Quand à la chanson, elle fût classée en 4ème position des meilleurs chansons de tous les temps.


vendredi 31 août 2007

The Police - Roxanne (1978)


"Roxanne" est le premier titre de Police et également le fil conducteur vers leur succès. Il est amusant de savoir que Police ne parvenait pas à démarrer au moment où a étée écrite cette chanson. Le groupe se produisait à gauche et à droite, mais n'attirait pas les foules avec leur musique. Miles Copland, le frère du batteur Stewart Copland, était également dans le circuit musical. Un jour, Stewart demanda à son frère d'assister à une répétition, histoire de donner son avis. Après avoir écouté tout le set du groupe, Miles déclara que rien n'était intéressant pour le grand public. Stewart demanda alors à Sting de jouer sa dernière composition en date, "Roxanne". Sting refusa : "Si il n'a pas aimé les autres, je ne vois pas pourquoi il aimera celle-ci." Sur l'insistance de ses collègues, il céda. Et comme dans toutes les belles histoires, c'est après cette ultime écoute que Miles claqua dans ses mains en leur disant : "Putain les gars ! Vous tenez un tube ! Je vous signe !". "Roxanne" raconte l'histoire d'un homme amoureux d'une prostituée. ("Roxanne, you don't have to put on the red light. Those days are over. You don't have to sell your body to the night. Roxanne, you don't have to wear that dress tonight.") ("Roxanne, tu n'as pas à allumer ces lumières rouges. Ces jours sont révolus. Tu n'es pas obligée de vendre ton corps à la nuit. Roxanne, tu n'es pas obligée de porter cette robe ce soir.") Le titre de la chanson fût inspiré par un poster de Cyrano de Bergerac affiché dans l'hotel Parisien où le groupe séjournait. Si vous avez l'oreille attentive, vous aurez surement remarqué le son bizarre au tout début de la chanson. (qui est suivit par un petit rire). Le rire que l'on entend est celui de Sting. Ce petit passage n'était pas vraiment prévu au départ. Lors de l'enregistrement de la voix, Sting revenait d'une nuit blanche et était complètement claqué. Avant de faire sa prise, il voulu s'asseoir sur le piano situé derrière lui, histoire d'être plus à l'aise pour chanter. Le couvercle des touches étant ouvert, notre ami anglais a involontairement joué une note avec son postérieur ! Le groupe trouvant cette incident comique, a décidé de le laisser sur le mixage final.

vendredi 24 août 2007

The Clash - London Calling (1979)


"London Calling" est et restera sans doute le titre le plus connu des Clash. Paru sur leur troisième album du même nom, "London Calling" lie plusieurs styles. On y retrouve du rock, mais aussi du punk et même un peu de ska. C'est une chanson très engagée politiquement, aux multiples clins d'oeil et parfois même provocante. Le titre "London Calling" fait référence aux messages radios lancés par la BBC lors de la seconde guerre mondiale. ("This is London calling..."). Les paroles "A nuclear error, but I have no fear", sont inspirées de la tragédie de Three Mile Island. Three Mile Island est une petite île américaine. Le 28 mars 1979 s'est produit un terrible accident nucléaire, il a été classé niveau 5 à l'échelle internationale des évenements nucléaires. (le plus haut étant 7) "All that phoney Beatlemania has bitten the dust". "Cette Beatlemania ringarde qui a mordu la poussière" démontre clairement les idées punk du groupe : on détruit les symboles du passé. Le punk est pourtant sur la pente descendante à cette période. Enfin, les paroles "The ice age is coming" ("La période glacière arrive") est une critique envers la politique Britannique de l'époque et en particulier Margaret Thatcher et son partit conservateur. La pochette représente Paul Simonon, le bassiste, pulvérisant sa basse sur la scène du Palladium de New-York, en 1979. D'après l'interessé, c'est l'unique fois où il cassa son instrument. Pour la petite histoire, cette basse est exposée au musée Rock & Roll Hall Of Fame de Cleveland, aux Etats-Unis. Cette photo est d'ailleurs considérée par de nombreux observateurs, comme le cliché le plus rock de tous les temps. La photographe en question, Pennie Smith, ne l'a jamais aimée, la trouvant mal cadrée et floue. Elle ne pouvait faire autrement car au moment des faits, elle reculait pour éviter de se prendre la basse de Paul dans la tronche. La police de caractères est quand à elle, un hommage évident au premier simple sortit par Elvis en 1954. (C'est la même police et la même disposition) Vous l'aurez compris, "London Calling" est un grand classique du rock.

