lundi 30 juillet 2007

Pink Floyd - Comfortably Numb (1979)


Sans doute une des plus belles chansons de leur répertoire, "Comfortably Numb" est issu du célèbre double album "The Wall" sortit en décembre 1979. Ecrite au départ par le guitariste David Gilmour, elle fût complétée par son frère-ennemi, le bassiste Roger Waters. Je dis "frère-ennemi" car il faut savoir qu'a cette époque, l'ambiance au sein du groupe n'est pas vraiment au zenith. Waters, homme prétentieux, tyrannique, hautain et à l'égo démesuré, dirige son groupe d'une poigne de fer. Il compose d'ailleurs la quasi totalité de l'album, laissant très peu d'espace artistique à ses collègues. (il fera d'ailleurs écrire son nom en lettre capitales et celle des autres en minuscule, c'est dire comme il était mégalo...) Il faut savoir que "The Wall" est un opéra rock. Il raconte l'histoire de Pink, jeune héro voulant devenir rock-star. Mais les malheurs de Pink s'accumulent (mort de son père, une mère possessive, échec de son mariage...) tel un mur de briques qui représente tous ses problèmes. Pink va s'enfermer dans ce mur jusqu'a la folie avant de le détruire. Tous les compositions de ce double album se suivent, excepté "Comfortably Numb". La chanson, que l'on peut traduire par "agréablement engourdit" raconte le moment où le héro Pink est sous emprise de la drogue avant de monter sur scène. La chanson évoque cet état d'intertie du héro. Le couplet (chanté par Waters) évoque les paroles rassurantes du médecin qui s'occupe de lui. Le refrain (chanté par Gilmour) illustre le monde étrange dans lequel le drogué se trouve. Personnellement, c'est une de mes chansons favorites du Floyd. Et puis surtout, comment ne pas évoquer le mythique solo de fin de ce morceau ! Très apprécié par les fans de Pink Floyd, mais aussi par beaucoups de guitaristes dans le monde, le solo de fin de David Gilmour à été classé quatrième meilleur solo de tous les temps par le célèbre magazine "Guitar World", c'est dire ! Sur l'album, la chanson se termine en fade out, laissant la partie instrumenté de Gilmour s'évaporer lentement. Frustré de devoir co-signer cette chanson avec son guitariste, Waters a mis en place ce fade, de peur de voir son "ami" en tirer une quelconque gloire. Toujours est-il qu'en concert, le guitariste s'en donne à coeur joie pour notre plus grand plaisir. Le solo du live ci dessous dure quatre minutes trente. Je vous laisse déguster et savourer ce grand classique de la musique...

Ecoutez Comfortably Numb ici (version originale)


Regardez Comfortably Numb ici (en live acoustique)

dimanche 29 juillet 2007

The Killers - Somebody Told Me (2004)


Un beau soir d'hiver dans mon studio Liègeois, alors que je suis vautré devant feu l'émission "Traffic Musique", présentée par Guillaume Durand, je fais la découverte d'un groupe bien sympathique. "The Killers". Les quatres américains, tout droit issus de la ville de Las Vegas, nous interprettent leur single de leur premier album, "Hot Fuss". Une bonne basse bien en avant comme il me plait tant, un son rétro-new wave survitaminée par de bonnes guitares et un chant bien clair... mais, mais, mais ca m'a l'air intéressant tout cela ! Bien rock, avec une pointe d'électro, le son eighties à la "Duran Duran" des Killers me tape à l'oeil. "Somebody Told Me" raconte l'histoire d'une moquerie (ou d'un fantasme) d'un homme envers une femme. "Somebody told me, you had a boy-friend, who looked like a girl-friend, that I had in february of last year". Pour la petite histoire, le groupe tire son nom d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, "The Killers", sortie en 1927. Après avoir dégusté tout leur disque jusqu'a à la moelle, je pensais tenir là mon groupe fétiche des années 2000. Ben non. J'ai détesté leur disque suivant, "Sam's Town", sortit en 2006. Comme quoi...

samedi 28 juillet 2007

The Verve - Bitter Sweet Symphony (1997)


