dimanche 7 octobre 2007

Stereophonics - Handbags & Gladrags (2001)

Venant de Cwmaman, un bled paumé au fin fond du Pays de Galles, les Stereophonics sévissent depuis 1997 et rencontrent de grands succès de l'autre coté de la manche. Le groupe tire son nom de la marque du gramophone de la grand-mère du batteur, Stuart Cable. Pour les ignorants, le gramophone est l'ancêtre de la platine vinyle, crée en 1889 par l'allemand Emile Berliner. Vous voyez, le tourne-disque avec le gros cornet ? Ben, c'est ça. La chanson proposée ici est une reprise. "Handbags and gladrags", qu'on pourrait traduire par "Sacs à main et costards", fût écrite en 1967 par Mike d'Abo, le leader du groupe Manfred Mann. Bien qu'il l'aie écrite, Mike d'Abo ne l'a jamais chantée. La version la plus célèbre est sans doute celle de Rod Stewart, enregistrée en 1970 pour son album "An old raincoat won't ever let you down". Le choix de cette reprise n'est pas innocent car Kelly Jones, le chanteur du groupe, a une voix très proche de Rod Stewart. (voir même identique) Lors de ma première écoute, je me suis même demandé si l'écossais n'était pas venu en personne accompagner les gallois. La version des Stereophonics est très réussie, voir même meilleure que celle de Sir Stewart. (enfin, je trouve) Pour ceux que cela interesse, cette reprise se trouve sur le troisième disque du groupe : "Just Enough Education To Perform". La vidéo qui accompagne ce boquet est filmée en noir et blanc, avec un filtre ne laissant passer que la couleur rouge et bleue. C'est assez sympa. Je reviendrai un jour sur cette chouette formation et notamment leur premier disque culte, "Words Get Around", sortit il y a 10 ans. Un vrai petit bijou brit-pop...

Regardez Handbags & Gladrags ici (version des Stereophonics)

Regardez Handbags & Gladrags ici (version de Rod Stewart sur Mtv Unplugged)

samedi 6 octobre 2007

Harnold Faltermeyer - Axel F (1984)


Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de musique de film. Voici un autre grand classique des années 80, le thème principal du film "Le flic de Beverly Hills" avec Eddie Murphy dans le rôle principal (je suis sûr que tout le monde l'a vu au moins une fois dans sa vie) Si le film connu un succès respectable (il a quand même permis de lancer la carrière de ce bon vieux Eddie, a été nominé aux Golden Globes et a été la seconde meilleure prouesse financière de 1984, c'est quand même pas rien !), la bande originale quand à elle, est devenue un morceau culte des années 80. Elle remporta même un Grammy Award en 1986 dans la section meilleure musique de film. Harnold Faltermeyer est un claviériste et producteur allemand. C'est avec ce titre qu'il grava son nom à jamais dans l'histoire de la musique. Il est également l'auteur du thème du film "Top Gun", sortit en 1986 avec Tom Cruise. Il a également travaillé avec Barbra Streisand, les Pet-Shop Boys, Amada Lear (oui, oui), Donna Summer et Blondie. Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre astronomique de remix sortit depuis 23 ans. Le dernier en date étant l'horrible reprise pourrie de "Crazy Frog" en 2005, vous vous souvenez ? C'est également sans compter les apparitions dans des épisodes de séries tv, dont la plus connue reste celle où Ross la joue sur son clavier dans un épisode de "Friends". Le titre du boquet, "Axel F", n'est pas très difficile à comprendre puisque le héro du film se nomme tout simplement Axel Foley. C'est également un clin d'oeil à la composition du morceau car il tourne autour des notes Fa majeur et Fa mineur. Pour l'enregistrer, Harnold n'utilisa que des synthétiseurs. (trois pour être précis : deux Roland et un Yamaha) Petite anecdote autour du film : c'est Sylvester Stallone qui était au départ présentit pour tenir le rôle d'Axel Foley. Mais celui-ci voulait tellement de scènes d'actions spectaculaires que le budget de l'équipe ne pouvait pas suivre. Je ne sais pas vous, mais quand j'écoute cet instrumental, cela m'évoque toujours de bon vieux souvenirs des eighties. Je me rappelle avoir emprunté le 45 tours à mon cousin Tony et l'avoir écouté en boucle pendant des heures dans ma chambre. Oui, vous vous en cognez complètement, je sais...

