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lundi 11 février 2008

Metallica - Until It Sleeps (1996)


"Until It Sleeps" est le premier single du sixième album de Metallica, "Load". Parmis tous les singles que les four horsemens ont sortit, c'est sans doute celui-ci qui fera le plus de bruit. Non pas pour sa musique, mais bien à cause du virage abordé par le groupe. Nous sommes en 1996 et Metallica revient après cinq années de silence discographique. A la sortie de "Load", beaucoups de fans (dont moi) seront dérouté par ... le nouveau look des américains. Cheveux courts, maquillage, sessions photos extravagantes avec Anton Corbijn, le célèbre photographe Hollandais qui à notamment bossé pour U2 ou Depeche Mode, changement de logo, pochette de disque étrange et bien évidemment, chansons moins "hard" qu'avant... ca fait bien beaucoups de transformations en une fois me direz vous. Metallica subira les foudres de nombreux fans pour cette métamorphose. C'est un peu comme si Marylin Manson, Alice Cooper ou Kiss jouaient sans maquillage ! Mais qu'a cela ne tienne, James, Kirk, Lars et Jason sont réputés pour leur "Je m'en foutisme" et ils ont bien raison. Musicalement, Until It Sleeps reste un bon morceau de metal. Même si il commence sur un air bluesy, le riff de James est toujours intact, la batterie de Lars frappe toujours aussi fort, et les solos de Kirk sont toujours aussi délicieux. Ecrit par James, "Until It Sleeps" parle du cancer qui à emporté le père du chanteur. Les paroles sont d'ailleurs assez éloquantes. La vidéo est l'une des plus sympathiques et des plus réussies de la vidéographie du groupe. On y voit nos quatres poilus évoluer dans un enfer imaginaire et très librement inspiré du peintre hollandais Jérôme Bosch. (Pour ceux qui connaissent)

lundi 19 novembre 2007

System Of A Down - Sugar (1998)


Je n'oublierai jamais le jour où j'ai découvert cette chanson en compagnie de mon pote Christophe. Si j'en suis resté bouche bée avec une main sur le front, Christophe hurlait et jubilait en bondissant dans toute la pièce. En moins de trois petites minutes, "Sugar" déverse une énergie fulgurante, et ce, dans une ambiance complètement tordue. Formé autour de Serj Tankian, Shavo Odadjian et Daron Malakian (tous trois sont américains d'origine arménienne), System Of A Down perce chez les métalleux grâce à ce premier single complètement dingue. Le morceau, écrit avant la création du groupe, est un puzzle de plusieurs anciens riffs amenés par chacun des membres. Aujourd'hui, c'est la plus connue et la plus aimée du répertoire par les fans. Alternant les moments calmes, violents, les hurlements et les chuchotements, on peut dire qu'on a droit à tout. Sortit sur leur premier album éponyme, elle ne sera découverte par le grand public qu'après le deuxième disque, "Toxicity", plus calme et surtout plus médiatisé. En 1998, System Of A Down ("SOAD" pour les fans) était encore un groupe très "underground", ne passant que dans les émissions spécialisée en métal. La pochette qui représente une main ouverte, vient d'une affiche de propagande du partit communiste allemand, sous le règne du IIIème Reich. Sous cette main, on y trouvait le texte : "5 doigts sont une main ! Avec ces 5, attrapons nos ennemis !" Ce slogan a inspiré le groupe qui a ajouté au dos de son disque : "La main a 5 doigts, capables et puissants, en mesure de détruire autant que de créer." Attention, cette musique n'est pas donnée à tout le monde et le clip vidéo est assez violent.


Regardez Sugar ici

mercredi 24 octobre 2007

Chemicals Brothers (the) - Hey Boy Hey Girl (1999)


Bon, je ne suis pas un très grand fan des frères chimiques, ormis leurs boquets les plus célèbres. Et parmis ceux-ci, j'en retiens deux qui me plaisent particulièrement : "Let Forever Be" et "Hey Boy Hey Girl", présenté aujourd'hui. Présent sur leur troisième album, "Surrender", où les deux artistes y invitent pas mal de célèbrités (dont Noel Gallagher du groupe Oasis), "Hey Boy Hey Girl" passa en boucle sur les chaines musicale en cette belle année 1999. Qui ne se souvient pas de ce clip extraordinaire où l'on voit une petite fille atteinte de capacités visuelle plutot étonnantes : elle voit les squelettes des gens qu'elle croise. Comme la pluparts des morceaux des Chemicals Brothers, il s'agit d'un mix d'un vieux morceau remanié par le duo. Ici il s'agit d'un sample de la chanson "The Roof Is On Fire" du groupe de rap Rock Master Scott & The Dynamic Three. Vous voyez, la chanson des années 80 où le refrain fait : "The roof ! The roof ! The roof is on fire !" ? Ben c'est ca. Coté paroles, c'est pas bien compliqué, la phrase "Hey Boy ! Hey Girl ! Superstar DJ ! Here we go !" est répétée tout le long. (comme quoi cela à l'air idiot de faire de l'électro. C'est peut-être pour cela que je n'ai jamais accroché à ce style de musique...) Mais qu'a cela ne tienne, ce boquet est tout simplement phénoménal et très entrainant.

mercredi 17 octobre 2007

Green Day - Basket Case (1994)


