lundi 9 juillet 2007

Wolfmother - The Joker & The Thief (2006)


Ah que ce morceau est terrible ! Aux premiers accords tranchants de guitare, vos jambes bougeront d’elles même, votre coeur accélèrera, vos tempes batteront plus fort, et la fièvre vous chauffera la cafetière ! Jeune groupe Australien, de Sydney exactement, Wolfmother se fait un nom en Europe en ouvrant pour les concerts de Pearl Jam. Leur son, très seventies, ressemble à un mélange de Deep Purple, des White Stripes et un peu de Black Sabbath. Le très célèbre magazine "Rolling Stones" reprendra le groupe dans les 10 artistes à écouter en 2006. Tous les ingrédients sont là, jugez un peu : les vestes en cuir peaux-de-moutons, un chanteur à la chevelure épaisse à la Marc Bolan, un son gras, écorché, et une voix très “Led Zeppelienne”. Certes, cela ne vaut jamais l’original, mais qu’importe, cette libération d'énergie les catapultes au poste de “groupe de l’année 2006” pour moi. Wolfmother s'impose méritoirement dans les charts dès leur premier disque ! Que dire de cette magnifique pochette héroic-fantasy, comme on en fait plus ! Quand je pense qu'ils jamaient pour le fun depuis 2000 avant d'écrire leurs propres compositions... *soupir*


dimanche 8 juillet 2007

Love - The Red Telephone (1967)


Groupe malheureusement méconnu mais ô combien resplendissant des années 60, Love est un groupe qui sévit à la fin des sixties sur la cote Californienne en compagnie des Doors, des Byrds ou encore des Grateful Dead. La formation est menée par l'étrange Arthur Lee, un noir chantant des chansons de blancs dans un groupe multi-culturel (ce qui était assez anecdotique à l'époque). Groupe sur-endetté, les membres de Love se défoncent sans arrêt aux drogues dures, perclus dans un manoir d'Hollywood, au moment où sort ce disque. En fait, le nom "Love" ne correspond pas vraiment à la musique jouée par les américains. Dépressif, pessimiste à souhait et paranoïaque, Arthur Lee est convaincu que son pays pars à la dérive. (La guerre froide, le Viet-Nam...) On raconte qu'il était même convaincu de mourir après la sortie de ce disque, chantant là ses dernières paroles. Il en résulte donc des chansons aux textes très critiques et très sombres. "The Red Telephone", ouvertement politique, fait référence à l'Union Soviétique et la guerre froide. Le téléphone rouge désigne la ligne directe qui liait la maison blanche au Kremlin en 1963 après la crises des missiles de Cuba. La troisième guerre mondiale avait étée évitée de justesse à cette époque. Sa couleur rouge symbolisait qu'il s'agissait d'une ligne d'urgence. Coté musique, c'est une chanson intemporelle, liant guitare folk et chant envoutant... Grand fan du groupe, Jim Morisson (et bien d'autres après lui) déclarera être ouvertement inspiré de Love dans ses compositions. Arthur Lee lui renverra l'ascenseur puisque c'est lui qui fera pression sur le président d'Elektra, Jac Holzman, pour qu'il signe ce jeune groupe encore méconnu : Les Doors.
PS : Je n'ai malheureusement pas trouvé la chanson The Red Telepone en écoute sur le net. J'ai néanmoins déniché un petit montage d'un fan avec un extrait de la chanson. Si quelqu'un a une idée, qu'il me laisse un petit commentaire... A suivre bientot, deux autres grands classique de Love : "A House is Not A Motel" et "Alone Again Or"

samedi 7 juillet 2007

Crowded House - Four Seasons In One Day (1991)


Les frères Finn (Neil et Tim) qui composent le groupe Australo-Néo-Zélandais Crowded House, ont quelques pépites à leur palmarès... Après le fracassant "Don't Dream It's Over" sortit en 1986, les deux frèrots vont remettre le couvert en 1991 avec l'album Woodface, qui sera encensé par de nombreuses critiques, dont le célèbre magazine anglais "Q". Deuxième single tiré de cette galette, "Four Seasons In One Day" est une magnifique ballade qui nous rappelle un peu le style de McCartney. Le style composition des frères Finn sera souvent comparé au binome Lennon/McCartney. Ecouter cette chanson, c'est comme se lover dans un lit douillet lorsque la pluie frappe vos fenêtres. Les douces voix couplées donnent une sensation de chaleur et de confort. Coloré, simple, accessible, c'est l'une des nombreuse sucreries qui garnissent cet album 100% pop. En 1993, le groupe rentrera dans le cercle très fermé des artistes décorés par sa majesté la reine Elisabeth II, pour contribution à l'art britannique. Dommage que la vidéo soit si moche...


vendredi 6 juillet 2007

Jefferson Airplane - White Rabbit (1967)