vendredi 5 octobre 2007

Dave Brubeck - Take Five (1959)

Aujourd'hui, je vous propose d'ouvrir un peu votre esprit et de faire un petit tour de reconnaissance dans le monde du jazz. Je vous l'accorde, le jazz n'est pas un univers où tout le monde se plairait, les pieds en éventails. Si c'est votre première initiation, voici pour vous le morceau le plus connu, et le plus joué par tous les jazzmens de la planete : le célèbre "Take Five" de Dave Brubeck. Cette compo est tellement devenue classique, qu'elle a depuis longtemps dépassé ses frontières musicales pour s'aventurer chez ses voisins rock'n'roll ou le funk. Je suis sûr d'ailleurs que vous avez déjà entendu ce boquet quelque part. C'est un peu comme les grands morceaux de musique classique, personne ne sait qui c'est, mais on connait... Composé pour un piano, un saxophone, une batterie et une contrebasse, "Take Five" tourne à cinq temps (d'ou son titre), fait assez rare dans le jazz. Ormis la mélodie au saxophone qui lui donne toute sa beauté, le solo de batterie de Joe Morello n'est pas en reste non plus. Le titre "Take Five" signifie "cinquième prise" mais aussi "pause de 5 minutes". Sur la vidéo, on y voit le quartet original de Dave Brubeck (qui est au piano). Pour la petite histoire, Dave était soldat dans l'armée américaine, et fût envoyé en Belgique pour livrer la bataille des ardennes. C'est lors de cet horrible hiver 1944 qu'il fit la connaissance de ses futurs musiciens. Il livrera plus tard que cette expérience de la guerre afectera grandement sa vision des choses. Aujourd'hui agé de 86 ans, il est l'un des rares musiciens à avoir donné une représentation privée à la maison blanche (1964 et 1981), ainsi que pour la famille Gorbatchev, à Moscou, en 1988.
Regardez Take Five ici (en live en 1961)

jeudi 4 octobre 2007

The Rolling Stones - Sympathy For The Devil (1968)


"Please allow me to introduce myself, I'm a man of wealth and taste. Ive been around for a long, long year. Stole many a mans soul and faith" "Permettez moi de me présenter, je suis un homme de richesse et de gout. Je suis dans le coin depuis de nombreuses années, à voler l'âme et la foi des hommes." Les paroles d'ouverture de "Sympathy For The Devil" rentrent de suite dans le sujet, nous allons avoir une petite conversation avec le diable, incarné ici par Mick Jagger. (il chante à la première personne) Ecrite en grande partie par le chanteur anglais, elle fût completée par son faux frère-jumeau Keith Richards qui y ajouta les percussions tam-tam, les choeurs ("hou ! hou !") et bien évidemment, le solo de guitare. Sur toutes les chansons un peu "satanistes" du groupe, je pense que celle-ci n'y va pas par quatre chemins. "I was round when Jesus Christ had his moment of doubt and pain. Made damn sure that Pilate washed his hands and sealed his fate." "J'étais là quand Jesus Christ a eu ses moments de douleur et de doute. A m'assurer que Pilate s'en lave les mains et accomplisse son destin." Dans le genre provocateur (surtout pour l'année 1968), c'est pas mal du tout. Mick Jagger n'est pas en reste puisqu'il évoque également les meurtres de John F. Kennedy et des Tsars Russes d'avant la révolution. Interrogé sur l'inspiration de ce boquet, Mick répondit au journaliste : "Je pense que cela vient de l'un de mes vieux bouquins sur Baudelaire. Je peux me tromper, mais je suis sur que cela vient de la littérature française. J'avais lu un paragraphe et je l'ai développé pour écrire cette chanson." Ce n'est pas la première fois que les Stones choquent le peuple avec des paroles aussi directes. Le groupe avait déjà été vertement critiqué l'année précédente pour son morceau "Let's spend the night together" et sa connotation clairement sexuelle. D'après les membres du groupe, le "mal" cité dans la chanson n'est pas Satan lui-même, mais bien l'homme tout court, qui a commit tant d'atrocités envers ses frères au cours de l'histoire. (guerre de religion, assassinats ou guerre tout court) "I watched with glee while your Kings and Queens fought for ten decades for the Gods they made." "J'ai regardé avec allégresse vos rois et vos reines se battre pendant des décénies pour des dieux qu'ils se sont inventés." Bref, si on gratte un peu, on découvre que "Sympathy For The Devil" est une critique envers les crimes humains. Mais cela n'empêchera pas l'opinion publique de traiter les Stones de satanistes. Jagger s'est expliqué quelques années plus tard à ce sujet : "Je ne comprends pas cette accusation. Il ne s'agit que d'une chanson après tout. Ce n'est pas comme si nous avions sortit un disque avec plein de signes occultes et sataniques. Les gens prennent tout au pied de la lettre. Pourtant, quand je vois certains groupes de métal aujourd'hui..." La chanson fût enregistrée en deux jours aux studios Olympic Sound de Londres. Les choeurs que nous entendons sont ceux de Marianne Faithfull, Anita Palenberg (respectivement les petites amies de Jagger et Richard), Bill Wyman (le bassiste) et bien évidemment, Mick et Keith. Bien entendu, cette chanson fût énormément reprises par de nombreux groupes. La plus célèbre est sans doute celle des Guns'n'Roses qui l'a reprise pour le film "Entretient avec un vampire" en 1994 avec Tom Cruise, Brad Pitt et Christian Slater. Un petit mot sur l'album pour finir, la pochette de "Beggars Banquet" qui représente des toilettes pas très accueillantes avec des graffitis, fût censurée à l'époque par la maison de disque Decca. Il a fallu attendre la ré-édition pour retrouver la pochette originale. C'est également le dernier disque où apparaît Brian Jones, qui mourra l'année suivante. Un grand classique des Stones.