mercredi 22 août 2007

Van Halen - Runnin' With The Devil (1978)


"Runnin' With The Devil" est le premier morceau du premier album de Van Halen, surnommé "Van Halen I" par les fans. Van Halen, c'est deux frères hollandais de Nijmegen : Edward, surnommé "Eddie" et Alex. La famille Van Halen quitte l'Europe pour la Californie au début des sixties. D'abord nommé "Mammoth", le groupe loue son matériel de sonorisation à un entrepreneur local, un certain David Lee Roth. Lassés de payer ce bonhomme, ils décident tout simplement de le recruter comme chanteur en 1974. Comme "Mammoth" était déjà pris, Roth décide de donner le nom des frères bataves à la formation, jugeant ce nom "puissant" et "accrocheur". Van Halen est né. C'est en 1976 que le bassiste du groupe Kiss, Gene Simmons, les repères et finance leur premier enregistrement sur cassette. Parmis les titres enregistrés, on y retrouve "Runnin' With The Devil". Débutant sur des klaxons de voitures (on raconte que ce sont les propres voitures du groupe), la chanson est marquée par les hurlements de David et les prouesses d'Eddie à la guitare. (il va devenir un des meilleurs guitaristes soliste de l'histoire, soit dit en passant) Sortit en 45 tours en mai 1978, on retrouvait en face B l'instrumental "Eruption", qui figure également sur le premier album. J'ai également mis ce morceau écoute car il démontre la toute puissance de Van Halen et le génie de son guitariste, rarement égalé depuis. Inspiré d'un groupe de funk des années 60, les "Ohio Brothers", "Runnin' With The Devil" aura un succès honorable. (52ème position des charts britanniques et 84eme position aux Etats-Unis) Mais qu'importe, c'est l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. Van Halen se présente au monde avec ce boquet et vendra par la suite, pas loin de 80 millions d'albums... Si la musique est restée du bon hard-rock qui donne envie de se laisser aller à un petit "headbang", le look en revanche peut faire sourire. Je vous laisse (re)découvrir... Petit potin avant de finir : aujourd'hui, le groupe compte trois Van Halen dans ses rangs : Alex, Eddie et ... le fils d'Eddie, Wolfgang, qui tient la basse. Il est amusant de savoir que Wolfgang est âgé de 16 ans. Autrement dit, il n'était même pas né au moment de la sortie de "Runnin' With The Devil". Moi aussi je veux bien jouer avec tonton et papa...




Regardez Eruption ici (montage photo d'Eddie lors de son superbe solo de guitare)

samedi 18 août 2007

Blondie - Atomic (1979)