Sortit il y a 13 ans (déjà), l'album "Dookie" de Green Day fût (et est toujours) une référence pour tous ceux qui comme moi, avaient 16 ans à l'époque et étaient en âge de s'éclater sur du bon punk-rock. Et qui dit "Dookie", dit "Basket Case", la chanson porte-étendard de Green Day ! Tout le monde qui s'interesse un tant soit peu au rock a déjà vu le célèbre clip où les membres du groupes sont enfermés dans un asile de fous. Vendu à plus de 15 millions d'exemplaires, je crois que les trois ricains n'ont jamais tapé aussi fort. (ormis peut-être avec "Américan Idiot", sortit en 2004 ) "Basket Case" a étée écrite par Billie Joe Armstrong, le chanteur-guitariste. Notre ami y chante ses problèmes d'enfance et notamment ses anxietés de devenir fou. Billie était véritablement atteint d'une maladie psychologique, une crise de panique qui plonge le patient dans de profondes angoisses, accélère son rythme cardiaque, lui donne divers tremblements et autres insomnies. (entre nous franchement, à voir sa tronche, on se demande si il est complètement guérit…) C'est ainsi que le groupe demanda à ce que la vidéo soit réalisée dans un hopital psychiatrique aujourd'hui abandonné. La vidéo originale est filmée en noir et blanc. Les couleurs ont étée rajoutées par la suite pour donner une image encore plus tordue. Sortit en single 6 mois après celle de l'album, "Basket Case" fût un énorme succès. C'est fun, simple, positif et bien punk. (quoi que pour certains puristes, Green Day n'est pas vraiment "punk", mais plutot du "teenage rock" ou "garage rock", le punk ayant véritablement sévit à la fin des années 70) Le consécration viendra lorsque le groupe décrochera un grammy award, la haute distinction de l'industrie musicale. Petite anecdote concernant ce disque, le nom original de cette galette devait être "Liquid Dookie". Le groupe raconta dans une interview que ce titre faisait référence à la diarrhée dont ils souffraient lors de premières tournées à force de manger des conserves périmées. La maison de disque trouvant ce titre un peu dégueu' (et vous aussi j'immagine), les trois larbins ont réduit "Liquid Dookie" en "Dookie" tout court. En plus d'avoir des problèmes de cervelle, il avait également la chiasse, pas de bol Billie...

vendredi 12 octobre 2007

Oasis - Whatever (1994)


"Whatever" est un single isolé de la discographie d'Oasis. Il sort pour noël 1994 et figure uniquement sur la version australienne de "Definitely May Be". Le thème de la chanson ("Qu'importe" en frenchie) résume bien l'état d'esprit des deux gais lurons mancuniens que sont Noël et Liam Gallagher. Je fais ce qui me plaît, je dis ce que je veux et je m'en fous du reste. On raconte que le premier couplet de la chanson est une phrase que Noël aurait répondu à son père qui lui demandait d'aller postuler pour du travail. ("I'm free to be whatever I. Whatever I choose. And I sing the blues if I want") En gros, cela pourrait donner : "Je suis libre d'être ce qui me plait, qu'importe ce que je choisi. Et je chante le blues si j'en ai envie." C'est, d'après les dires du guitariste lui-même, une de ses premières compositions. Musicalement, c'est très frais, très simple et surtout très chantant. Sur la version studio, le groupe est accompagné par le London Session Orchestra. Ce single restera plus de 50 semaines dans les charts britanniques, un record pour le groupe, encore aujourd'hui. Lorsque le groupe en fît la promotion dans l'émission Top Of The Pops, il s'amusèrent à mimer tous les instruments de l'orchestre les accompagnant. Bonehead, le guitariste, s'est même emparé d'un violoncelle pour montrer clairement qu'il ne savait pas en jouer une note. De cette façon, les mancuniens affichaient leurs mépris pour le play-back, souvent de mise pour cette émission.


Regardez Whatever ici

mardi 9 octobre 2007

REM - Losing My Religion (1991)

L'année 1991 est pour moi l'une des plaques tournantes de l'histoire la musique. Elle vu naître des disques de calibre comme "Nevermind", "Metallica", "Blood Sugar Sex Magic", "Dangerous", "Use Your Illusion" ou encore "Out Of Time" de R.E.M, dont est tiré l'énormissime "Losing My Religion", présenté aujourd'hui. R.E.M, qui signe là son second disque avec la firme Warner, s'expose à la face du monde grâce à ce titre qui fera le tour des cinqs continents. Le groupe quitte ainsi définitivement le monde underground pour flirter avec les charts et ce, jusqu'a aujourd'hui encore. En argot, "Losing My Religion" signifie être impoli, perdre son sang froid. Cette expression est couramment utilisée dans les états sudistes des Etats-Unis. D'après le chanteur Michael Stipe, la thématique de la chanson est inspirée de "Every Breath You Take" de Police; et malgré ce que tout le monde croit, la chanson n'aborde pas la religion. Son titre est évidemment trompeur et la vidéo est un clin d'oeil du groupe pour ceux qui se seraient mis le doigt dedans. Réalisée par Tarsem Singh (qui a aussi réalisé le film "The Cell" avec Jennifer Lopez en 2000) la vidéo du morçeau met en scène Saint-Sébastien (avec sa blessure aux cotes) chutant du paradis pour se retrouver sur terre. Recueilli par des hommes peu scrupuleux et impies, il est exposé au public comme une bête de foire dans le but de se faire de l'argent. Cette histoire est directement inspirée d'une nouvelle du colombien Gabriel Garcia Marcez. Les personnages et les couleurs sont quant à eux très inspirés des tableaux de Caravage (1571-1610), le célèbre peintre italien. (qui est au passage un de mes peintres préférés) A noter enfin que Peter Buck le guitariste, a troqué sa guitare pour mandoline sur ce boquet. Peter reste fidèle à la version studio lorsqu'il l'interprete sur scène : il joue sur une mandoline électrifiée. Est-il utile de dire que "Losing My Religion" fût un succès retentissant ? Bien qu'elle fût numéro 1 au pays de l'oncle Sam, elle fût cependant moins bien accueillie sur le vieux continent (19è position) et ce, malgré le mattraque médiatique du clip et les passages en radio. Fin 1991, les quatres américains décrochent la plus haute récompense pour des musiciens : un Grammy Award. (qui est un peu "l'Oscar" de la musique)