"Bitter Sweet Symphony" fait partie des classiques des années 90. Sortit à l'été 97, la chanson fût un succès immédiat chez les mangeurs de rosbeef. Ce fût d'ailleurs le premier succès du quintette et ironiquement, c'est à partir de cette période que le groupe commence sa lente dissolution. L'album "Urban Hymns" est en réalité le quatrième et dernier album de The Verve. On peut dire que c'est un groupe plutot chaotique et malchanceux. Chaotique car les trois précédents disques, sortit entre 1992 et 1995, n'ont jamais rencontré la gloire escomptée. Chaotique car le batteur Peter Salisbury se fait arrêter en pleine tournée de promotion aux Etats-Unis pour avoir saccagé sa chambre d'hotel. Chaotique car Richard Ashcroft, le charismatique chanteur aux cheveux gras, fait un passage à l'hopital après une sérieuse déshydratation, toujours durant la même tournée. Chaotique car Ashcroft, encore lui, quitte et ré-intègre le navire à sa guise. Malchanceux enfin car, leur premier succès, "Bitter Sweet Symphony", ne leur rapporte pas un rond ! La chanson étant basée autour d'un extrait symphonique de la chanson "The Last Time" des Rolling Stones, tous les benéfices arrivent dans la poche de Mick Jagger et de ses pierres qui roulent ! D'ailleurs, si vous observez le livret, la chanson est co-signée Ashcroft-Jagger-Richards. Nos quatres larbins devront attendre la sortie de leur deuxième single, "The Drugs Don't Work", également un tube, pour enfin toucher les royalties ! Toujours est-il que la chanson "Bitter Sweet Symphony" est une composition terrible, et son clip vidéo, devenu culte, est toujours aussi amusant à regarder. Tout le monde se rappelle de cette mise en scène où Ashcroft marche dans la rue, tel un automate, bousculant quiconque se mettant en travers de son chemin...


Regardez la video de Bitter Sweet Symphony ici


vendredi 27 juillet 2007

Blind Faith - Can't Find My Way Home (1969)


En novembre 1968, le super-groupe Cream se sépare. Eric Clapton se retrouve dans sa maison du Surrey, dans le sud de l'Angleterre, à jammer avec son copain Steve Windwood, fraichement issu de son groupe Traffic, également séparé. Alors que la carcasse de Cream est encore fumante, Clapton engage son ancien batteur Ginger Baker derrière les fûts, et Rick Grech à la basse. (Clapton ne voulant pas de son ancien bassiste, de peur que cela ne fasse un "Cream II") Après un concert gratuit à Hyde Park, a Londres, le public s'enlise pour ce nouveau super-groupe. Mais au cours de la tournée qui s'ensuivra, le public sifflera la formation, réclamant des morceaux de Cream et de Traffic. (que le groupe sera par moment forcé de jouer pour apaiser les esprits) Cela n'empêchera pas de voir l'unique album éponyme du quatuor atteindre la première place des charts. Mais les rumeurs persistantes de séparation, la pression énorme du public pour entendre Cream sur scène, aura raison de la patience des anglais. Blind Faith se sépare donc en 1969 après une toute petite année d'activité. Une vie bien éphemère... Comment ne pas évoquer Blind Faith sans parler de son intriguante pochette qui provoqué tant de polémiques à l'époque. Celle-ci représente une jeune fille de 14 ans nue, tenant dans ses mains un avion aux formes clairement phallique. Curieusement, cette photo n'a pas étée censurée en Europe. En revanche, nos potes américains si puritains, ont éxigés une pochette alternative pour le marché U.S. Ce fût fait avec une simple photo du groupe en noir et blanc. Il est amusant de savoir que les rumeurs les plus farfelues avaient circulés à son sujet : la fillette est en fait la fille cachée de Baker ou encore qu'il s'agissait d'une jeune groupie qui était soumise sexuellement par les membres du groupe. Autre information interessante, le nom du groupe ne figure pas sur la pochette, ce qui était assez surprenant pour l'époque. Toujours est-il que cet album est l'unique héritage qui nous est parvenu jusqu'a aujourd'hui, nous démontrant toute la puissance du rock des sixties.

Regardez Can't Find My Way Home ici (montage de photos de l'époque)

jeudi 26 juillet 2007

Sigur Ros - Song 4 (2002)