"Atomic" est le troisième single de l'album "Eat To The Beat" sortit en 1979. Blondie est un groupe new-yorkais formé en 1974 autour de la belle Debbie Harry, de son vrai nom Déborah. L'âge d'or de Blondie se situe entre 1976 et 1980. "Atomic" est un de leur dernier grand succès avant de traverser les eighties de façon assez chaotique. Nous sommes donc en 1979 et Blondie est un peu sur la pente descendante de la gloire. L'année précédente, ils sortaient leur disque le plus célèbre, "Parallel Lines" qui fût notamment récompensé d'un Grammy Award. "Eat To The Beat" se défendra bien, mais sans pour autant surpasser son prédecesseur. La pression médiatique constante sur les frêles épaules de Debbie, les tensions au sein de la formation et l'attente du public auront raison de Blondie, qui splitte en 1982. Mélangeant un peu de disco, un peu de punk et un peu de new-wave, "Atomic", a souvent été remixé par divers DJ à travers la planète. Pour ceux qui s'en souviennent, "Atomic" a également été choisi et remixé pour la compagne de Coca-Cola lors de la coupe du monde de football en France, en 1998. (Un bien triste souvenir de mémoire de footballeur, mais ne nous écartons pas du sujet...) Cela a d'ailleurs permis à Blondie de revenir en mémoire de certain(e)s et de se faire découvrir par d'autres. Et puis comment ne pas parler de la basse ! Omniprésente tout le long du morceau, elle donne le ton ainsi qu'un joli mini-solo en millieu de parcours. Coté guitare, certains estiment que les riffs mélodiques fûrent piqués à la chanson "Girl, You'll Be A Woman Soon", de Neil Diamond. C'est vrai que si on écoute attentivement, c'est assez frappant. Si ce boquet est devenu culte, la vidéo a quand à elle, très mal vieilli... Je ne sais pas vous, mais le bassiste avec sa chemise jaune canari et son énorme noeud papillon noir, c'est terrible !! Sans compter les figurants kitsh-futuristes à tomber par terre. Mais rendons à César ce qui appartient à César : "Atomic" est une bombe, c'est le cas de le dire !


Regardez Atomic ici

dimanche 5 août 2007

The Commodores - Easy (1977)


Bon allez, un peu de soul et de r'n'b. Quoi ? Et ton rock qui t'es si cher ? Tournerais-tu le dos à tes principes inviolables et sacrés ? N'ayez crainte mes frères, point de r'n'b pourri issu de Mtv où les rappeurs pêtent dans la soie, se mouchent dans les dollars pendant que leurs "meufs" bien roulées lavent leurs limousines en bikini. Non, non, non, ici, je parle du vrai r'n'b, de la soul, celui des grands-frères, des pères fondateurs. Trèves de moqueries, "Easy", chanson phare du répertoire des Commodores, n'a jamais aussi bien porté son nom. "I'm easy like sunday morning" chante le groupe. Qu'il y a-t-il de plus beau que le dimanche matin, après une bonne grasse mat', après la fête du samedi soir, de se lever aux chants des oiseaux et aux premiers rayons de soleil, les cheveux en pétard, pour siroter un bon café en sachant que nous n'irons pas bosser ? C'est l'effet que me fait cette chanson. Du bonheur. De la sérénitié. Pour la petite histoire, le groupe compte parmis ses membres fondateurs un certain Lionel Richie, lequel chante et joue du saxophone. Les Commodores étaient au départ un groupe très funk, soul et même instrumental. C'est l'influence de Richie et de ses compositions suaves qui pousseront le groupe vers des chansons de la trempe de "Easy". "Easy" sera d'ailleurs magnifiquement bien reprise par Faith No More, en 1993.


mardi 31 juillet 2007

Queen - Sheer Heart Attack (1977)