Regardez Losing My Religion ici




mercredi 3 octobre 2007

Nirvana - Smells Like Teen Spirit (1991)


"Smells Like Teens Spirit" ou l'histoire incroyable d'un quartet de Seattle qui part à la conquête du monde. Ecrite par Kurt Cobain, Kris Novoselic et Dave Grohl; produite par Butch Vig (le batteur du groupe Garbage) et ouvrant l'album "Nevermind", "Smells Like Teen Spirit" s'est imposé dans le coeur de toute une génération (la génération "x", autrement dit la mienne) comme l'histoire de la musique en a rarement vu. Pourtant, on ne peut pas dire que ce succès fût prévisible, bien au contraire. C'est un changement de cap qui propulse Nirvana devant les projecteurs et que Cobain ne digérera pour ainsi dire jamais. Kurt tentera d'ailleurs à plusieures reprises de "couler" son groupe avec des disques moins vendeurs, chose qu'il ne parviendra jamais réaliser. (mais bon, ca, c'est une autre histoire) C'est ce même Kurt qui est à l'origine du boquet : "J'étais en train de gratter et d'écrire pour obtenir la chanson pop ultime. En réalité, j'étais en train de pomper un riff des Pixies. Je dois bien l'avouer, quand j'ai entendu les Pixies pour la première fois, j'ai tellement accroché que j'aurais voulu faire partie de ce groupe, ou alors monter un groupe de reprise en leur honneur. Nous nous sommes largement inspirés de leur dynamisme et de leur manière d'altérer les moments calmes et les moments forts." Ce n'est que quelques semaine avant l'enregistrement de l'album "Nevermind" que Kurt commençà l'ébauche du morceau. Quand il le présenta à ses collègues, il n'avait qu'un refrain et un riff. D'après Kris Novoselic, le bassiste, l'accueil fût assez froid. Kurt insista pour répéter ce riff en boucle pendant une heure et demie. C'est alors que Kris proposa de ralentir le tempo et Dave y colla un patern de batterie. "Smells Like Teen Spirit" était née. Elle fût enregistrée en mai 1991 en 3 prises, le groupe ayant retenu la seconde pour le disque. Musicalement, on ne peut pas dire que c'est d'une complication à s'arracher les cheveux. Kurt disait lui-même que le riff principal était aussi simple et cliché que "Louie-Louie" des Kingsmens. Le titre de la chanson est inspiré par une phrase qu'une amie de Kurt, Kathleen Hanna, aurait écrite sur un mur : "Kurt smells like teen spirit". ("Kurt sens le teen spirit") ("Teen Spirit" était un déodorant bon marché) Alors qu'ils discutaient de punk-rock et d'anarchisme, Kurt interpréta cette phrase comme quelque chose de révolutionaire.


Sortit le 10 septembre 1991 en single, le succès fût aussi fulgurant que colossal. Des milliers de copies se vendent à la semaine, Mtv passe le clip en boucle et finalement, le célèbre album "Dangerous" de Michael Jackson est détrôné au Billboard Charts ! Si "Smells Like Teen Spirits" fît le bonheur des uns, il fît aussi le malheur des autres. Car qu'on le veuille ou non, c'est avec ce disque que Nirvana mettra au chomage un tas de groupes à paillettes/permanante/flashy/moules-bites des eighties. Je pense notamment à Poison, Cinderella, Motley Crüe et d'une certaine manière, les Guns'n'Roses. (que Kurt haïssait particulièrement) Toute une mouvance tourna le dos à cette période plastique que fût les années 80 pour revenir à un rock plus simple, plus gras, plus rageur. C'est le même syndrome que celui qui est arrivé avec les Sex-Pistols et les punks dans les années 70 : toute une génération dit "merde" à une autre. J'avais 13 ans lors de cette mini-révolution musicale et je me souviens encore de l'impact qu'avais eu la vague Nirvana : les chemises à carreaux style "bucheron" firent leur apparition en dehors du pantalon, les cheveux repoussaient, la pluparts des garçons apprenaient la guitare en jouant du Nirvana, on écoutait également du Pearl Jam, du Soundgarden, du Alice In chains et j'en passe.


