lundi 16 juillet 2007

Death In Vegas - Scorpio Rising (2003)


J’avoue, je ne connaissais pas l’existence du duo Death In Vegas jusqu'à ce que je tombe sur un de leurs clips vidéo bien étrange. Au millieu de samourais farfelus se battant dans un japon médiéval, voila-t-il pas que j’entends la voix si typique de Liam Gallagher (Oasis) sur un morceau à l’ambiance très électro. Quelques recherches plus tard, je constate malheureusement qu’il ne s’agit que d’une collaboration exceptionnelle. Liam n’ayant couché sa voix que sur une seule piste. Attention, cela ne ressemble en rien à Oasis, mais la fusion entre Death In Vegas et le sulfureux chanteur britannique donne un résultat très planant. Les deux musiciens deviendront par la suite producteurs du 6ème album d’Oasis « Don’t believe the truth ». Enfin, pas pour longtemps. Ils seront remerciés après quelques semaines pour incompatibilité d’humeur avec … Liam Gallagher !

Regardez Scorpio Rising ici

dimanche 15 juillet 2007

Jet - Are You Gonna Be My Girl ? (2003)


Tout comme leurs compatriotes australiens de Wolfmother, les quatres lascars de Jet nous la jouent rock’n’roll avec un son bien seventies. Cheveux gras et longs, barbichette au menton, santiags, pantalons en cuirs moulés : tout est là pour obtenir “le groupe qui tue”. Premier single issu de ce premier album, « Are you gonna be my girl », avec sa magnifique intro basse, nous fait taper du pied quasi instinctivement. Coté thème abordé, nous restons dans l’instinctif également. Pas de sujet compliqué ou qui fâche. Juste un bon morceau qui sent bon le rock, les festivals, l’herbe fraîche et la bière. Le groupe de Melbourne sera rapidement reperé et invité par les papys du rock, j’ai nommé les Rolling Stones, pour assurer leurs premières parties lors de la tournée "Forty Licks". Tiens, c’est marant ca, un groupe australien qui fait du rock avec deux frères, (dans ce cas-ci, c'est le batteur et le guitariste) a l’époque, c’étaient les frères Young. Ca ne vous dit rien ? Pour tous ceux qui croyaient les années 70 s'étaient éteintes en 1979, je vous conseille d'y jeter une oreille nostalgique...


samedi 14 juillet 2007

AC/DC - It's A Long Way To The Top (1976)


Un ami m'a demandé hier pourquoi il n'y avait pas un peu plus de rock sur ce blog. Pierre, pour ne pas le citer, je vais non seulement te faire plaisir en mettant du bon vieux rock, mais en plus ton groupe préféré ! Les Australo-ecossais d'AC/DC ! C'est vers la première moitié des sixties que débarquent les frères Young en Australie. Dans leurs valises, du rock explosif qui n'attend que d'envahir le monde. La recette d'AC/DC est très simple et toujours la même : vous prenez la bonne vieille marmite rock, vous y mettez 2 ou 3 riffs poivrés et décapant, vous y ajoutez une pincée de solo et vous remuez à feu doux. A déguster sans modération avec une bonne bière. Jamais compliquée, toujours accessible, la musique d'AC/DC était et est toujours une valeur sure du bon vieux hard-rock. C'est sur un conseil de sa soeur qu'Angus Young arbore sa tenue de petit écolier-démon sur scène, qui deviendra rapidement l'emblème de la formation. Un beau soir, alors que leur chanteur Dave Evans refuse de monter sur scène, le groupe prends la décision de partir en chasse d'un remplacant. Alors que les musiciens sont conduit au local de répétition, leur chauffeur, un certain Bon Scott, chantonne derrière son volant. Les frères Young se penchent alors vers le bonhomme tatoué et se disent : "Mais voilà notre chanteur !" Le lendemain, Bon Scott troque son camion contre un micro. AC/DC possède désormais son couple mythique, Young/Scott. La machine est lancée, et le disque "High Voltage", enregistré en seulement 3 semaines, sera le premier à débarquer en Europe. La chanson "It's A Long Way To The Top (If You Want To Rock'n'Roll)" est on ne peut plus d'actualité pour tous les poilus qui décident de monter un groupe. C'est un bien long chemin pour monter au sommet ! A noter que l'on retrouve des cornemuses dans cette composition, hommage évident à leur Ecosse d'origine. 30 ans après sa parution, c'est toujours aussi électrique. Comme quoi les bons disques ne vieillissent jamais...

vendredi 13 juillet 2007

Roy Orbison - In Dreams (1963)


Ce qui est merveilleux avec Roy Orbison, c’est que non seulement d’avoir une voix magnifique, il détache parfaitement bien ses syllabes. L’écouter, c'est une belle occasion de travailler son oreille anglaise. C’est via ses chansons que ma maman a su maitriser la langue de Shakespeare. Sa voix n'a d'ailleurs rien à envier à son collègue Elvis Presley qui le considérait d’ailleurs comme son unique rival. In Dreams, l’un de ses plus grands succès, est une chanson très triste et mélancolique. Elle raconte l'histoire d'un homme qui aime toujours une femme qui l’a quitté. C’est dans ses rêves qu’il est le plus heureux et qu’il retombe dans ce monde illusoire. On pourrait sortir plus de kleenex en imaginant que la personne aimée se trouve dans une autre vie. C’est d’autant plus poignant quand on sait que Roy a connu beaucoups de malheurs dans sa vie à cette époque. Personnage timide, généreux, modeste, toujours campé derrière ses grosses lunettes noires (il avait une maladie rare aux yeux), il est considéré comme l’un des plus grands chanteurs romantique de l’histoire de la musique.


jeudi 12 juillet 2007

The Good The Bad & The Ugly - The Ecstasy Of Gold (1966)


Aujourd'hui, une bande originale de film. Et pas n'importe laquelle !