Regardez Sympathy For The Devil ici


Regardez Sympathy For The Devil ici (version Guns'n'Roses)

mercredi 3 octobre 2007

Nirvana - Smells Like Teen Spirit (1991)


"Smells Like Teens Spirit" ou l'histoire incroyable d'un quartet de Seattle qui part à la conquête du monde. Ecrite par Kurt Cobain, Kris Novoselic et Dave Grohl; produite par Butch Vig (le batteur du groupe Garbage) et ouvrant l'album "Nevermind", "Smells Like Teen Spirit" s'est imposé dans le coeur de toute une génération (la génération "x", autrement dit la mienne) comme l'histoire de la musique en a rarement vu. Pourtant, on ne peut pas dire que ce succès fût prévisible, bien au contraire. C'est un changement de cap qui propulse Nirvana devant les projecteurs et que Cobain ne digérera pour ainsi dire jamais. Kurt tentera d'ailleurs à plusieures reprises de "couler" son groupe avec des disques moins vendeurs, chose qu'il ne parviendra jamais réaliser. (mais bon, ca, c'est une autre histoire) C'est ce même Kurt qui est à l'origine du boquet : "J'étais en train de gratter et d'écrire pour obtenir la chanson pop ultime. En réalité, j'étais en train de pomper un riff des Pixies. Je dois bien l'avouer, quand j'ai entendu les Pixies pour la première fois, j'ai tellement accroché que j'aurais voulu faire partie de ce groupe, ou alors monter un groupe de reprise en leur honneur. Nous nous sommes largement inspirés de leur dynamisme et de leur manière d'altérer les moments calmes et les moments forts." Ce n'est que quelques semaine avant l'enregistrement de l'album "Nevermind" que Kurt commençà l'ébauche du morceau. Quand il le présenta à ses collègues, il n'avait qu'un refrain et un riff. D'après Kris Novoselic, le bassiste, l'accueil fût assez froid. Kurt insista pour répéter ce riff en boucle pendant une heure et demie. C'est alors que Kris proposa de ralentir le tempo et Dave y colla un patern de batterie. "Smells Like Teen Spirit" était née. Elle fût enregistrée en mai 1991 en 3 prises, le groupe ayant retenu la seconde pour le disque. Musicalement, on ne peut pas dire que c'est d'une complication à s'arracher les cheveux. Kurt disait lui-même que le riff principal était aussi simple et cliché que "Louie-Louie" des Kingsmens. Le titre de la chanson est inspiré par une phrase qu'une amie de Kurt, Kathleen Hanna, aurait écrite sur un mur : "Kurt smells like teen spirit". ("Kurt sens le teen spirit") ("Teen Spirit" était un déodorant bon marché) Alors qu'ils discutaient de punk-rock et d'anarchisme, Kurt interpréta cette phrase comme quelque chose de révolutionaire.