La vidéo à présent, car elle aussi, elle est devenue culte. Dirigée par Samuel Bayer (qui bossera plus tard avec Green Day, Metallica et les Smashing Pumpkins) le clip représente le groupe jouant dans une sorte de concert-scolaire avant de tourner leur prestation à l'anarchie complète. (destruction des instruments, mouvements de foule, hurlements...) Le magazine Rolling Stones qualifia cette vidéo comme étant "le meilleur concert de rock qu'on puisse imaginer". Il est amusant de savoir que cette scène de chaos à la fin du clip n'était pas vraiment prévue. La véritable fin devait se terminer sobrement avec le groupe achevant sa chanson devant leur public assis à applaudir. Mais les figurants étaient tellements fatigués et lassés d'être restés assis toute l'après-midi lors des nombreuses prises, que Kurt les invita à pogoter un bon coup. La mauvaise humeur des figurants pris le dessus et le groupe (qui en avait surement marre aussi) s'y donna de bon coeur avec eux en pulvérisant tout le plateau. Après une discussion avec Samuel, le groupe convinquit le réalisateur de garder cette scène finale. Lors de ses concerts, Nirvana s'amusait souvent à modifier le tempo et les paroles originale de la chanson. La version la plus flagrante (et la plus délirante) fût atteinte lorsque le groupe joua pour l'émission anglaise Top Of The Pops en 1991. Ce jour-là, Nirvana devait jouer en playback et Kurt chanter par dessus la bande-son. Bien évidemment, ce genre d'exercice emmerdait royalement la formation américaine. Kris et Dave se sont donc mis à faire n'importe quoi, sautant, gigotant comme des pantins désarticulés pendant que Kurt chantait incroyablement lentement. On avait l'impression d'écouter cela sur un walkman dont les piles rendent l'âme. Il s'amusa également à modifier quasi toutes les paroles. Exemple : au lieu de chanter "Load up on guns, brings your friends" ("Charge ton flingue, amène tes potes"), il chanta "Load up on drugs, kill your friends" ("Bourre-toi de drogues, tue tes amis"). Personnellement, j'ai trouvé cela tordant de rire. Enfin, pour finir cette longue chronique, je n'oublie pas de citer une personne qui a merveilleusement bien reprit ce morceau : la rouquine Tori Amos. La belle dame a effet rejoué "Smells Like Teen Spirit" en acoustique sur un piano pour la sortie de son single "Crucify" en 1992. A noter aussi que ce boquet figure en version cabaret dans la comédie musicale "Moulin Rouge", sortit en 2001 avec Nicole Kidman et Ewan McGregor.




Regardez Smells Like Teen Spirit ici (a la BBC singé par Nirvana eux meme)




Pour la petite info, la génération X reprends toutes les personnes nées entre 1961 et 1981.

samedi 29 septembre 2007

Radiohead - Street Spirit (1995)


Si avec la chanson Creep, Radiohead sortit du rang, c’est avec cet album qu’il enfonca le clou et rentra de plein pied dans le succès. Intégralement composé sur la route, dans les tours bus et les hotels, The Bends est pour moi l’album le plus aboutit du groupe d’Oxford. Chanson mystérieuse, à l’esprit torturé, au chant déchirant, Street Spirits est à l’image de son chanteur Thom Yorke. Même si les instruments pleurent de jolies mélodies, la densité et l’occupation sonore est au maximum. Street Spirits est tout simplement envoutant. C'est lors de cet enregistrement que le groupe rencontre Nigel Godrich, qui deviendra par la suite, leur producteur attitré. La chanson est inspirée -parait-il- d'une chanson de R.E.M. Quand au titre, il est inspiré d'un roman Ben Okri, "The Famished Road". Comment ne pas parler de cette chanson sans parler de son clip vidéo ! Réalisé par Jonathan Glazer (qui fera aussi celle de "Karma Police") est un vrai petit chef-d'oeuvre. Intégralement filmé en noir et blanc, on y voit les membres du groupe bouger dans des plans accélérés et ralentits. Interrogé sur la chanson, Thom Yorke, le chanteur, a répondu : "Street Spirits est notre composition la plus pure. Je ne l'ai pas écrite, elle s'est écrite d'elle même. Je ne suis que l'interprète, le messager. Parmis toutes nos chansons les plus tristes, il y a toujours une petite lueur d'espoir quelque part. Street Spirits n'en a point. C'est un long tunnel noir sans fin. C'est pourquoi je n'ai jamais compris la réaction du public lorsque nous la jouons sur scène. Les voirs avec leurs sourires beats et leurs yeux clos me font comprendre qu'ils n'ont rien capté à la chanson."Cet album, malgré ses 10 balais bien sonnés, n’a pris aucune ride.

vendredi 28 septembre 2007

Foo Fighters - Learn To Fly (1999)


Comme chacun le sait, (ou pas) le groupe Foo Fighters est né des cendres encore fumantes de l'ogre qu'était Nirvana. Ceci dit, le projet ne date pas d'hier. En effet, alors que Dave Grohl officiait déjà derrière les fûts de groupe de Seattle, il avait une pile de cassettes démo qui attendaient patiement leur heure. Ne cherchez pas de points communs avec l'ancien groupe de l'ami Grohl et celui-ci, il n'y en a pas. Les Foo Fighters jouent un rock plus orienté "Radio-FM", si je puis dire. C'est sympa, ça détend, mais ça casse pas trois pattes à un canard comme dirait mon ami Pitou. Mais alors à quoi bon nous servir ta soupe insipide, mon cher Sato ? Ben, si je mets cette chanson, c'est surtout pour son clip délirant. Dans cette vidéo, les musiciens nous démontrent leur talents de comédiens. Nous sommes sur un vol charter où nous retrouvons tous les clichés dans les avions remplis de touristes. La grosse femme qui n'est pas contente de sa place, la petite fille boutonneuse casse-bonbon à qui on montre le cockpit, l'hotesse au décolleté-balcon qui fait fantasmer tout l'équipage ou encore le steward homo comme un phoque qui est secretement amoureux du pilote moustachu, chaque personnage est interpretté à merveille. Bref, j'ai passé un bon moment à visionner ce petit clip sympa. Mesdames et messieurs, veuillez couper vos portables, éteindre votre cigarette et attacher votre ceinture. L'avion va décoller dans quelques instants...