Non, Queen n'est pas qu'un groupe qui fait du rock-glamour avec une voix de Castafiore. Il faut savoir que Queen était avant tout un vrai groupe de rock, si pas de hard-rock ! Mais c'est également une formation aux multiples facettes. Il suffit de jeter une oreille à l'album "News Of The World" pour s'en rendre compte. Nous sommes en 1977 et à cette époque, la vague punk déferle sur l'Angleterre. Les Punks, jouant un rock beaucoups plus simplifié et plus violent, ont dans leur colimateur des groupes progressifs comme Pink Floyd, Yes ou encore Queen, qui jouent en se "prenant la tête" avec des compositions trop cafouillies. La chanson proposée ici, "Sheer Heart Attack", est un clin d'oeil de Queen envers cette nouvelle mouvance si populaire au Royaume-Uni. Avec ses riffs tranchants comme du rasoir, ses choeurs parfaits et sa rythmique bien balancée, ce boquet est le morceau le plus hard du disque. Elle fût pourtant écrite en 1974, date à laquelle est sortit le disque portant le même nom. Avec des chansons intemporelles comme "We Will Rock You" et "We Are The Champions" en ouverture de ce disque, "Sheer Heart Attack" fût logiquement éclipsée aux yeux du grand public. Il est amusant de savoir que lors de l'enregistrement de cet album, les punks des Sex Pistols étaient présents dans le même batiment à enregistrer leur album "Never Mind The Bollocks". Johnny Rotten s'amusait souvent à pousser la porte du studio pour venir se foutre d'eux, ce qui avait le don de les énerver...

lundi 30 juillet 2007

Pink Floyd - Comfortably Numb (1979)


Sans doute une des plus belles chansons de leur répertoire, "Comfortably Numb" est issu du célèbre double album "The Wall" sortit en décembre 1979. Ecrite au départ par le guitariste David Gilmour, elle fût complétée par son frère-ennemi, le bassiste Roger Waters. Je dis "frère-ennemi" car il faut savoir qu'a cette époque, l'ambiance au sein du groupe n'est pas vraiment au zenith. Waters, homme prétentieux, tyrannique, hautain et à l'égo démesuré, dirige son groupe d'une poigne de fer. Il compose d'ailleurs la quasi totalité de l'album, laissant très peu d'espace artistique à ses collègues. (il fera d'ailleurs écrire son nom en lettre capitales et celle des autres en minuscule, c'est dire comme il était mégalo...) Il faut savoir que "The Wall" est un opéra rock. Il raconte l'histoire de Pink, jeune héro voulant devenir rock-star. Mais les malheurs de Pink s'accumulent (mort de son père, une mère possessive, échec de son mariage...) tel un mur de briques qui représente tous ses problèmes. Pink va s'enfermer dans ce mur jusqu'a la folie avant de le détruire. Tous les compositions de ce double album se suivent, excepté "Comfortably Numb". La chanson, que l'on peut traduire par "agréablement engourdit" raconte le moment où le héro Pink est sous emprise de la drogue avant de monter sur scène. La chanson évoque cet état d'intertie du héro. Le couplet (chanté par Waters) évoque les paroles rassurantes du médecin qui s'occupe de lui. Le refrain (chanté par Gilmour) illustre le monde étrange dans lequel le drogué se trouve. Personnellement, c'est une de mes chansons favorites du Floyd. Et puis surtout, comment ne pas évoquer le mythique solo de fin de ce morceau ! Très apprécié par les fans de Pink Floyd, mais aussi par beaucoups de guitaristes dans le monde, le solo de fin de David Gilmour à été classé quatrième meilleur solo de tous les temps par le célèbre magazine "Guitar World", c'est dire ! Sur l'album, la chanson se termine en fade out, laissant la partie instrumenté de Gilmour s'évaporer lentement. Frustré de devoir co-signer cette chanson avec son guitariste, Waters a mis en place ce fade, de peur de voir son "ami" en tirer une quelconque gloire. Toujours est-il qu'en concert, le guitariste s'en donne à coeur joie pour notre plus grand plaisir. Le solo du live ci dessous dure quatre minutes trente. Je vous laisse déguster et savourer ce grand classique de la musique...