Sortit le 10 septembre 1991 en single, le succès fût aussi fulgurant que colossal. Des milliers de copies se vendent à la semaine, Mtv passe le clip en boucle et finalement, le célèbre album "Dangerous" de Michael Jackson est détrôné au Billboard Charts ! Si "Smells Like Teen Spirits" fît le bonheur des uns, il fît aussi le malheur des autres. Car qu'on le veuille ou non, c'est avec ce disque que Nirvana mettra au chomage un tas de groupes à paillettes/permanante/flashy/moules-bites des eighties. Je pense notamment à Poison, Cinderella, Motley Crüe et d'une certaine manière, les Guns'n'Roses. (que Kurt haïssait particulièrement) Toute une mouvance tourna le dos à cette période plastique que fût les années 80 pour revenir à un rock plus simple, plus gras, plus rageur. C'est le même syndrome que celui qui est arrivé avec les Sex-Pistols et les punks dans les années 70 : toute une génération dit "merde" à une autre. J'avais 13 ans lors de cette mini-révolution musicale et je me souviens encore de l'impact qu'avais eu la vague Nirvana : les chemises à carreaux style "bucheron" firent leur apparition en dehors du pantalon, les cheveux repoussaient, la pluparts des garçons apprenaient la guitare en jouant du Nirvana, on écoutait également du Pearl Jam, du Soundgarden, du Alice In chains et j'en passe.


La vidéo à présent, car elle aussi, elle est devenue culte. Dirigée par Samuel Bayer (qui bossera plus tard avec Green Day, Metallica et les Smashing Pumpkins) le clip représente le groupe jouant dans une sorte de concert-scolaire avant de tourner leur prestation à l'anarchie complète. (destruction des instruments, mouvements de foule, hurlements...) Le magazine Rolling Stones qualifia cette vidéo comme étant "le meilleur concert de rock qu'on puisse imaginer". Il est amusant de savoir que cette scène de chaos à la fin du clip n'était pas vraiment prévue. La véritable fin devait se terminer sobrement avec le groupe achevant sa chanson devant leur public assis à applaudir. Mais les figurants étaient tellements fatigués et lassés d'être restés assis toute l'après-midi lors des nombreuses prises, que Kurt les invita à pogoter un bon coup. La mauvaise humeur des figurants pris le dessus et le groupe (qui en avait surement marre aussi) s'y donna de bon coeur avec eux en pulvérisant tout le plateau. Après une discussion avec Samuel, le groupe convinquit le réalisateur de garder cette scène finale. Lors de ses concerts, Nirvana s'amusait souvent à modifier le tempo et les paroles originale de la chanson. La version la plus flagrante (et la plus délirante) fût atteinte lorsque le groupe joua pour l'émission anglaise Top Of The Pops en 1991. Ce jour-là, Nirvana devait jouer en playback et Kurt chanter par dessus la bande-son. Bien évidemment, ce genre d'exercice emmerdait royalement la formation américaine. Kris et Dave se sont donc mis à faire n'importe quoi, sautant, gigotant comme des pantins désarticulés pendant que Kurt chantait incroyablement lentement. On avait l'impression d'écouter cela sur un walkman dont les piles rendent l'âme. Il s'amusa également à modifier quasi toutes les paroles. Exemple : au lieu de chanter "Load up on guns, brings your friends" ("Charge ton flingue, amène tes potes"), il chanta "Load up on drugs, kill your friends" ("Bourre-toi de drogues, tue tes amis"). Personnellement, j'ai trouvé cela tordant de rire. Enfin, pour finir cette longue chronique, je n'oublie pas de citer une personne qui a merveilleusement bien reprit ce morceau : la rouquine Tori Amos. La belle dame a effet rejoué "Smells Like Teen Spirit" en acoustique sur un piano pour la sortie de son single "Crucify" en 1992. A noter aussi que ce boquet figure en version cabaret dans la comédie musicale "Moulin Rouge", sortit en 2001 avec Nicole Kidman et Ewan McGregor.