samedi 15 septembre 2007

Alanis Morissette - Ironic (1995)


Quatrième single de l'album "Jagged Little Pill", "Ironic" était la chanson qui passait dans toutes les soirées cool des nineties. Bien rock et bien positif, "Ironic" me rappelle avec émotion mon secondaire, ses soirées étudiants, les premières virées en voiture, les premières copines... Contrairement à ce que le peuple croit, les paroles ne sont pas vraiment ironiques. Alanis le dit elle même dans une interview : "Lorsqu'on a écrit cette chanson, Glenn et moi, (Glenn Ballard est le producteur de l'album d'Alanis) nous ne nous sommes pas entêté à pondre des paroles et une histoire ironique. En revanche, on ne pensait pas que cette chanson allait passer sous la loupe de 30 millions de personnes...Il n'y a aucune ironie dans mes paroles, et c'est ça qui est ironique !" Les paroles racontent toutes des petites situations embarassantes et contradictoires de la vie de tous les jours. Alanis ponctue tous ses refrains par "Isn't it ironic ? Don't you think ?" Exemple : "A traffic jam when you're already late. A no-smoking sign on your cigarette break. It's like ten thousand spoons when all you need is a knife. It's meeting the man of my dreams. And then meeting his beautiful wife. And isn't it ironic... don't you think ?" ("Un bouchon quand tu es déjà en retard. Un panneau interdiction de fumer pendant ta pause cigarette. C'est comme dix milles cuillères alors que tout ce dont tu as besoin, c'est d'un couteau. C'est rencontrer l'homme de tes rêves, puis rencontrer sa somptueuse épouse. N'est-ce pas ironique ? Qu'en penses-tu ?") "Ironic" sera le premier single distribué aux Etats-Unis et sera, vous le savez déjà un énorme succès. La vidéo, où Alanis joue plusieurs personnages dans une voiture, passera en boucle sur Mtv et VH1. Elle remportera plusieurs prix pour ce clip, notamment pour son originalité au niveau des couleurs. En effet, si vous regardez bien, le couplet apparait en bleu clair, le refrain en vert et de temps en temps, on y voit du pourpre pendant les moments instrumentaux.

jeudi 13 septembre 2007

Megadeth - Symphony Of Destruction (1992)


Nous sommes en 1992, Megadeth, groupe de Heavy-Metal fondé par Dave Mustaine, ex-guitariste de Metallica éjecté pour son alcoolisme récurrent, sort son cinquième album, "Countdown To Extinction". La chanson phare de cet opus, "Symphony Of Destruction", critique la politique américaine dirigée par un leader, considéré comme une marionnette. La marionnette conduit son peuple à la destruction. "You take a mortal man, and put him in control. Watch him become a God, watch peoples head's a roll". Dave Mustaine s'inspire de la légende du joueur de flûte de Hamelin. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une vieille légende allemande du XIIIè siècle où un flûtiste attira tous les rats qui envahissaient la ville de Hamelin pour les mener au fleuve où ils se noyerent. Malgré le fait qu'il libéra la ville de ce fléau, les habitants refusèrent le payer ou de le récompenser. Pour se venger de ce manque de reconaissance, le joueur de flûte attira tous les enfants avec sa musique pour les emmener dans une grotte où ils les enferma pour l'éternité. ("Just like the pied piper. Led rats through the streets. We dance like marionettes, Swaying to the symphony...Of destruction") "Countown To Extinction" arrive un an après le terrible "Black Album" du frère-ennemi Metallica. Et comme par hasard, le son est plus adouci, plus accessible. Même la vidéo est étrangement filmée et produite à la "Enter Sandman". Comme pour les Four Horsemens, ce disque sera l'appogée (a mon humble avis) de la bande à Mustaine. Un grand classique du groupe donc.

mercredi 12 septembre 2007

Shivaree - Goodnight Moon (1999)


Bon, j'avoue, je ne connais quasi rien à ce groupe. Je ne connais d'ailleurs que quelques morceaux intéressants, dont celui-ci, que je trouve superbe. Superbe pour sa voix sensuelle et son ambiance jazzy et chaude. C'est bien simple, quand j'entends une voix comme çà, je fonds comme neige au soleil. Même l'image est sensuelle car la chanteuse, Ambrosia Parsley, est tout simplement délicieuse. La chanson "Goodnight Moon" figure sur leur premier album au nom à rallonge : "I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump". (A croire qu'ils l'ont fait exprès pour emmerder les disquaires qui préparent les rayons.) Le nom du groupe "Shivaree" est inspiré du mot français "Charivari". Le charivari, qui à l'origine du mot "chahut", est un cortège dans lequel des musiciens et passants font du bruit avec toute sorte d'instruments et d'objets divers. C'était très populaire au XIVè siècle. Pour les attentifs, ce petit boquet se fait entendre dans le film "Kill Bill : Volume 2" avec la belle Uma Thurman.

mardi 11 septembre 2007

Moby - Natural Blues (1999)