Ecoutez Comfortably Numb ici (version originale)


Regardez Comfortably Numb ici (en live acoustique)

samedi 21 juillet 2007

Led Zeppelin - Since I've Been Loving You (1970)


Sans aucun doute le plus beau blues joué et écrit par des blancs, "Since I've Been Loving You" se trouve sur le troisième album du groupe, sobrement intitulé "Led Zeppelin III". Nous sommes au tout début des seventies. A cette époque, le "Zep" est déjà un dinosaure du rock qui écrase toute concurrence. Après deux albums éblouissants, des tournées où les excès et les écarts sont légion, (chambres d'hotel dévastées, drogues, groupies...), les quatres anglais se retirent au calme au Bron Y-Aur cottage au Pays de Galles, pour plancher sur leur nouveau disque. Et qui dit nouveau disque, dit nouveau style. Enfin, presque... C'est en effet sur cette nouvelle galette que Robert Plant et ses compagnons vont se laisser aller à leurs vraies racines : écrire des chansons folk et blues. Oh, il y a toujours un peu de cette rage qui a fait leur marque de fabrique, rassurez-vous. Je pense notament à "Immigrant Song" qui ouvre le disque. Mais la compo qui tient le haut du pavé, c'est sans conteste celle présentée aujourd'hui. Led Zeppelin ferme bons nombres de caquets avec ce blues en prouvant qu'ils peuvent écrire de magnifiques chansons et pas que du heavy-metal frénétique. Plant n'a jamais chanté aussi haut, Bonzo démontre qu'il sait faire autre chose de plus fin que de massacrer ses fûts, Jones est éblouissant à la basse, et le solo de Page reste légendaire. Pour moi, cette chanson mérite d'être aussi connue et célèbre que Stairway To Heaven. Evidemment, ce morceau et ce disque prendra beaucoups de personnes à rebrousse poil. Mais cela n'empêchera pas Led Zeppelin de rester tranquillement assis sur son trône, gardant sous sa botte les autres formations montantes. Si vous ne connaissez pas "Since I've Been Loving You", je vous conseille de l'écouter ne serait-ce qu'une fois. C'est un vrai classic-rock ! (ou plutôt classic-blues, c'est comme vous voulez...)

samedi 14 juillet 2007

AC/DC - It's A Long Way To The Top (1976)


Un ami m'a demandé hier pourquoi il n'y avait pas un peu plus de rock sur ce blog. Pierre, pour ne pas le citer, je vais non seulement te faire plaisir en mettant du bon vieux rock, mais en plus ton groupe préféré ! Les Australo-ecossais d'AC/DC ! C'est vers la première moitié des sixties que débarquent les frères Young en Australie. Dans leurs valises, du rock explosif qui n'attend que d'envahir le monde. La recette d'AC/DC est très simple et toujours la même : vous prenez la bonne vieille marmite rock, vous y mettez 2 ou 3 riffs poivrés et décapant, vous y ajoutez une pincée de solo et vous remuez à feu doux. A déguster sans modération avec une bonne bière. Jamais compliquée, toujours accessible, la musique d'AC/DC était et est toujours une valeur sure du bon vieux hard-rock. C'est sur un conseil de sa soeur qu'Angus Young arbore sa tenue de petit écolier-démon sur scène, qui deviendra rapidement l'emblème de la formation. Un beau soir, alors que leur chanteur Dave Evans refuse de monter sur scène, le groupe prends la décision de partir en chasse d'un remplacant. Alors que les musiciens sont conduit au local de répétition, leur chauffeur, un certain Bon Scott, chantonne derrière son volant. Les frères Young se penchent alors vers le bonhomme tatoué et se disent : "Mais voilà notre chanteur !" Le lendemain, Bon Scott troque son camion contre un micro. AC/DC possède désormais son couple mythique, Young/Scott. La machine est lancée, et le disque "High Voltage", enregistré en seulement 3 semaines, sera le premier à débarquer en Europe. La chanson "It's A Long Way To The Top (If You Want To Rock'n'Roll)" est on ne peut plus d'actualité pour tous les poilus qui décident de monter un groupe. C'est un bien long chemin pour monter au sommet ! A noter que l'on retrouve des cornemuses dans cette composition, hommage évident à leur Ecosse d'origine. 30 ans après sa parution, c'est toujours aussi électrique. Comme quoi les bons disques ne vieillissent jamais...