Je suis sûr que tout le monde ici connait la sensation du frisson d'admiration lorsqu'on est subjugué par une musique qui nous plait. C'est mon cas avec cette magnifique b.o. signée par l'italien Ennio Morricone. Tiré du classique western-spaghetti "Le Bon, La Brute et Le Truand", sortit en 1966 avec Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef, "The Ecstasy Of Gold" est jouée dans la scène finale où Tuco, alias le truand, découvre enfin le cimetière où sont supposés se cacher les 200.000 dollars dans une tombe d'un soldat sudiste. Tuco court à corps perdu à travers les tombes, laissant l'îvresse du gain l'envahir. Cette une musique très prenante, on sent que nous sommes face à un monument de la musique contemporaine (et du cinéma). On y retrouve des choeurs masculins et feminins, typiquement "Morriconiens", ainsi que des cordes et des cuivres pour finir, ce qui donne encore plus d'âme à cette composition. Metallica reprendra d'ailleurs cette composition à l'ouverture de tous leurs concerts. Quand la technique le permet, le groupe diffuse même la scène du film, qui est l'une des préférées de James Hetfield.

Je ne peux m'empêcher de mettre également en lien la musique de la scène suivante, où les trois protagonistes se livrent en duel pour savoir qui repartira avec le magot. En l'écoutant, on a l'impression d'être avec eux, sous un soleil écrasant, à s'observer sans un mot, dans ce cimetière aux tombes poussiereuses jamais fleuries. On ressent également la tension qui peut règner entre ces trois hommes qui s'apprêtent à mourir pour ce trésor. Une des plus belles scènes de Western jamais réalisée.

Video de la scene finale (sur la musique "El Trio")


mercredi 11 juillet 2007

Eels - Novocaine For The Soul (1996)


Le titre qui m'a ouvert les portes de l'étrange monde de Monsieur E, alias Mark Olivier Everett, le fondateur dépressif du groupe Eels ("anguille" en français). Démarrant sur un son de vieux vinyl avant de lier guitare, basse, petite clochettes et violoncelle, "Novocaine For The Souls" est parfaite pour découvrir ce superbe groupe. Mr E décrit dans cette composition combien la vie peut être impitoyable et rude. "Life is hard, and so am I. You'd better give me something, so I don't die. Life is good, and I feel great. Cause mother says I was a great mistake". Il faut dire que notre pauvre bonhomme à connu pas mal de malheurs dans sa vie privée. (Enfance difficile, sa mère emportée par un cancer du poumon, suicide de sa soeur...) De sa voix cassée, "E" nous ouvre les portes de son esprit morbide et torturé. Car je ne connais pas groupe plus étrange que Eels, mariant mélodie et ambiance biscornue. Cet album sera le premier à sortir sous le label de Steven Spielberg : "Dreamworks". Le label naissant, qui se voulait original, ne s'est pas trompé en signant les américains. Rien que la pochette avec cette fillette aux yeux de chats ne laisse personne indifférent. Aujourd'hui, ce disque est sans doute le plus connu du groupe. Deux autres chansons de cette galette seront reprises dans les films Scream 2 ("Your Lucky Day In Hell") et Shrek ("My Beloved Monster")


mardi 10 juillet 2007

John Lennon - God (1970)


Entre John et Dieu, cela n'a pas toujours été la grande entente... Après avoir courroucé le monde catholique en déclarant que les "Beatles étaient plus célèbres que Jesus", lors d'une interview accordée en 1966, John égratigne à nouveau le saint père et ses copains avec la chanson "God", sortit sur son premier album post-beatles, intitulé "John Lennon/Plastic Ono Band". John nous livre beaucoups de moments forts sur ce disque. Il y parle d'amour ("Love"), de sa mère disparue ("Mother"), de la lutte des classes sociales ("Working Class Hero") et bien évidemment, de religion. ("God"). Pour la petite histoire, on retrouve un autre Beatles sur cet album puisque Ringo Starr joue la batterie. Dans cette composition, l'anglais déclare que Dieu n'est qu'un concept que l'homme s'est crée pour surmonter ses souffrances. Ceci dit, il n'est pas le premier à penser cela, mais il est l'un des premiers à le coucher sur disque. Il déclare d'ailleurs ne croire en rien. Ni en Dieu, Ni en Jesus, Ni à Bouddha, Ni à Elvis, Ni aux rois, Ni aux Kennedy, Ni à Hitler, Ni aux Beatles (ou il insiste bien dessus, ben tiens !). Il croit juste en lui ... Yoko et lui. Sa façon de penser ouvertement à un monde sans guerre et sans religion, en choquait plus d'un à l'époque. Il n'y avait pourtant rien d'agressif là dedans... C'est sans doute ce qui lui a valu cette si grande popularité. Espérons quand même que Dieu lui a laissé une petite place au paradis...