Déjà célèbre pour avoir collaboré sur la bande originale de James Bond et remixé quelques singles de Metallica, Moby décroche la lune en 1999 avec ce titre que tout le monde a surement déjà chantonné une fois sous la douche. "Natural Blues" est inspiré d'une chanson folk de Vera Hall (chanteuse américaine du début du siècle), "Troubled So Hard", jouée en 1943 pour la BBC. La voix entendue dans la chanson n'est autre que celle de Vera, tournant en boucle. "Oooh, Lordy, troubles so hard. Don't nobody know my troubles but God". La vidéo, récompensée à de maintes reprises pour sa simplicité et son originalité, met en scène un petit personnage fictif attachant, "Little idiot". Moby déclara plus tard incarner ce personnage dans ce dessin animé. Personnellement, l'animation me fait étrangement penser au clip de Radiohead, "Paranoid Android", sortit en 1997. L'album sur lequel figure ce boquet,"Play", est intégralement sous licence commerciale. C'est à dire que toutes les chansons de ce disque sont reprises dans des publicités, musiques de films ou génériques télés. C'est l'unique album au monde à avoir ce statut. C'est également un opus très éclectique puisqu'en plus de retrouver de l'électro, on y trouve également du gospel, du blues ou encore de la folk. Autant dire qu'entre 1999 et 2000, le petit New-Yorkais (qui est végétarien et chrétien pratiquant) est partout. Pas pour rien qu'il se vendra à plus de 10 millions d'exemplaires. A propos, vous saviez d'ou vient le surnom "Moby" ? C'est un surnom donné par sa mère qui est l'arrière-arrière-petite-nièce de l'écrivain Herman Melville qui a écrit le célèbre roman "Moby Dick", publié en 1851.

lundi 10 septembre 2007

Korn - Blind (1994)




Je n'oublierai pas le soir où j'ai découvert les américains de Korn. J'étais confortablement installé devant feu l'émission "Headbanger's Ball", le rendez-vous des petits métalleux en herbe du samedi soir sur Mtv. (pour ceux qui s'en rappellent) Lorsque que la charmante présentatrice Vanessa Warwick, avec ses tatouages, ses piercings, ses cheveux rouge-vert-jaune-fushia et son rouge à lèvre noir, nous annonce un nouveau groupe, je découvre alors une formation assez biscornue. (sans mauvais jeu de mots) En une chanson, je découvre un nouveau style, cela ne ressemblait en rien à ce que je connaissais jusque la ! Korn jouait du métal certes, mais un métal différent. La section rythmique sortait des sentiers battus (slap à la basse, beaucoups de charlet à la batterie), les accords de guitares étaient tordus, et puis surtout, le chant ! A mi-chemin entre le rap, le hurlement primaire et les lamentations soufflées par Jonathan Davies, il n'y avait pas photo, on avait là un groupe pionnier d'un nouveau genre : le neo-métal. J'ai beaucoups aimé ce premier album. Ecouter du Korn, c'est subir une ambiance oppressante et névrosée. "Blind" est la première chanson qui ouvre ce disque éponyme. C'est également leur première vidéo. A noter que le groupe intègre souvent de la cornemuse dans ses compositions. Petite anecdote pour finir : le chanteur Jonathan Davis est surnommé "HIV" dans le groupe. Cela vient du collègue où notre chanteur-drogué était d'une telle maigreur à l'époque, que ses amis pensaient qu'il était atteint du SIDA. Il se l'est même fait tatouer sur le bras. Rock'n'roll !

mardi 28 août 2007

Pearl Jam - Even Flow (1991)


Fils des seventies, souvenez-vous. Nous sommes en 1991, et la plupart des poilus de ma génération faisaient leur premiers pas dans les cours d'école secondaire à cette époque. Souvenez-vous mes frères, le grunge déferlait sur le pays, ammenant dans ses baggages les chemises à carreaux, les cheveux longs, les "Doc Martins" et un rock rageur et criard. On écoutait du Nirvana, du Soundgarden, du Alice In Chains et bien évidemment, du Pearl Jam. Les groupes de hard des années 80 avec leurs paillettes, leurs permanantes, leurs pantalons en cuir "moule-bite" disparaissent d'un revers de la main. C'est l'époque où Seattle devenait le centre du monde. On débutait nos vies d'adolescents, nos vies de rockeurs, on était les rois du monde... Excusez-moi, j'écrase une petite larme, l'émotion... 15 ans plus tard, une seule parmis ces regrettées formations a survécu à l'érosion du temps. Kurt Cobain et Layne Staley sont morts, et Chris Cornell splitte son groupe. Reste donc Pearl Jam, dernier symbole vivant de cette mouvance que fût le "grunge". Pour votre culture, le terme "grunge" a été inventé par un journaliste américain qui désignait ainsi la musique de Seattle. En anglais, "grunge" signifie les mycoses entre les doigts de pied. Et oui, c'est très frais... Et tant que nous sommes dans les significations de noms, savez-vous d'ou vient le nom Pearl Jam ? Pearl était le nom de la grand-mère d'Eddie Vedder, le chanteur. Celui-ci a raconté à la presse que sa mère-grand était mariée avec un amérindien qui possédait des plantes hallucinogènes en tout genre. Avec ces plantes, elle faisait des confitures très appréciées par le groupe. Pearl Jam : la confiture de Pearl. Le morceau proposé aujourd'hui est l'un des plus anciens et des plus joués par le groupe. "Even Flow" est le second single issu du premier disque, "Ten". Il représente parfaitement la puissance dégagée par Pearl Jam, aussi bien en studio que sur scène. C'est un rock énergique, un peu funky et terriblement cool. (a mon humble avis, bien sur). La vidéo est un montage live enregistré en janvier 1992 au Moore Theatre de Seattle. La chanson devait au départ être réellement filmé "live", mais pour des raisons de luminosité, elle sera remplacée par la bande studio avec un montage vidéo. On peut voir Eddie, furieux, s'adresser au réalisateur Josh Taft, présent au fond de la salle, pour qu'il éteigne ses spots. "Josh ! Turn those lights out, it's a fucking rock concert !" Yeah !!