Etrange groupe que celui-ci. Etrange mais magnifique. Sigur Ros est une formation qui nous vient de Reykjavik en Islande. Le nom du groupe est inspiré du prénom de la petite soeur du guitariste/chanteur Jon Por Birgisson. ("Sigur Ros" pouvant être traduit en français par "Victoire Rose") Le groupe signe ce troisième album avec une pochette étrange, baptisée "( )", sans livret, sans titres de chanson, chantant avec une voix déroutante (oui, oui, c'est bien un homme qui se trouve derrière le micro), bref, cette formation est quasi inclassable. Et pourtant, écouter du Sigur Ros, c'est se retrouver dans une autre galaxie, une dimension relaxante... La chanson proposée ici (nous l'appellerons "Song 4"), est un véritable petit voyage sur les plaines glacées d'Islande, une foret du grand nord, recouverte de son immense manteau blanc. Et ne me demandez pas de vous traduire ce qu'on y raconte, mon islandais est enrhumé ces temps-ci... De toutes façons, le chant n'est pas prioritaire sur les compos de nos copains eskimaux. C'est surtout l'atmosphère qui est superbe. La légende raconte que Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead, aurait balancé toutes ses compositions en cours, après avoir entendu Sigur Ros. Ils les invitera expressément à venir jouer la première partie du groupe anglais lors de leur tournée européene, en 2000. Leur compatriote Bjork, ne sera pas avare de compliments non plus, puisqu'elle déclarera "chialer à chaque fois qu'elle les entends à la radio." A découvrir absolument donc. A noter enfin que cette compo se retrouve dans le film "Vanilla Sky" avec Tom Cruise. C'est donc avec ce groupe que j'inaugure un nouveau chapitre de ce blog : "Instrumental/Post-Rock". Suivront bientot des noms comme "Godspeed You Black Emperor", "Explosions In The Sky" ou encore "Red Sparowes", qui j'espère, comblera tous les amoureux des fils de Pink Floyd, de la musique planante, instrumentale et complexe qu'est le post-rock.

Regardez Sigur Ros ici (au Live Late Show)

mercredi 25 juillet 2007

Dire Straits - Brothers In Arms (1985)


"Brothers In Arms" est issu de l'album qui porte le même nom, sortit en mai 1985. A cette époque, Dire Straits est au sommet de sa carrière. Mark Knopfler, le leader, pointe le bout de sa guitare un peu partout. Il joue avec Sting, Eric Clapton, Bryan Ferry, Steely Dan, écrit "Private Dancer" pour Tina Turner (qui relancera sa carrière avec ce boquet), bref, il est difficile de passer à coté de Dire Straits entre 1984 et 1986. "Brothers In Arms" est une chanson d'une élégance presque insolante. Très calme, très simple, très apaisante, la guitare de Knopfler est mise très en avant, accompagnée d'une basse, d'un fond de clavier et d'une batterie discrète. Le thème évoqué ici n'est autre que la guerre. Mark l'aurait écrite en l'honneur de son père qui était soldat dans l'armée israélienne. Si vous avez l'occasion, allez lire les paroles, c'est à donner des frissons tant c'est parlant. Plage titulaire de cet album, cette chanson deviendra rapidement l'un des tous grands classiques du groupe anglais. La tournée qui défendra ce disque sera gigantesque : Plus de 200 concerts, une centaine de villes visitées (dont Bruxelles, bien entendu), le tout en une seule année ! Le groupe a même joué une vingtaine de soirs d'affilée dans la seule ville de Sydney ! Un record. A nouveau, il est difficile de ne pas entendre parler de Dire Straits à cette période. Il est amusant de savoir que l'album "Brothers In Arms" sera le disque de promotion pour le lancement officiel du compact disc par Phillips. Ben oui, il fallait bien commencer un jour où l'autre... On raconte même qu'il était offert à l'achat d'un lecteur.

Regardez Brothers In Arms ici (version live)

mardi 24 juillet 2007

INXS - Mystify (1987)


Pour moi, INXS est à classer à la même enseigne que Bonjovi : groupe à minettes qui flashaient sur le beau mâââle qu'est le chanteur, j'ai nommé le regretté Michaël Hutchence, décédé il y a 10 ans déjà. Mais ormis le fait d'attirer facilement la gente féminine, le sextet australien avait l'art de sortir des chansons vachement bien foutues. Et pour preuve, ce sixième album, "Kick", fût un succès énormissime. Fort de ses trois singles que personne n'a oublié, "Need You Tonight", "New Sensation" et "Never Tears Us Appart", le groupe australien est LA sensation de cette année 1987, si pas de la fin des eighties tout court. Avec un son très "Rolling-Stone" (la voix féline de Hutchence fait parfois penser à celle de Jagger), des passages funky, pop ou encore dance, il est impossible de ne pas taper du pied en écoutant INXS. (prononcez "In-Excess"). Aujourd'hui, je vous propose "Mystify", un autre morceau de ce disque, un peu moins connu certes, mais terriblement aguicheur. Une voix perçant les ténèbres accompagnée d'un piano jazzy, avant de laisser la part belle aux guitares bien distortionnées, "Mystify" vous fera dandiner dans votre salon pendant que vous passerez l'aspirateur. Produit par Chris Thomas qui a collaboré avec des gros bras comme les Beatles ou encore les Pretenders, ce disque avait tout pour devnir un classique. Mais curieusement, il n'apparait pas souvent dans les 100 meilleurs albums de tous les temps. Injustice ? Il faut dire quand même que leur look (et leur horrible pochette) fait assez "boys-band". Mais ne vous fiez point à cela. Regardez le clip, c'est pas trop mal...