Regardez Smells Like Teen Spirit ici (a la BBC singé par Nirvana eux meme)




Pour la petite info, la génération X reprends toutes les personnes nées entre 1961 et 1981.

mardi 2 octobre 2007

Frank Sinatra - New York New York (1979)

Contrairement à ce que beaucoups de personnes pensent, Frank Sinatra n'a jamais écrit "New York, New York", il l'a simplement popularisé. Ecrite par John Kander et Fred Ebb, on l'a retrouve pour la première fois sur la bande orignale de la comédie musicale du même nom, réalisé par Martin Scorsese en 1977. Liza Minnelli qui chante cette chanson, partage l'affiche avec Robert De Niro, qui revient d'un film à succès, toujours avec Scorsese : "Taxi Driver". Cette chanson était pourtant relativement méconnue jusqu'a ce que Frank Sinatra l'interprete dans l'un de ses concerts, un soir d'octobre 1978. Appréciant ce morceau, Frank la ré-enregistra à sa sauce en 1979 pour son futur album "Trilogy" qui sortait l'année suivante. Il modifia également les paroles, ce qui ne plut guère aux compositeurs originaux. Sans le savoir, Frank signait là l'un de ses derniers grands classiques. En effet, dès sa sortie, le public collera directement l'étiquette Sinatra à ce boquet qui lui allait comme un gand, oubliant dans la foulée la version de Minnelli. Vous vous en doutez bien, "New York, New York" est LA chanson de la cité qui ne dort jamais. On la retrouve partout : elle est jouée sur Time Square tous les 1er janvier, elle jouée dans le stadium des Yankees, l'équipe de base-ball, au Madison Square garden et même dans l'aéroport. Anecdote amusante : La direction des Yankees avait pour habitude de passer la version de Sinatra lorsque l'équipe new-yorkaise gagnait et celle de Minnelli lorsqu'elle perdait. Cela n'a évidemment pas plus à la dame qui a aussitôt réclamé que sa version soit également jouée en cas de victoire ou pas du tout. Les Yankees choisiront la deuxième option et depuis, seule celle de Sinatra est diffusée, qu'elle que soit l'issue du match. Le 7 février 1985, elle devient l'hymne officiel de New-York. En 1986, le groupe Queen, dont Freddie Mercury était fan de Liza Minnelli, a également repris "New-York New-York" pour la b.o. du film Highlander. Visez un peu les noms repris dans cette chronique : De Niro, Sinatra, Scorsese, Minnelli et sans oublier votre serviteur :-) Sont partout ces italiens ! Tiens, n'y a-t-il pas aussi un célèbre quartier italien à New-York nommé "Little Italy" ? Et puis qui a vraiment découvert tout ca ? Amerigo Vespucci ! Ils sont partout j'vous dis... ;-)

Regardez New-York New-York ici

lundi 1 octobre 2007

Aaron - U-Turn (lili) (2007)


AaRON est un projet de deux musiciens français, Simon Buret et Olivier Coursier. Leur duo est assez jeune, puisque la création d'Aaron remonte à 2004. (L'un est guitariste du groupe Mass Hystéria et l'autre comédien) Je ne vais pas tourner autour du pot longtemps, cette chanson est l'une des plus belles surprises de cette année. D'une simplicité insolente (elle tourne sur 3 accords à tout casser), "U-Turn (lili)" est mélodiquement parlant, parfaite. Un piano clair, une voix légèrement brisée, une batterie aux pinceaux et quelques petites nappes de clavier nous donne un morceau qu'on se repasserait bien encore et encore. Je dirais que c'est une sorte de mélange Coldplay-Archive à la sauce française. L'origine du nom "Aaron" vient de la bible. Aaron était le frère de Moïse. (vous savez, le monsieur barbu avec ses commandements et la mer qui s'ouvre en deux…) "U-Turn (lili)" doit son succès à deux facteurs : tout d'abord, il fût repris comme thème principal pour le film de Philippe Lioret "Je vais bien, ne t'en fais pas" avec Melanie Laurent et Kad Merad. (vous savez, le Kad de Kad & Olivier ? Ben c'est lui. Il a d'ailleurs reçu le césar du meilleur second rôle pour sa prestation) Le film raconte l'histoire d'une fille qui part à la recherche de son frère qui a quitté la foyer famillial, suite à une dispute des parents. Le réalisateur a -parait-il- tellement apprécié le boquet qu'il a même décidé de renommer son héroine "Lili". La seconde cause de ce succès, c'est internet et ses pages Myspace et Youtube qui reçurent plus de 100.000 visites des internautes en 50 jours ! Début de cette année donc, le duo sort son premier album "Artificial Animals Riding On Neverland", déjà double disque d'or. Une très belle découverte pour ceux qui ne connaissent pas.

ps : Hey Bina et Cath ! Merci pour cette merveilleuse découverte. Cette chanson est pour vous ;-)