samedi 25 août 2007

Ride - Vapour Trail (1990)

Ride est un jeune groupe formé à Oxford en 1988. Leur premier album "Nowhere", avec sa superbe pochette, est le fer de lance du "shoegazing". Le "shoegazing" est un terme inventé par le magazine NME (News Musical Express) à l'aube des nineties. En français, on pourrait traduire par : "Joue en regardant tes pieds." C'est à peu près cela. Cela décrit la tendance qu'avaient les guitaristes à rester concentrés sur leurs guitares, plutôt que de faire un show au public. Seule la musique est importante. Certains musiciens allaient même jusqu'a tourner le dos aux gens. La musique de Ride est un mur de guitares, saturées aux divers effets (surtout au fuzz, au delay et à la distortion), avec une voix légèrement en retrait. Après avoir sortit deux singles, la formation devient le petit chouchou de la presse anglaise, avant d'être nommée "Espoir de l'année 1991". "Vapour Trail", l'un des deux classiques de ce disque, est très aérienne, le chant semble planer au dessus de tout le monde, la section rythmique stoppe et repart à des moments bien placés, et les guitares sont bien évidemment très noizy. Avec "Dreams Burn Down", que je n'ai malheureusement pas trouvé sur la toile, elle est rapidement devenue une des préférées des fans. Le groupe est mené par deux hommes : Mark Gardener et Andy Bell, aujourd'hui bassiste du groupe Oasis. Ride n'a malheureusement jamais connu de grands succès en dehors de son île. Pourtant, pour les amateurs du genre, ce groupe est devenu culte dans tous les temples des shoegazers. Disparus en 1995, je ne regrette qu'une chose, ne pas les avoir connu au moment de leur gloire...


PS : Merci à mon ami Mike de m'avoir éclairé sur ce chouette groupe ;)

jeudi 23 août 2007

Metallica - Wherever I May Roam (1991)


Récemment titillé par mes amis Manu, Pascal, Pierre et Maurice au sujet du vagabondage, je leur dédie cette chanson du jour : "Wherever I May Roam", issu du cinquième album de Metallica, sortit en 1991. Car de vagabondage il est question ici. La chanson évoque la vie de routier que les américains se livrent années après années, au cours de leurs longues tournées mondiales. Comme le disait James Hetfield, le grand chanteur moustachu, "La tournée, c'était notre quotidien. Le groupe, notre famille. Les hotels, nos maisons. Les concerts, notre travail." Revenons quelques années en arrière. Nous sommes en 1991 et Metallica, groupe de Heavy-Metal adullé par des millions de fans à travers le monde, sort son disque le plus célèbre : l'album noir. Les Four Horsemens se lancent dans une tournée gigantesque baptisée "Wherever I May Roam Tour". En 5 ans, le groupe se produira partout. Parfois même sur des terres encore jamais foulée par un groupe de metal, comme l'Indonésie, le Mexique, la Thailande, Singapour, les Philippines, la Turquie, le Chili ou encore la Russie, sortant à peine de la guerre froide. La tournée sera ensuite rebaptisée "Nowhere Else To Rom Tour" ("Nulle part d'autre où tourner", il ne manquent pas d'humour) et s'achèvera officiellement chez nous, en Belgique ! Bien entendu, "Wherever I May Roam" sera toujours présent dans la set-list du show. Coté musique, le titre "Wherever I May Roam" ("Roam" signifie vagabonder, errer, trainer) est introduit par un sitar électrique suivit d'un lourd riff à la guitare. Le sitar sera d'ailleurs joué en live lors du concert symphonique donné par le groupe en 1999. Sur les bonus du DVD, on peut voir Kirk Hammett pester une fois de retour en coulisse car il a apparemment joué une fausse note. (ce que je n'entends pas, peut-être vous ?) Bref, pour achever cette petite chronique mes chers Manu, Pascal, Pierre et Maurice, sachez que la vidéo officielle de la chanson est un montage d'un documentaire sur l'épuisante tournée de Metallica. "And the earth becomes my throne. I adapt to the unknown. Under wandering stars I've grown." ("Et la terre devient mon trône. Je m'adapte à l'inconnu. Sous l'errance des étoiles, je mûris.") "Rover, wanderer, nomad, vagabond, call me what you will" ("Rodeur, errant, nomade, vagabond, appelles-moi comme il te plaira.") "Anywhere may I roam, where I lay my head is home." ("Où que ce soit où je puisse trainer, la où je serai, ma tête sera ma demeure.") C'est du bon rock les mecs, alors poussez votre volume dans le rouge !!


mardi 21 août 2007

The Connells - '74 - '75 (1993)