Sortit sur l'album Surrealistic Pillow en 1967, "White Rabbit" est devenu avec les années la chanson porte-étendard de la drogue et des hallucinogènes. Cela n'est guère étonnant car nous sommes en plein mouvement hippie au moment de l'écriture de ce morceau, et le LSD se consomme aussi fréquement et aisément que le petit lait frais du matin. La force de "White Rabbit" réside dans son chant. D'une voix forte et orgasmique, Grace Slick nous emmène par la main dans le pays du lapin blanc. Car tout le monde l'a bien compris, cette chanson puise son inspiration dans le conte de Lewis Caroll : "Alice au pays des merveilles". Une chanson terriblement envoutante avec des paroles ambigues. Grace Slick déclarera plus tard : "Cette chanson est une pique lancée aux parents qui lisent Alice au pays des merveilles à leurs enfants. Alice doit prendre un tas de champignons et de substances pour se transformer. Et après, ils s'étonnent que leurs momes s'essayent aux drogues...". "White Rabbit" sera reprise de nombreuses fois dans divers films complètement dingues comme Las Vegas Parano sortit en 1998 ou encore Platoon sortit en 1986. Ce morceau n'a pas pris une ride en 40 ans...

Jefferson Airplane "White Rabbit" sur RadioBlog

jeudi 5 juillet 2007

Extreme - More Than Words (1990)

Ah ! Ce morceau est imprégné de nostalgie pour moi car il s'agit du fil conducteur qui m'a amené à ce que je suis aujourd'hui, un mélomane invétéré. C'est en effet après avoir entendu cette magnifique ballade un soir d'été 92 à la radio, que j'ai décidé de me transformer en rat de rayons de disquaires. Extreme, groupe dissout en 1996, était avant tout une formation qui jouait ce qu'on peut appeller du "Funk-FM-Rock", un vrai groupe des eighties avec les bandanas, la permanante, les pantalons moules-bites et consort. "More Than Words", leur ballade la plus diffusée sur les ondes radio au début des années 90, est quasi intégralement chantée en choeur par Nuno Bettencourt et Gary Cherone. Ce sera la ballade numéro 1 dans le monde entier. J'avais 14 ans à l'époque, je l'écoutais en boucle sur ma vieille cassette audio 60 minutes, tant le son de la guitare acoustique me fascinait. Le premier d'ailleurs qui me la rejoue sans grimacer sur son manche aura ma reconnaissance éternelle. Quelle belle époque... J'écrase une larme tient...

mercredi 4 juillet 2007

Deep Purple - Lazy (1972)


Je ne vais m'éterniser sur "Smoke on the water", la chanson archi-connue que tous les néo-guitaristes de l'univers ont essayé de jouer au moins une fois dans leur vie. Non, je préfère passer sur un autre grand classique du groupe anglais, "Lazy" et son solo clavier d'enfer. Ben oui, on parle toujours de solo de guitare, de basse ou encore de batterie. Mais des chansons avec des solos de clavier célèbres, vous en connaissez beaucoups ? Enfin, je ne devrais pas dire clavier, mais orgue électrique. Et plus précisément, l'Orgue Hammond B-53 sur lequel Jon Lord, l'organiste, joue. L'Orgue Hammond était un instrument assez particulier et très en vogue dans les années 60-70. Pouvant peser jusqu'a 200 kilos, le son Hammond était très prisé par diverses formations célèbres comme les Doors, Genesis ou encore Pink Floyd. Encore aujourd'hui, beaucoups de claviéristes utilisent des simulation Hammond leurs jeux. "Lazy" est parfaite pour écouter Jon Lord et ce son si particulier. Les quatres premières minutes de l'intro sont un pur bonheur instrumental où l'anglais y développe toute sa compétence. (une belle longue montée de clavier) Il est amusant de savoir que cette chanson fût composée en une nuit par Ritchie Blackmore, le guitariste du groupe, qui répondait de cette manière à ses collègues qui le traitaient de fainéant. "Lazy" se trouve sur le plus célèbre album du Pourpre, à savoir "Machine Head", enregistré dans les couloirs d'un hotel miteux en Suisse. C'est une chanson qui revient quasi toujours dans les greatest hits et les best-of du groupe.


mardi 3 juillet 2007

Oasis - Married With Childrens (1994)



"Ouuh Sato ! Comment peux-tu mettre Oasis ? Ce groupe qui pille sans vergogne dans le répertoire des Beatles, des Who et autres Stone Roses.." Réponse : "J'en ai cure qu'un groupe s'inspire ouvertement d'un autre." En tout cas, pas de plagiat ici, nous avons affaire à une authentique composition 100% Noël Gallagher, le "big brother". Et puis, force est de constater que les deux premiers disques des Mancuniens sont déjà passé au statut d'album culte depuis belle lurette, plagiat ou non... Dernière plage de l'album "Definitely May Be", "Married With Childrens" est un petit recit sympathiquement amer d'un type excédé qui claque la porte à sa femme. (ou d'une nana qui plante son mec, ne soyons pas mysogynes). Cette jolie petite comptine acidulée est jouée à la guitare acoustique accompagnée d'une deuxième gratte qui joue essentiellement en solo. Cela me fait un peu penser à Eric Cartman quand il déclare à ses amis : "Je vous hais les mecs ! Je vous emmerde et je rentre à ma maison."

Married With Children sur Radio Blog Club