The Connells est un groupe américain de la Caroline du Nord. Formé en 1985 par les deux frères Connells, la formation sort ses albums tranquillement dans les années 80, avec un succès tout aussi sympthique qu'honorable. Le cinquième disque, "Ring", sort au printemps 1993 et il n'y a aucune raison pour que cet opus quitte le fleuve tranquille et anonyme dans lequel le groupe se laisse flotter... Et pourtant, "Ring" possède dans sa set-list un titre qui va exploser les charts en Europe, et ce, de façon inattendue : "'74-'75". Grâce à ce succès éphemère, les américains vont pouvoir élargir leur public et défendre leurs anciens titres. Le chanteur du groupe Travis, Fran Healy, (groupe présenté ici sur ce blog) avouera avoir été largement inspiré par ce morceau pour composer les siens. La vidéo de "74-75" passera en boucle sur Mtv en cette merveilleuse année 1993. Son concept est plutôt original car il rend tout simplement hommage à une classe de lycée New-Yorkais de l'année scolaire 1974-1975, bien entendu. Au delà du fait qu'on peut franchement se fendre la gueule en voyant ce que certains sont devenus (ou étaient à l'époque, c'est au choix), je trouve que l'on ressent une profonde mélancolie à voir ces hommes et ces femmes dans leurs vie d'adultes. Certains semblent l'assumer, et d'autres semblent mal vivre le temps qui passe. Le coté folk-acoustique renforce d'autant plus ce sentiment. Pour moi, c'est l'une des plus belles chansons des années 90.

lundi 20 août 2007

The Chieftains - Mo Ghile Mear (Our Hero) (1995)


Aujourd'hui, je tiens à vous présenter quelque chose d'un peu différent, mais qui en vaut la peine. Ce n'est pas du rock, ni de la new-wave, ni de la folk et encore moins du métal, c'est de musique tradionnelle irlandaise que je vais parler. Et pour notre voyage sur l'île du trèfle et de la Guinness, quoi de mieux que le plus ancien et le meilleur groupe pour nous accompagner : The Chieftains. Formé en 1962, le groupe s'est toujours voué à la musique de leur pays, qu'elle soit chantée ou instrumentale. Toujours en activité, leur discographie dépasse aisément les 25 albums parus. On y retrouve bien évidemment tous les instruments tradionnels comme la cornemuse irlandaise, la harpe, le fiddle (un violon irlandais), le bodhran (une sorte de tambourin), la flûte, l'accordéon ou encore la tin whistle (une flûte traversière irlandaise). Très populaire dans tous les comtés, les Chieftains le sont également parmis les musiciens célèbres. Leur nombre de collaborations est immense : Sinead O'Connor, Roger Waters, Sting, Mick Jagger, Tom Jones, Van Morrison, U2 et j'en passe... Vainqueur de six Grammy Awards, ils sont le premier groupe occidental à jouer sur la muraille de Chine ou bien devant le Pape Jean-Paul II à Dublin. Le nom du groupe, qui signifie "Chef de Bande", est inspiré d'un roman irlandais, "Death Of A Chieftain", paru à la création du groupe. Sur cet album, "The Long Black Veil", sortit en 1995, la quasi totalité des chansons sont des collaborations avec des artistes de renom. Ce disque est d'ailleurs l'un des plus vendus de leur longue carrière. J'ai choisi la plage d'ouverture, celle où Sting est venu déposer sa voix. La particularité de cette composition est qu'elle est chantée en partie en Gaëlique. J'aime beaucoup cette chanson car elle me rappelle le merveilleux voyage que j'ai réalisé la-bas. Si vous aimez ce genre d'ambiance, faites-moi signe, j'ai ramené quelques petites perles dans ma valise...

ps : il n'y a pas de vidéo officielle. Ceci est simplement un montage d'un fan.

vendredi 17 août 2007

Blur - The Universal (1995)


"The Universal" est le second single issu du quatrième album de Blur, "The Great Escape", sortit en 1995. La chanson est un hommage au réalisateur Stanley Kubrick. La pochette du single représente une semi terre éblouie par un grand rayon de soleil, ce qui fait évidemment allusion à "2001 : L'Odyssée De l'Espace", sortit en 1968. (on le voit au début du clip) La vidéo quand à elle, est un clin d'oeil à "Orange Mecanique", réalisé par le même Stanley Kubrick en 1971. Damon Albarn, le chanteur du groupe, représente le héro Alex Delarge, délinquant passionné par la musique, le sexe et la violence. Les autres membres du groupe représentent les "Droogs", les sbires d'Alex. Bien que le film baigne dans une violence constante, la chanson de Blur est au contraire planante, avec son violon en fond sonore. Nous sommes donc en 1995, et on peut dire que cette année là fût assez électrique pour les anglais. C'est en effet à cette période que le groupe est en guerre ouverte avec leurs confrères d'Oasis. (oui, encore eux) Tout commence lorsque Damon Albarn décide d'avancer la sortie du premier single "Country House" à la même date que celui d'Oasis, "Roll With It". Les tabloids britanniques, qui n'en demandaient pas tant, s'amusent alors à mettre les deux formations sur un ring virtuel. "Country House" bat "Roll With It" dans les charts et la pomme de la discorde sera distribuée le jour où Blur s'amusera à gentillement singer Oasis lors d'une émission télévisée. La réaction ne se fera pas attendre : Noël Gallagher, furieux, déclare à la presse qu'il désire voir Damon et Alex, son bassiste, "crever du SIDA". (déclaration qu'il sera forcé de retirer, suite aux nombreuses pressions médiatiques) Les insultes acidulées fuseront par presse interposée. Mais au final, Blur sera battu à plate couture par l'écrasant "What's The Story Morning Glory" d'Oasis, qui deviendra la troisième meilleure vente anglaise de l'histoire. Fallait pas commencer...